Désormais, tout est clair maintenant. L’Union pour la démocratie et le progrès social préfère rester à l’écart des alliances autour du deuxième tour de la présidentielle du 29 octobre prochain. Quelques membres qui se sont hasardés à engager le parti dans ce jeu ont payé les frais de leur acte. Gaston Dyndo, Eve Bazaiba, Jean-Baptise Bomanza et consorts sont désormais exclus de la famille UDPS. Décision prise pat Etienne Tshisekedi, président national de l’UDPS.
Le président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) vient de rompre son silence en s’alignant aux dernières décisions du Comité national de son parti. On le disait trop à l’écart de la gestion quotidienne du parti. Mais, le sphinx de Limete – commune qui abrite le siège de son parti – vient, par deux documents signés de sa propre main lundi 16 octobre, de confondre tous ses détracteurs.
La première décision porte « constat d’auto-exclusion de l’Union pour la démocratie et le progrès social » de quatre membres. La décision, entérinée et rendue publique par le président Etienne Tshisekedi, est une façon pour lui de se plier à l’option levée par les instances du parti pour éviter que la confusion s’installe au sein du parti. Ainsi, se conformant à un certain nombre des dispositions des statuts et du Règlement interieur de l’UDPS, Etienne Tshisekedi a approuvé l’« auto-exclusion » de l’UDPS par le Comité national de Emmanuel Kwankenda, Gaston Dyndo, Firmin Kama et Rovert Nkumu.
Se référant aux mêmes textes ainsi qu’aux « conclusions des réunions du Secrétariat national du parti des samedis 30 septembre et 7 octobre 2006, consacrés au débat sur l’engagement pris, au nom de l’UDPS, par certains membres du secrétariat national, sans qualité, ni mandat, dans une plate-forme politique », le deuxième document signé par Etienne Tshisekedi constate pour le Secrétariat national du parti l’auto-exclusion de Jean-Baptiste Bomanza, Justin Bomboko, Marcel Mbongo, Félix Makima, Adolphe Kilembe et Eve Bazaiba. Le même document fait également mention du constat d’auto-exclusion au niveau des fédérations urbaines de l’UDPS/ville de Kinshasa. Il s’agit pour : la Funa, de Edouard Kikuvudi et Alex Ndomba ; la Lukunga, de Guylain Tshiongo ; le Mont-Amba, de Antoine Ndombe ; et la Tshangu, de Dieudonné Kadima Kanda. Pour toutes les personnes citées, les documents rendus publics par le président de l’UDPS rappelle qu’elles « ne peuvent plus se prévaloir de la qualité de membre de l’UDPS », faisant remarquer qu’« elles sont frappées de l’interdiction de représenter et d’engager l’UDPS, d’écrire ou de parler en son nom ».
LA POLEMIQUE EST ENTERREE
La position clairement affichée d’Etienne Tshisekedi enlève tout équivoque sur un dossier qui risquait de conduire à l’émiettement de ce parti, considéré, à juste titre comme la fille aînée de l’opposition congolaise. En même temps, la signature de ces documents est une marque de confiance que le président de l’UDPS continue à témoigner envers Valentin Mubake et Roger Masamba respectivement président du Comité national et secréatire général. Deux cadres de l’UDPS qui s’étaient ouvertement opposés à toute implication prématurée de l’UDPS dans le processus électoral par son soutien à l’un ou l’autre des candidats au deuxième tour de la présidentielle du 29 octiobre 2006.
Cependant, ces documents laissent un flou autour du sort réservé aux deux membres du collège des fondateurs qui s’étaient montrés favorablement à une implication quoique tardive de l’UDPS, allant jusqu’à afficher leur penchant en faveur du candidat Jean-Pierre Bemba. Les deux co-fondateurs se seraient-ils ravisés en dernière minute ? Ou tout simplement, Tshisekedi les aurait-il accueillis comme de simples prodigues ? Pas possible de répondre à ces interrogations, les jours à venir promettant de livrer la réponse précise.
De la même manière aussi, les décisions prises par le président de l’UDPS, décisions qui ne s’écartent nullement des positions d’un côté du Comité national du parti et de son secrétariat national, met fin à tout accord de soutien de l’UDPS à l’un de deux candidats au deuxième tour de la présidentielle. Il est clair maintenant que Tshisekedi ne sera pas partie prenante dans le deuxième tour de la présidentielle du 29 octobre 2006.
