Silence, on tue… 344

La psychose du «30 juin» fait chaque jour des victimes. Et des ravages. Les faits se sont avérés ce jeudi. Quand la situation sera redevenue normale, par la volonté des politiciens, chacun de nous fera son bilan des pertes et des profits enregistrés pendant cette période d’incertitude. Ainsi, «le 30 juin 2005» deviendra une date repère dans l’histoire mouvementée de la Rdc. Parmi les victimes les plus en vue figurent toujours des innocents. Phénomène nouveau. Phénomène troublant en Afrique. Non. Il faut arrêter. Il faut condamner.

Pourquoi ce silence depuis plus de quarante-huit heures alors qu’ il ya eu mort d’hommes? Où sont les défenseurs internationaux des droits et de vie d’hommes ? Pourquoi doit-on oublier ces morts congolais? Les guerres d’agression en ont déjà fait plus de trois millions. Silence. Comme si c’était un fait divers.

Les nuits de Kinshasa sont redevenues trop calmes, trop plates au point d’inquiéter les nostalgiques de Kin by night. Le calme des cimetières. D’autant plus que chaque matin, au réveil, les premières nouvelles qui circulent soit de bouche à oreille, soit par l’entremise de certaines stations de radio privées, sont dramatiques. Il y a trop de meurtres dans la ville. Trop d’assassinats aussi. Hommes, femmes, jeunes, vieux, ouvriers, cadres, maraîchères ou simples vigiles, tout le monde est exposé, tout le monde sert de cible aux tueurs en «uniforme». Il est temps que ce cycle de violence soit mis fin. Qui va faire sécher toutes ces larmes des Congolais? Jeudi 30 juin, il en a coulé des torrents de larmes. Des familles ont été éprouvées, éplorées, parce qu’ il y a eu des morts. Des morts de trop. La liste continue à s’allonger.

Mais aucune voix ne s’est élevée pour demander une enquête sur la mort de ces innocents, les morts de la libeté et de la démocratie. Aucun parti politique n’en a fait allusion. On se contente à établir le comptage macabre. Néanmoins, un son qui nous vient d’Outre-mer insinue qu’ une demande d’enquête internationale sera bientôt ouverte. Pour connaitre les vrais coupables. Les vrais assassins. Entre-temps, silence : on tue…

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