Un séminaire inter-institutionnel a clôturé ses travaux vendredi à Kinshasa, appelant les dirigeants congolais à organiser des élections « dans les délais constitutionnels » et proposant un calendrier « des tâches à accomplir » d’ici fin mai 2005, a constaté un journaliste de l’AFP.
A l’issue de trois jours de débats, les participants ont invité les dirigeants de la transition « à renouveler ensemble et publiquement leur engagement à faire des élections une préoccupation prioritaire de l’Etat pour l’exercice 2005 et à les organiser dans les délais constitutionnels », dans une déclaration finale lue par le rapporteur du Sénat, Lambert Mende Omalanga.
L’accord de transition prévoit la tenue d’élections générales d’ici le 30 juin, avec possibilité d’un report de six mois, renouvelable une fois, de ces scrutins.
Pour accélérer le processus de transition, le séminaire a proposé un calendrier « des tâches à accomplir », allant de la convocation d’une session extraordinaire du Parlement à la mi-février jusqu’à la distribution des cartes d’électeurs fin mai 2005.
Selon ce calendrier, l’élaboration de l’avant-projet de Constitution devra être accomplie à la fin du mois et adopté par l’Assemblée nationale au 30 mars.
Le séminaire préconise le recrutement et la formation de « 40.000 agents chargés de l’enregistrement des électeurs et de l’établissement des listes électorales » en mars 2005.
Enfin, il plaide pour une intégration de tous les soldats congolais, issus de composantes ex-belligérantes, au sein d’une armée nationale unifiée d’ici octobre 2005.
Le séminaire s’est également prononcé pour la tenue de réunions mensuelles d’un « comité inter-institutionnel » (mis en place en avril 2004) chargé de la coordination des institutions directement impliquées dans l’organisation des élections.
Il aura notamment pour objectif d' »alerter l’espace présidentiel (président et quatre vice-présidents de RDC) de tout retard ou blocage constaté dans l’évolution du processus ».
Les participants – présidence, gouvernement, parlement, commission électorale indépendante (CEI), partis politiques, confessions religieuses et comité international d’accompagnement de la transition (Ciat) – ont de leur côté « solennellement réaffirmé leur (…) détermination à mener le processus électoral à bon terme ».
Un des participants à ce séminaire, Modeste Bahati Lukwebo, représentant de la société civile, a cependant estimé qu’il était « techniquement impossible de tenir des élections en juin ».
