Dans la commune de N’Djili, des bandes organisées débarrassent les murs des affiches de certains candidats, sous prétexte qu’ils n’auraient pas versé les frais y afférents. Il nous revient que les acteurs de ces actes sont des jeunes gens incontrôlés, dont l’âge est estimé entre 17 et 23 ans. Les quartiers I, IV, VII, XI et XII sont pour l’heure, pointés du doigt comme des secteurs où cette situation déplorable prend de l’ampleur. » Ils se rangent en fil indienne et prennent le contrôle d’une rue par les deux bouts. Et l’arrachage commence de part et d’autre, à mesure que chaque groupe se rapproche de l’autre et ainsi de suite, jusqu’à la prochaine étape. Pour l’heure, seuls peuvent arrêter cette vague les groupes qui travaillent pour les bureaux de campagne des différents candidats. Ceux-ci ont pour tâche de placer les affiches ou les banderoles. Les habitants des quartiers concernés vivent cette situation comme un spectacle même si, il est vrai, rien n’est légal dans les frais exigés. Bien qu’ils soient des occupants de ces parcelles, ils ne prennent pas la responsabilité de prévenir le poste de Police le plus proche « , a témoigné hier jeudi, un habitant du quartier I. Cette situation qui relève de l’intolérance, traduit un mépris notoire de la loi. Cela est d’autant plus inquiétant que les Congolais qui aspirent à un Etat de droit, brillent encore par une attitude d’indifférence qui constitue une dérive par rapport à la démocratie. Cette vague de « désaffichage », loin d’être une exclusivité de N’Djili, a été également signalée dans d’autres entités administratives. Des sources indiquent que dans le même ordre d’idées, des inciviques n’ont pas manqué d’entrer en danse dans la ville portuaire de Matadi. Voilà pourquoi des voix s’élèvent, pour appeler les populations à faire utilement preuve de collaboration avec les forces de l’ordre, dans le but d’empêcher des inciviques de radicaliser leur besogne.
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