Le chef de délégation de la Commission de l’Ue, Carlo De Filippi, l’a dit sans ambages hier à l’occasion de la journée de l’Europe : « Le temps des atermoiements et des stratégies dilatoires est révolu. Il est plus que temps que les responsables de la transition, avec l’aide du Ciat, assument le mandat que l’Accord global et inclusif leur fixe… »
L’Union européenne, le partenaire et le soutien le plus important de la République démocratique du Congo pour sa transition, vient de remettre les pendules à l’heure. Déjà les commissaires européens à la Coopération et à l’aide humanitaire ainsi qu’aux affaires extérieures en avaient déjà donné le ton lors de leur séjour à Kinshasa.
En ce qui le concerne, le chef de délégation de la Commission de l’Ue l’a dit sans ambages hier à l’occasion de la journée de l’Europe. En effet, l’ambassadeur Carlo De Filippi a déclaré : « Le temps des atermoiements et des stratégies dilatoires est révolu. Il est plus que temps que les responsables de la transition, avec l’aide du Ciat, assument le mandat que l’Accord global et inclusif leur fixe… »
A titre de rappel, a poursuivi l’ambassadeur, c’est « édifier un Etat de droit durable fondé sur la séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire, le contrôle des gouvernants par les gouvernés ». C’est avec ces mots dans la bouche que ce diplomate a terminé son message hier devant diverses personnalités, notamment les ambassadeurs des pays membres de l’Union. C’est pour la première fois que pareille manifestation (avec tous les membres de l’Ue) soit organisée depuis que Carlo De Filippi est chef de la délégation en Rd-Congo.
Le diplomate européen a insisté « sur le respect de l’échéance de cet accord (Ndlr Accord global et inclusif) qui ne peut être prolongé au-delà du 30 juin 2006 ». Le chef de la délégation a tenu à attirer l’attention de tout le monde sans exception.
A cet effet, il a déclaré : « Le respect de l’Accord global et inclusif s’impose d’abord s’agissant du désarmement des groupes armés et de la formation d’une armée nationale « intégrée ». Toute abstention dans ce domaine mettrait en péril et le processus électoral en cours et, surtout, ses résultats. »
On peut également comprendre cette mise en garde en prenant en compte ces propos : « Qu’il s’agisse bien sûr des engagements pris à l’occasion des quelques interventions dans le cadre de notre coopération qui ont été énumérés mais également et plus généralement de ceux qui ont été pris dans le cadre de l’Accord global et inclusif dont je demande ici le respect intégral par tous les signataires. » Ce message est clair comme le nez au milieu du village.
A propos des efforts de la communauté internationale en faveur de la Rd-Congo, l’ambassadeur informe l’opinion que la Commission européenne, sur ses recommandations, « a décidé de donner un nouvel élan à la coopération qu’elle mène avec la République démocratique du Congo en allouant un montant supplémentaire de 270 millions d’euros ».
Cela prouve, si besoin en était encore que les choses sont sur les rails. Ce n’est pas le moment que l’on doit choisir pour tout remettre en cause avec des prises de positions eschatologiques.
