Ceci n’est pas le titre d’un film à présenter au festival de Cannes bien que ça y ressemble, mais plutôt de deux représentants du président rdcongolais : KKK. Pendant deux jours et tous les deux ans depuis près de 40 ans, le président français reçoit les chefs d’Etats et des gouvernements africains. Cela s’appelle la FrançAfrique. Au-delà de l’aspect « colonisateur et colonisés » de la rencontre, il y a cette opportunité que s’offre tout dirigeant ancien ou nouvellement installé, à faire bonne figure et consolider ses relations, si pas d’en créer, avec certains. Qu’on ne se trompe pas, les vrais dossiers ne se traitent pas là mais ils peuvent se concrétiser ou tout au moins prendre forme. Sauf certains exclus à cause de leur relation particulière avec la France et l’occident, tous les autres pays y seront représentés. Une quarantaine au total. Là dedans, la RDC qui sera, elle, représentée par Vital et Léonard. Respectivement président du parlement et Sénateur. C’est ce choix qui retient l’attention. Depuis le mois de Décembre 2006, la RDC a un président « démocratiquement » élu. Pourquoi n’est-il pas allé ?
Certains (comme cet ancien ambassadeur congolais) diront qu’il n’aime pas les honneurs. D’autres, qui lui trouvent le sens dévoué du travail, diront : qu’il est très occupé par la formation du gouvernement, la sécurité à l’est, le massacre du Bas-Congo, et patati et patata…
C’est ici que les choses ne tiennent pas debout. A Cannes, ce ne sont pas les honneurs, mais plutôt une séance de travail avec ses pairs. Serrer les mains ; rencontrer les autres ; vendre l’image du pays ; discuter et proposer des politiques en faveur de son peuple, font tous partie du package «votez pour moi comme président, je suis votre espoir ». Au lieu de s’y rendre, celui de la RDC choisit de déléguer le tout nouvellement élu président du parlement et son ancien directeur de cabinet devenu depuis peu sénateur. Pourquoi ?
On ne le saura peut-être jamais, tellement le flou caractérise sa vie. A la raison de dire que c’est un maniaque de travail, on se demande de quel travail parlent-t-ils. Il a déjà signé l’ordonnance qui nomme les ministres. On attend le programme du gouvernement au parlement pour qu’il soit assermenté. Jusque là, on ne voit pas comment 2 jours d’absence du président vont retarder les choses quand on sait que le premier ministre entrant n’est pas du tout pressé pour montrer ses talents. En revanche, le président du parlement lui, serait important dès lors que c’est chez lui que le gouvernement ira présenter son programme. La question de la sécurité à l’est ne devrait même pas être utilisée puisque de toute manière tout semble indiquer que cette situation sera permanente en RDC. Le massacre du Bas-Congo ? Se servir de cette situation pour ne pas aller représenter un pays pour lequel on a tué des vies humaines pour conquérir serait vraiment se moquer des gens surtout que plus de 15 jours maintenant, même pas un mot de circonstance sur ce sujet n’est sorti de la présidence de la république. Vu tout ceci, il reste ces raisons que tout le monde dit : Un sécheur vertébré, incompétence, insuffisance, peur des représailles de la diaspora suite au massacre du Bas-Congo et des cas de violation des droits de la personne avec les cas M.T Nlandu, Kuthino et autres, pour qu’on envoyât deux personnes qu’on a vu prendre la poudre d’escampette ou exposer leurs intimités sur la place publique. D’abord parce que ce n’est pas la place d’un législateur tant et aussi longtemps que l’exécutif est là. La RDC a un président et un gouvernement qui expédie les affaires. On aurait dû envoyer le ministre des affaires étrangères sortant si on trouve que le premier ministre actuel est lent à finir ses devoirs. Procéder de la sorte démontre clairement qu’au-delà de la méfiance, il y a ce recours aux aides mémoires et complices pour se maintenir au pouvoir by any means necessary. La question ici n’est pas de mettre les compétences de ces deux là en doute,bien qu’ils vont détaler au premier soupçon de manifestation aux alentours du lieu de la rencontre, mais de savoir pendant combien de temps encore la RDC va subir ce comportement qui suggère un désintéressement de la personne KKK à remplir les tâches qui lui sont confiées par le « peuple » ? Ou doit-on comprendre que le sujet ne travaille pas pour les intérêts du peuple ?
