Les écoles sommées de rembourser les frais perçus indûment
Les enseignants et le personnel de l’éducation de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) posent des préalables avant de reprendre le travail le lundi 4 septembre 2006, date officielle de la rentrée scolaire 2006-2007, qui a été confirmée par le ministre de l’EPSP, Paul Musafiri.
Ils ont décidé de ne pas reprendre le travail jusqu’à nouvel ordre tant qu’une solution n’était pas trouvée à ces préalables avant le samedi 2 septembre 2006.
A la majorité, ils ont pris cette décision hier mardi 29 août 2006 au cours d’une assemblée générale convoquée par le Syndicat des enseignants du Congo (Syeco) et le Syndicat national des écoles catholiques (Synecat). Cette rencontre s’est tenue dans la salle de conférences de la paroisse saint Pie X situé dans la commune de Ngiri-Ngiri.
A noter que ces préalables tournent autour d’un certain nombre de revendications socio-professionnelles contenues dans un cahier de charges qui a été soumis à l’Etat-employeur par les deux syndicats, lors de différents contacts dont le dernier remonte à vendredi 25 août 2006.
Ces revendications ont, du reste, constitué l’un des points qui figuraient à l’ordre du jour de l’assemblée générale d’hier. A cette occasion, les représentants du Syeco et du Synecat ont restitué, à l’intention des participants, les informations obtenues de différents contacts pris.
L’occasion a été donnée d’évaluer l’année scolaire 2005-2006.
A l’issue de l’évaluation, les enseignants ont constaté ce qui suit : 1.- le budget 2006 de l’Etat congolais n’a pas résolu le problème de la modicité des salaires des enseignants au regard du contrat social de l’innovation communément appelé « barême de Mbudi », 2.- la retenue des frais de transport de fonds par établissements ou services, par certains comptables d’Etat occasionne d’importants manquants sur les enveloppes salariales malgré les dénonciations, 3.- le paiement sur listes manuelles des enseignants des provinces au mépris des taux des listings officiels, 4.- le non respect par le gouvernement de l’échéance de la date du 20 de chaque mois pour la paie des salaires des enseignants et du personnel de l’éducation, tel est le cas pour le mois d’août 2006, 5.- la non sécurisation de la carrière enseignante au vu de nombreux abus dans certains réseaux d’enseignement et l’inexistence des notifications pour plusieurs enseignants titularisés, 6.- le flou persistant autour du nombre d’enseignants mécanisés par rapport au budget 2006 et la disproportion caractérisée du nombre d’écoles par provinces et 7.- l’usure dans la nomination de nouveaux inspecteurs promus.
Autre point examiné lors de cette rencontre : la perception par certains chefs d’établissement scolaires des frais autres que ceux requis. A ce sujet, les participants ont enjoint ces derniers de les restituer sans délai aux parents qui les auraient payés, faute de quoi ils seront dénoncés publiquement.
A noter que les frais prohibés concernent notamment les frais de motivation des enseignants par les parents d’élèves dont la suppression avait été décidée depuis l’année scolaire dernière par le gouvernement, les frais de transport, les frais de fournitures scolaires, etc.
