Un peu de civisme… 31

Le vrai sens d’un mot n’est connu après une quête objectif de sa signification. Si l’on se fie à certaines personnes, nous n’avons comme vérité que ce qu’ils nous obligent à digérer.

Parlons des quatre notions qui se retrouvent aujourd’hui dans tous les discours socio-politique du Congolais (politique, musicien, enseignant, parlementaire débout et assis et même couché…): Nation, nationalité, nationalisme et enfin patriotisme. Nous reservons pour une prochaine analyse : Dialogue, unanimisme, démocratie…

Selon le dictionnaire usuel, maître dans la référence linguistique, la nation est une « grande communauté humaine, le plus souvent installée sur un même territoire et qui possède une unité historique, linguistique, culturelle, économique plus ou moins forte. »

La nationalité est de ce fait « l’appartenance juridique d’une personne à la population d’un Etat. »

Le nationalisme, quant à lui, est une « doctrine qui affirme la prééminence de l’intérêt de la nation par rapport aux intérêts des groupes, des classes des individus qui la constituent.

Le patriotisme est enfin, « l’amour de la patrie ».

Dès la première lecture, on se rend compte que l’usage abusif de ses mots prête à confusion dans beaucoup de tête. Il est temps de les remettre dans leurs contextes, car une des grandes bases de l’éducation en dépend. Pointons notre doigt sur le nationalisme, car c’est de lui qu’il est le plus souvent question.

Sans être dit de manière explicite, le nationalisme implique une notion de séparation de fait. Car le nationaliste exclut l’autre dans sa lutte pour la sauvegarde de l’intégrité de son groupe. En plus, il prône la dictature de la nation sur l’individu, excluant les divergences intrinseques et privilegiant l’unanimisme. L’individu est forcé de penser comme tout le monde, sous entendu comme le chef, pour le pseudo-intérêt général. Le nationalisme a entraîné d’autres facteurs très présents dans notre société congolaise : l’ethnicisme et le tribalisme.

Sur le banc de l’école, en buvant la salive de son maître, l’élève a fini par confondre son noble patriotisme au vil nationalisme opportuniste que l’on n’a cessé de lui servir comme matière à l’école depuis l’indépendance. Pour preuve, depuis 1960, nos nationalistes de services n’ont eu de cesse que de nous servir en pature les étrangers et pseudo-étranger comme exutoire chaque fois que nous, peuple frustrés, avions manifesté des velléités de revolte face à l’injustice et à l’accablement de notre situation socio-économique.

Une des choses que doit apprendre l’école, c’est plutot la lecture géohistorique du mot nationalité; contrairement à la fausse interprétation politique qu’on inculque aux enfants. Nous voulons dire par là que les habitants du Congo sont majoritairement congolais de souche. Donc en instaurant la démocratie réelle, on réduit ou on annule le risque brandi, par la propagande nationaliste, d’une emprise de l’Etat par l’étranger. Une simple question de logique mathématique; si un étranger arrive à accéder au pouvoir au Congo, ce serait par la volonté des congolais. Il n’y a pas d’autres moyens en démocratie.

L’éducation aux valeurs patriotiques et démocratiques est le seul gage de la construction d’une nation forte, intègre et puissante qui sera résolument engagée sur le chemin du progrès socio-économique.

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