RDC : CONSIGNES DE VOTE CE 30 JUILLET 2006. FICHE TECHNIQUE 1129

(1) comment voter ce 30 juillet ?

Dès que vous êtes en possession du bulletin de vote dans l’isoloir :
pour les Présidentielles 2006 : barrez en long et en large le
bulletin !
Devant le bulletin de vote des législatives, vous pouvez faire la
même chose !
Vous pourriez aussi cocher sur des hommes neufs. Par exemple ceux
issus des Corps de Métiers avec un Code de Déontologie
contraignant : les Avocats, les Médecins, les Associations
Confessionnelles sérieuses, les Enseignants en poste, les
Fonctionnaires en poste, les Journalistes non alignés (les anciens
et nouveaux Journalistes de la RTNC sont alignés !)

VOUS AVEZ AINSI EXERCE VOTRE DEVOIR ET USE DE VOTRE DROIT
CONSTITUTIONNEL AU VOTE, SANS VIOLENCE ET EN TOUTE LEGALITE !

Ci-joint (1) comment voter ce 30 juillet ? (2) pourquoi et pour
obéir à quels mots d’ordre ? (3) avec quel résultat recherché à la
fin des votes ? (4) pour quel message à la Nation et à la Communauté
Internationale ? (5) et puis après ?

(2) pourquoi et pour obéir à quels mots d’ordre ?

TSHISEKEDI, notre Monument National ne parlera pas !
Il n’a plus besoin !

Les évènements autour du processus électoral et de l’exercice du
pouvoir en-dehors du consensus de Sun City parlent pour lui.
Plus de la moitié des candidats Présidents de la République parlent
à sa place !
Les comportements politiques de certaines Villes, de la Capitale et
de certaines provinces de la République s’expriment en son nom !
Tous les Vice-présidents issus du Dialogue Inter congolais, sauf le
folklorique Yerodia, sont unanimes autour de sa vision.
La Conférence Episcopale Nationale de la République du Congo, CENCO,
la Conférence Episcopale de Kinshasa, toutes expriment clairement
les pensées de ce Visionnaire, de cet Homme Politique et d’Etat
Congolais respectable et respecté.
« Au stade actuel, en effet, toutes les conditions ne sont pas
encore réunies pour la tenue des scrutins réellement transparents,
libres et démocratiques. Bien au contraire, un ensemble de données
confirment les craintes de manipulation, de tricherie sinon de
fraude »
(3) avec quel résultat recherché à la fin des votes ?
Ce que les milliers d’Observateurs électoraux de toutes origines, ne
comptabiliseront pas dans leurs rapports: c’est le dénominateur vrai
des Congolais appelés à exercer leur droit constitutionnel
politique.
Combien des Congolais de plus de 18 ans révolus ce 15 juillet 2006,
notamment les combattants de l’Union pour la Démocratie et le
Progrès Social, UDPS, ont été empêchés, d’une façon ou d’une autre,
de voter ou de poser leur candidature aux votes ?

Ce que les milliers d’Observateurs électoraux de toutes origines
comptabiliseront : le taux d’abstention passive et active.
L’abstention passive ou rester à la maison obligée pour non
enrôlement ou volontaire, l’abstention active : déposer dans l’urne
un Bulletin de vote, volontairement nul !

Quelle est la proportion de Congolais enrôlés qui n’ont pas voté ou
ont voté avec un bulletin volontairement nul ?
Quel est le taux réel d’abstention dans le vote présidentiel, au
premier comme au deuxième tour ?
(4) Et cela, pour quel message à la Nation et à la Communauté
Internationale ?
A la Communauté Internationale.
Vous avez voulu des élections ! N’importe quelles élections ! en
refusant toute concertation.
Maintenant interprétez !

CARTE ROUGE à Louis Michel en particulier, qui est en procès contre
l’UDPS à Bruxelles.
CARTE ROUGE à ce genre de Gouvernements qui insulte la République
Démocratique du Congo, par exemple, en décorant Mr l’Abbé Malu Malu
en plein mois de juillet 2006 !
CARTE ROUGE à la Mission des Nations Unies en RDC. Qui, en pleine
campagne électorale, dénonce la recrudescence des restrictions des
libertés individuelles, d’expression et des violations des Droits
humains, qui dénonce un refus de cantonnement des Forces Armées, en
particulier de la GSSP, une monopolisation des médias publics, des
tracasseries aux candidats présidentiels et bien d’autres choses. et
proclame en même temps les élections en RDC comme sa première grande
réussite dans le genre !

A la Communauté nationale.

CARTE ROUGE aux belligérants, avec en-tête le clan Kabiliste. « Les
organisations de défense des droits de l’homme considèrent que 1.200
Congolais continuent de mourir chaque jour du fait des violences,
des maladies et de la famine. Entre 1998 et 2003, au cours de la
deuxième guerre, quatre millions de Congolais ont péri, faisant de
la RDC le théâtre du plus grand massacre au monde depuis 1945. »
CARTE ROUGE à ceux qui nous apparaissent comme pilleurs et complices
des pillages des richesses du Congo, l’Union des Détourneurs Impunis
(UDI).
Tous ceux qui ont présenté au Parlement leurs avoirs à l’entrée dans
le Gouvernement de Transition, et qui ne parlent plus de présenter
quelque déclaration à leur sortie au bout de 5 ans !
« En cinq siècles, les richesses de la RDC – qu’il s’agisse de ses
diamants, de son or, de son cuivre, de son ivoire ou encore de ses
hommes – ont attiré négriers européens et arabes, colons, pilleurs
et explorateurs.
Cette histoire de violence et de pillages a culminé entre 1998 et
2003 par une guerre civile dévastatrice. »

CARTE ROUGE à ceux qui ont tendance à utiliser la puissance publique
à des fins partisanes : le Trésor public, les attributs de fonction,
les médias publics, les entreprises publiques, la police, l’armée en
particulier le Groupe Spécial de Sécurité Présidentielle, repère de
Kata Kata à Kinshasa, receleurs pour les bandits à main armée à
Lubumbashi etc.
CARTE ROUGE A LA MEDIOCRATIE QUI SOLLICITE LES SUFFRAGES ! AVEC UN
CANDIDAT PRESIDENT QUI SAIT TOUT JUSTE LIRE ET ECRIRE ET QUI COMPTE
SUR DES BEQUILLES INTELLECTUELLES ISSUES D’AVENTURIERS AUX AGENDAS
OBSCURS ET CONTRADICTOIRES
(5) et puis après ?
Il faudra rechercher encore la légitimité du pouvoir politique en
RDC, perdue depuis belle lurette.
La dernière légitimité incontestable dans le cadre de la Conférence
Nationale Souveraine, peut-elle être remplacée par l’issue des
élections aussi contestables, élections sensées issues du Dialogue
Intercongolais bafoué ?
Des institutions ainsi fragilisées, le renforcement des hésitations
pour financer la suite des élections (2ème tour, élections
provinciales et locales) avec un Parlement monocaméral disposé peut
emmener rapidement les forces vives à faire amender certains clauses
de la Constitution du 18 février 2006, la Loi électorale et
l’organisation de nouvelles élections.

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