La liberté ne se donne pas, l’indépendance ne se donne pas ; elles s’arrachent ! Ce 24 Avril 1990, le peuple congolais a arraché, les larmes le prouvent, la liberté d’expression, le multipartisme, la démocratie des mains de MOBUTU. Cette victoire du peuple sur la dictature n’est pas reconnu à sa bonne valeur car peu de gens ont compris la dimension de ce qui s’est passé.
Nous nous battons au nom de la liberté. Nous nous battons parce que nous en avons le droit. Nous nous battons pour le respect de nos droits. Nous nous battons pour avoir le droit de sanctionner dans les urnes les dirigeants du pays.
Paradoxalement depuis l’instauration de la démocratie les congolais n’ont jamais voté. D’aucun pensent que ce fait explique l’affirmation qu’il n’y a pas encore de démocratie au Congo. Moi je pense au contraire que cela confirme que la démocratie existe. Mobutu organisait ses élections régulièrement. Sous Mobutu, en dictature, nous avons voté au moins 3 fois si pas plus. Pour les bourgmestres, les parlementaires (conseil législatif)…
Un président Africain a affirmé que : « On organise pas les élections pour les perdre ». Si depuis 15 ans nous n’avons pas eu d’élections c’est parce que les dirigeants de la transition avaient peur des résultats imprévisibles de ces élections.
Plutôt que d’attendre l’avènement de la démocratie pour agir en démocrate, pour revendiquer nos droits, pour exercer notre pouvoir de souverain primaire, nous devons dès aujourd’hui cesser d’attendre ce que nous avons déjà. La démocratie a 15 ans, elle est donc suffisamment développée pour que nous la prenions en considération et qu’enfin nous jouions notre rôle de souverain primaire.
Le 30 Juin 2005, les démocrates congolais useront de leur prérogative de souverain primaire pour détrôner les apprentis dictateurs et s’offrir une fois pour toute les premières élections démocratique, organisées par des dirigeants qui devront se soumettre au verdict des urnes.
