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Le peuple congolais s’interroge sur les vraies raisons qui ont motivé Joseph Kabila d’aller à Goma afin d’ordonner l’arrêt des préparatifs de l’offensive finale lancée par les Forces Armées Congolaises FARDC contre le général dissident Laurent Nkundabatware. Les FARDC ont bénéficié de l’aide logistique fournie par la Monuc, mais aussi d’un appui en troupes combattantes des criminels Hutus rwandais du FDLR, un vrai paradoxe ! Certains officiers supérieurs des FARDC impliqués dans cette offensive, trop zélés dans leurs tâches au goût du Raïs congolais, seront probablement mutés à l’image du vaillant Général Mbudja Mabe. Pour rappel, plusieurs territoires de l’Est de la RDC sont occupés depuis 1996 par les rebelles Hutus rwandais du FDLR, et depuis 3 ans par les troupes du général dissident Laurent Nkundabatware. Scandale! L’opinion doit garder à l’esprit le fait que tous ces deux groupes des criminels ont officiellement surveillé des bureaux de vote en faveur de Joseph Kabila lors de l’élection présidentielle 2006, selon leurs propres déclarations non démenties par le principal bénéficiaire.
Haute trahison! La souveraineté ainsi que l’intégrité territoriale de la RDC sont ainsi impunément violées, avec la bénédiction du chef de l’Etat congolais. Le gouvernement et le parlement congolais constatent cette « Haute trahison » mais ne s’en offusquent pas outre mesure. L’ambivalence et le caractère suspect des alliances nouées entre Joseph Kabila et ces groupes des criminels dans la crise qui prévaut en RDC, nous poussent à faire une petite rétrospective afin d’éclairer l’opinion sur la genèse de l’insécurité qui sévit dans l’Est de la RD Congo depuis 1996. Nous vous convions à voir et à revoir deux documents vidéo afin que chacun se face une idée sur la lourde responsabilité qui pèse sur les acteurs politico-militaires de l’AFDL ainsi que leurs parrains régionaux et internationaux.
En effet, des hommes, des femmes et des enfants ont été froidement massacrés à l’arme lourde et à l’arme blanche à partir du 20 octobre 1996 dans des camps des réfugiés à Uvira. D’autres camps des réfugiés furent « nettoyés », selon l’expression utilisée par les autorités politico-militaire de l’AFDL, en suivant le même mode opératoire. Il s’agit des camps de Mugunga, Amisi, Rutsuru, Shabunda, Kibumba, Masisi, Katala, Tingi-Tingi, Kahindo, Biaro, Kasese, … Et, enfin Kisangani. Le bilan de ce GENOCIDE s’élève à environ 200.000 morts et disparus. Nous ne pouvons passer sous silence d’autres massacres des civils congolais perpétrés à Mbandaka toujours à charge de l’AFDL. Par contre à Kitona, Kamina…Banza-Ngungu des militaires de l’armée régulière de l’ex-Zaïre ont été littéralement exterminés. Par la suite, l’Ituri connaîtra son lot de massacres perpétrés par différents groupes armés. En octobre 2002, les forces armées congolaises FARDC ont incendié des civils dans le territoire d’Ankoro au nord de la province de Katanga. Du 15 au 18 octobre 2004, des massacres des populations civiles ont été commis par les FARDC à Kilwa territoire de Pweto district du Haut-Katanga, avec l’aide logistique de la firme australienne Anvilmining. Dans ce dossier, Mr Katumba Mwanke originaire de Kilwa, actionnaire d’Anvilmining bras droit de Joseph Kabila, est sans nul doute le commanditaire de ce massacre avec bien entendu la complicité de toute la hiérarchie de l’armée nationale congolaise. Le 31 janvier 2007 à Matadi, Boma et Moanda dans la province de Bas-Congo, une épuration ethnique a été perpétrée par la police nationale congolaise appuyée par les FARDC faisant plus de 134 morts. La liste est trop longue.
Un panel d’Experts de l’ONU (la commission Kassem) avait bien démontré que ces massacres des masses ont servi et continuent à servir d’écran de fumée afin de couvrir le pillage systématique des richesses minières de la RDC par les pays voisins et des grands groupes multinationaux, grâce aux contrats léonins signés avec la complicité des certains Leaders politico-militaires congolais. Les troupes rebelles de l’AFDL dont l’un des chefs militaires n’est autre que Joseph Kabila, l’actuel Président élu de la RDC, ont commis des violations massives des droits de l’homme d’une barbarie extrême. Le caractère systématique de ces massacres doit pousser l’opinion à s’interroger sur une éventuelle planification de ce que tout le monde qualifie de GENOCIDE (voir les rapports d’enquêtes de Christopher Harland, Roberto Gareton, Emma Bonino, Aldo Adjello, ainsi que ceux des ONG’s des droits de l’homme).
La première vidéo est un document exclusif, mis en ligne pour la toute première fois par la rédaction de culturek.net. Il s’agit d’un reportage-débat qui fut diffusé en 1997 par France télévision lors de l’émission « La marche du Siècle » de Jean Marie Cavada. Ce document (pièce à conviction) prouve bien la co-responsabilité entre les Leaders politico-militaires de l’AFDL, ainsi que leurs parrains régionaux rwandais et ougandais dans les massacres de réfugiés Hutus rwandais dans l’Est de RD Congo de 1996 à 1997. Nous vous convions à suivre attentivement les témoignages de Mme Emma Bonino Commissaire européen à l’Aide humanitaire, Mme Zhora Labdi Coordinatrice médicale du HCR (Haut Commissariat pour les Réfugiés), Mme Dominique Butry Responsable de Médecin Sans Frontière MSF à Kisangani, Mr Nigel Fisher Directeur du département d’urgence de l’UNICEF, Mr Masirika Risasi Vice-président de l’AFDL pour la province du Haut –Congo (l’actuelle province Orientale), Mr Jean Hervé Bradol du MSF, Mr Sergio Vieiro de Mello du HCR, Mr Stephen Smith, Le professeur Elikia Mbokolo, Mr Gaetan Kakudji membre de l’AFDL et cousin de Laurent Désiré Kabila. Veuillez suivre les témoignages des rescapés du génocide, des blessés par balles et par armes blanches, ainsi que celui d’un soldat de l’AFDL qui affirme que KABILA était bien au courant des massacres des réfugiés. Ce soldat soutient que les troupes de l’AFDL ont brûlé systématiquement les corps des réfugiés dans la forêt afin de dissimuler les traces des massacres! Les trajets parcourus par « les enfants soldats » de l’AFDL d’est vers l’ouest de la RDC nous réservent encore d’autres surprises macabres. La découverte par la Monuc de plusieurs charniers dans cette région prouve bien la réalité de ce génocide oublié.
Vidéo exclusive « La Marche du siècle »: http://www.culturek.net/www/multimedia/fichiervideo/marche01_0.html (document en 5 parties, cliquez sur la flèche)
La deuxième vidéo est un documentaire des Journalistes français de Canal+ intitulé « L’Afrique en Morceaux, la tragédie des Grands Lacs ». Ce document (pièce à conviction) résume assez bien la barbarie institutionnalisée en Afrique Noire. Presque tous les principaux acteurs politiques et militaires de cet Holocauste ont été interviewés. Souriant et très confiants du soutien dont ils bénéficient au niveau international, ces criminels (Paul Kagamé, Yoweri Museveni, James Kabarebe, Kayumba Nyamwasa et Laurent Désiré Kabila) ont avoué tout haut leurs crimes avec un certain mépris pour les victimes et les survivants des massacres perpétrés dans les camps des réfugiés Hutus rwandais dans l’Est de la RDC de 1996 à 1997. Dans ce documentaire, l’ancien Secrétaire général de l’ONU Mr Boutros Boutros Ghali, l’ancien Premier Ministre de l’ex-Zaïre Mr Léon Kengo Wa Dondo, l’ancien chef de sécurité de Mobutu Mr Honoré Ngbanda, Mr Vincent Kern directeur des Affaires africaines du département américain de la défense, Mr Bill Richardson envoyé spécial du Président américain Bill Clinton, Mr Daniel Simpson l’Ambassadeur des USA, Mr Déogratias Bugera membre fondateur de l’AFDL, ont tous apporté leurs témoignages édifiants sur ces massacres.
Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xup7u_lafrique-en-morceaux-1_events et
http://www.dailymotion.com/video/xveuc_lafrique-en-morceaux-2_events
Malgré les dénégations des uns, le révisionnisme des autres, et une certaine volonté à peine dissimulée d’étouffer à tout prix cette affaire au niveau nationale et internationale, les rescapés ainsi que les familles des victimes de ces massacres des masses réclament justice et réparation. Il appartient à tous les citoyens congolais et ceux du monde dit « civilisé » d’entretenir ce devoir de mémoire afin que les auteurs des telles atrocités ne restent pas impunis. Tous les témoins, les auteurs et co-auteurs de ce génocide oublié doivent s’attendre à être cité à comparaître devant un Tribunal à compétence universelle. Etant donné les limites de la Cour Pénale Internationale, la création d’un Tribunal Pénal International pour la RDC (ou des Juridictions mixtes) est souhaitable afin de juger tous les crimes imprescriptibles (crimes des guerres et crimes de génocide) commis en RDC depuis l’entrée des troupes de l’AFDL en 1996 jusqu’à nos jours. La légitimation des criminels au sein des Institutions congolaises, en faveur des élections au forceps pour garantir la poursuite des contrats léonins, n’y changera rien. Plus de 5,5 millions des civils congolais ont été massacrés. La justice doit faire son travail.
Benjamin Stanis KALOMBO
Président de l’APRODEC asbl
