Les langues se délient après le voyage papal du mois dernier au pays du roi Pelé. Selon une dépêche de l’agence « Presse associée » (Ap), un éditorialiste brésilien en la personne M. Merval Pereira du journal « O Globo » de Rio de Janeiro a assuré mardi dernier qu’en plus de du souverain pontif, le pape Benoît XVI, le secrétaire d’Etat du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, n’avait pas non plus son passeport à l’arrivée de la délégation papale le 9 mai à Sao Paulo.
Le pape Benoît XVI était-il sans-papiers lors de sa récente visite au Brésil? C’est en tout cas l’avis d’un éditorialiste brésilien respecté, qui affirme que le souverain pontife s’est rendu dans le plus grand pays catholique du monde sans son passeport. Ni le Vatican, ni la présidence brésilienne n’ont souhaité s’exprimer.
Malgré cette irrégularité protocolaire, les deux hautes personnalités de l’église catholique romaine de Vatican ont été autorisées néanmoins à pénétrer sur le territoire brésilien, le plus grand pays catholique du monde. Pour palier à ce manquement, le gouvernement a tout de même trouvé le moyen de punir cet oubli gênant, selon Merval Pereira. Le gouvernement a mis à l’amende la compagnie italienne Alitalia pour avoir permis à deux ressortissants étrangers de voyager sans-papiers jusqu’au Brésil.
Merval Pereira, en donnant ces informations qui ont fait sourire plus d’un lecteur et qui ont fait le tour du monde par la magie de nouvelles technologies de télécommunication, n’a pas voulu griller sa source. Celle-ci est restée bien protégée. Toutefois, ces informations demeurent semblables à celles déjà rapportées par un autre éditorialiste brésilien. Du côté officiel brésilien, personne n’a voulu commenter ces nouvelles. Ni la police, ni la présidence n’ont souhaité les infirmer ou les confirmer. Du côté de Rome, le même mutisme frappe l’Eglise catholique. Ni le Vatican, ni la compagnie aérienne Alitalia n’ont souhaité apporter un éclairci là-dessus.
Selon Merval Pereira, la police fédérale brésilienne a été quelque peu prise au dépourvu quand elle s’est rendue compte que le pape et le secrétaire d’Etat du Vatican n’avaient pas leurs papiers. Les autorités ont alors décidé de mettre Alitalia à l’amende, dont le montant n’a pas été révélé.
