L’un des 32 candidats à l’élection présidentielle du 30 juillet en République démocratique du Congo (RDC), Joseph Olenghankoy, a accusé mercredi la communauté internationale de « diviser » la classe politique congolaise, dans une déclaration à l’AFP. « La communauté internationale a fait semblant de nous associer dans un processus électoral, mais c’était au fond pour nous diviser entre nous », a affirmé M. Olenghankoy.
« Ce jeu, très nocif, conduira inexorablement le pays à sa perte », a-t-il estimé, demandant à la classe politique congolaise de se mobiliser pour ne pas tomber dans le « piège » de la communauté internationale.
« Nous devons refuser d’être des sous-hommes au service des ambassadeurs qui n’aiment pas notre pays et qui n’ont aucun respect pour les Africains », a ajouté le président des Forces novatrices pour l’union et la solidarité (Fonus, opposition).
Les Congolais étaient appelés le 30 juillet à élire leur président et leurs députés lors des premiers scrutins libres et démocratiques en plus de quarante ans dans l’ex-Zaïre.
Selon des résultats partiels de la présidentielle qui portent sur 40% des inscrits et qui ont été rendus publics par la Commission électorale indépendante (CEI), le chef de l’Etat sortant Joseph Kabila est largement en tête avec 54,9% des suffrages exprimés, devant le vice-président Jean-Pierre Bemba (16,7%). M. Olenghankoy recueille moins de 2% des voix, toujours selon ces données.
Le processus électoral se déroule sous haute sécurité en RDC, qui sort de près de cinq années de guerre (1998-2003): environ 17.600 Casques bleus sont déployés dans le pays, et un millier de militaires d’une force européenne sont basés dans la capitale Kinshasa.
