COMMUNIQUE de l’UDPS : Rencontre Guehenno- Tshisekedi : Répression sanglante de la Police 711

L’UDPS tient à dénoncer et à condamner les incidents extrêmement graves qui ont eu lieu ce mardi 14 mars de 2006 au Grand Hotel de Kinshasa et qui ont mis en danger l’intégrité physique de son Président National. La récurrence de tels incidents et des brutalités policières ,mettent en exergue l’insécurité permanente qui règne et cachent sans doute un agenda du chaos par les tenants du pouvoir, en cette période préparatoire des élections qui se veulent libres, transparentes, équitables et démocratiques.

Voici le schéma des événements.

Ce mardi 14 mars 2006 a démarré sur le chapeau de roue avec une descente de la foule de combattants qui ont informé Monsieur Tshisekedi qu’ils étaient prêts à l’accompagner au bureau d’enregistrement des candidatures de la CEI, afin qu’il dépose sa candidature à la magistrature suprême de la RDC. Dans une allocution brève, le président nationale de l’UDPS a confirmer son ambition de mener le peuple congolais à la victoire finale lors de ces premières élections démocratique fruit de la longue lutte de son parti et de tout le peuple congolais.

Mais il a aussi affirmé que cette volonté ne doit pas nous empêcher de réclamer les petits réaménagements demandés à la CEI et à la communauté internationale concernant ce qui se trouve dans le mémorandum, rappelant que les 60.000.000 de congolais que compte notre République ne se sont pas tous enrôlés. Il faudrait être élu Président, non pas seulement par les 25.0000.000 d’enrôlés, mais par tous les 60.000.000 de congolais qui y ont tous droit. Il a donc informé les nombreux militants présents devant chez lui qu’une rencontre était programmée cette même après-midi avec Mr Guehenno, secrétaire général adjoint de l’ONU afin d’obtenir une réponse définitive sur le mémorandum de l’UDPS.

Apaisée, la foule décidera d’accompagner son président à cette rencontre afin de montrer sa détermination de s’opposer à toute exclusion de son candidat déjà plébiscité depuis le 30 juin 2005.

La rencontre avec Jean Marie Guehenno

A 18 :00 le long cortège s’est ébranlé en direction du grand hôtel de la Gombe, serpentant à travers les rues de Kinshasa. Le Secrétaire Général Adjoint avait reçu le PN de l’UDPS en compagnie de l’ambassadeur Lacy Swing de la Monuc pendant 45 minutes.Tout se passera sans heurts La foule qui attendait dehors son leader scandait « sans Tshisekedi, pas d’élections » Cette ardeur et ces chants des combattants n’était pas du goût de la police qui encerclait le GHK. Les entretiens entre les deux hommes n’ont pas été concluants. Tshisekedi exigeant que les révendications du mémo de l’UDPS soient satisfaites, M guéhenno s’en remettant à la position de la CEI. La rencontre terminée, alors que le Président Tshisekedi s’apprêtait à sortir de l’Hôtel, la police a chargé et commencé à disperser la foule en lançant des gaz lacrymogènes. Elle a poursuivi les combattants qui couraient dans tous les sens. Le Président a pu rejoindre son véhicule grâce à des combattants qui se sont portés boucliers pour sa sécurité.

Des gourdins, des chaînes métalliques, des gaz lacrymogènes, bref tous les équipements que la magnanimité de la communauté internationale a mis à la disposition des services de l’ordre au Congo ont été mis en œuvre ce soir pour réprimer l’expression de la volonté populaire. Cette police, instrument du pouvoir, n’est pas là pour protéger, mais pour brimer. Dans leur rage, les policiers ont saccagé et brisé des vitres du Grand Hotel de Kinshasa. La Communauté internationale, à travers le SGA de l’ONU et son représentant au Congo ont assisté à ce spectacle de déni de droit et de violence policière gratuite !

On dénombre au moins un mort, nouveau martyr dans la quête de la démocratie et de l’Etat de droit au Congo, ainsi et que de nombreux blessés graves parmi les militants de l’UDPS qui ont été emmenés dans un des hôpitaux de Kinshasa. Plusieurs membres,victimes de cette barbarie ont été emmenés par la police.

A l’instar de la répression du 10 mars dernier, le Pouvoir actuel démontre chaque jour qui passe que les méthodes dictatoriales dont il a hérité s’ancrent davantage. La constitution « ultra démocratique » récemment promulguée n’est que chiffon à ses yeux et ne compte pas pour un sou. Une question s’impose, dans quelles conditions se déroulera la campagne électorale pour des élections au Congo libre, équitables et transparentes? Si aujourd’hui, pour des entretiens où ils devrait garder une certaine neutralit é, le pouvoir brime aussi brutalement, qu’en sera-t-il dans les conditions des confrontations électorales prochaines ?

Le peuple congolais ne doit pas reculer, il est à présent mûr. Il s’est levé pour aller sur le champ de bataille livrer son dernier combat, celui de la victoire finale.

Bruxelles, le 15 mars 2006

François Tshipamba Mpuila
Représentant de l’UDPS au Belux

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