Au moment où le dépôt des candidatures à la présidentielle et à la députation nationale se poursuit, les acteurs de la société civile et des partis politiques continuent à réfléchir sur l’applicabilité de la loi électorale. C’est ce qui explique la tenue de la table ronde qui les a réunit, le vendredi 24 mars 2006, au bureau de National democratic Institute avec pour objectif, la participation massive de la population aux élections.
La tenue de cette rencontre qui survient deux semaines après la promulgation de la loi électorale, a permis aux participants de faire le point sur les dispositions de la loi électorale qui sont applicables et celles qui ne le sont pas. En organisant cette rencontre, l’occasion a été offerte aux participants de réfléchir sur cet instrument juridique afin de leur permettre de formuler de recommandations par rapports aux problèmes qu’ils ont relevés dans ladite loi.
Selon le président du groupe d’action des citoyens pour la surveillance de la transition (Gat), Florimont Muteba Tshitenge, qui a exposé sur les défis de la mise en œuvre de la loi électorale, les dispositions de la loi électorale qui posent problème concernent, entre autres, l’organisation de la campagne, le contentieux et la caution.
Pendant les travaux en commissions, les acteurs politiques et ceux de la société politique ont essayé de réfléchir sur les meilleures recommandations, c’est-à-dire les plus réalistes étant donné qu’il est difficile de revoir toute la loi électorale. De ces recommandations, on retiendra les plus importantes formulées par rapport à la caution et aux procédures administratives. Etant un point sensible et essentiel, ils ont souhaité que la caution exigée soit réduite. Concrètement, elle devait être ramenée à un montant symbolique, soit 5000 dollars. Aussi, ont-ils ajouté, que cette caution devrait servir comme contribution à la sécurité des candidats et, en même temps, être affectée à la commission électorale indépendante (Cei) afin de pouvoir financer en partie l’éducation civique et électorale. Ils jugent cette recommandation très importante parce que la caution fait partie des problèmes qui gênent le processus électoral.
Par rapport aux formalités administratives, une série de recommandations ont été formulées, notamment pour les futurs candidats. Ils ont suggéré qu’une solution soit adoptée. Le problème est celui de la lettre d’investiture des candidats qu’exige la loi. Le fait que les présidents nationaux des partis sont dans la capitale du pays et les candidats qui sont à l’intérieur pose problème pour pouvoir investir les candidats.
Les recommandations ainsi formulées seront soumises aux décideurs en vue d’une prise en compte par ces derniers. Il sied de rappeler que cette table ronde a été organisée par le National democrayic Institute en collaboration avec l’Usaid et le Gat.
