La rencontre de Berlin de 1885 179

Voici le contexte dans lequel s’est tenu le 26 février 1885, la conférence qui a créé l’Etat Indépendant du Congo, notre Congo actuel. Une page de l’histoire que nos historiens n’arrivent à élucider pour transmettre aux générations à venir. Si nous le publions, c’est pour susciter des réponses aux questions que nous nous sommes posées :quels sont les pays les plus concernés par cette réunion diplomatique ? Pourquoi l’Allemagne a-t-elle demandé la tenue de cette conférence ?
Lisez le texte, quels sont les buts de cette conférence ?
Au nom de quels principes les puissances européennes interviennent-elles en Afrique ?

Sa Majesté l’empereur d’Allemagne, roi de Prusse, Sa Majesté l’empereur d’Autriche, roi de Bohême, etc .. et roi apostolique de Hongrie, Sa Majesté le roi des Belges, Sa Majesté le roi de Danemark, Sa Majesté le roi d’Espagne, le président des Etats-Unis d’Amérique, le président de la République française, Sa Majesté la reine du Royaume-Uni de la grande-Bretagne et d’Irlande, impératrice des Indes, Sa Majesté le roi d’Italie, Sa Majesté le roi des Pays-Bas , grand-duc de Luxembourg, etc .., Sa Majesté le roi du Portugal et des Algaves etc.. etc.. ,Sa Majesté l’empereur de toutes les Russies, Sa Majesté le roi de Suède et de Norvège etc.. , etc.. , et sa Majesté l’empereur des Ottomans,

Voulant régler, dans un esprit de bonne entente mutuelle, les conditions les plus favorables au développement du commerce et de la civilisation dans certaines régions d’Afrique, et assurer à tous les peuples les avantages de la libre navigation sur les deux principaux fleuves africains qui se déversent dans l’océan Atlantique; désireux d’autre part, de prévenir les malentendus et les contestations que pourraient soulever à l’avenir les prises de possession nouvelles sur les côtes de l’Afrique, et préoccupés, en même temps, des moyens d’accroître le bien-être moral et matériel des populations indigènes, ont résolu, sur invitation qui leur a été adressée par le gouvernement impérial d’Allemagne, d’accord avec le gouvernement de la République française, de réunir à cette fin une Conférence à Berlin, (…)

Déclaration relative à la liberté de commerce dans le bassin du Congo, ses embouchures et pays circonvoisins,
Le commerce de toutes les nations jouira d’une complète liberté

[Des dispositions similaires sont prises pour la circulation sur le fleuve Niger]

Dispositions relatives à la protection des indigènes, des missionnaires et des voyageurs, ainsi qu’à la liberté religieuse.
Toutes les puissances exerçant des droits de souveraineté ou une influence dans les dits territoires s’engagent à veiller à la conservation des populations indigènes et à l’amélioration de leurs conditions morales et matérielles d’existence et à concourir à la suppression de l’esclavage et surtout de la traite des noirs; elles protégeront et favoriseront sans distinction de nationalités ni de cultes, toutes les institutions et entreprises religieuses, scientifiques ou charitables créées et organisées à ces fins ou tentant à instruire les indigènes et à leur faire comprendre et apprécier les avantages de la civilisation.

Les missionnaires chrétiens, les savants , les explorateurs, leurs escortes, avoir et collections seront également l’objet d’une protection spéciale.

La liberté de conscience et la tolérance religieuse sont expressément garanties aux indigènes comme aux nationaux et aux étrangers.

Déclaration concernant la traite des esclaves

Conformément aux principes du droit des gens, tels qu’ils sont reconnus par les puissances signataires, la traite des esclaves étant interdite et les opérations qui, sur terre ou sur mer, fournissent des esclaves à la traite devant être également considérée comme interdite, les puissances qui exercent ou exerceront des droits de souveraineté ou une influence dans les territoires formant le bassin conventionnel du Congo déclarent que ces territoires ne pourront servir ni de marché ni de voie de transit pour la traite des esclaves de quelque race que ce soit. Chacune de ces puissances s’engage à employer tous les moyens en son pouvoir pour mettre fin à ce commerce et pour punir ceux qui s’en occupent.

Déclaration relative aux conditions essentielles à remplir pour que des occupations nouvelles sur les côtes du continent africain soient considérées comme effectives.

34- La puissance qui dorénavant prendra possession d’un territoire sur les côtes du continent africain situé en dehors de ses possessions actuelles, ou qui, n’en ayant pas eu jusque-là, viendrait à en acquérir, et de même la puissance qui en assumera un protectorat, accompagnera l’acte respectif d’une notification adressée aux autres puissances signataires du présent acte, afin de les mettre à même de faire valoir, s’il y a lieu, leurs réclamations.

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