Qu’il pleuve ou qu’il neige, les élections auront lieu 139

« Qu’il pleuve ou qu’il neige, les élections auront lieu », a déclaré lundi Olivier Kamitatu, le président de l’Assemblée nationale de République démocratique du Congo (RDC), à l’ouverture d’une session extraordinaire du parlement consacrée à l’examen du texte de la Constitution.

Rappelant que cette session se tenait dans un « contexte politique et social tendu », le président de l’Assemblée a mis en garde « certains acteurs politiques qui ont fixé l’opinion nationale sur la date du 30 juin comme date fatidique de la tenue des élections (…) Cela au mépris des dispositions constitutionnelles ».

M. Kamitatu faisait notamment référence aux positions des principaux partis de l’opposition, l’Union pour la démocratie et le progrès sociald’Etienne Tshisekedi et le Parti lumumbiste unifié (Palu) d’Antoine Gizenga.

L’accord de transition, signé en décembre 2002 par l’ensemble de la classe politique congolaise, prévoit la tenue d’élections générales en juin 2005, tout en permettant un report de ces scrutins de six mois, renouvelable une fois.

Devant les 325 députés (sur 500) rassemblés au Palais du peuple, le président de l’Assemblée a appelé à « davantage de volonté politique, de fermeté et de sérieux dans le respect de l’engagement pris pour l’organisation des élections ».

De son côté, Mgr Pierre Marini Bodho, le président du Sénat, a affirmé devant les 83 sénateurs présents (sur 120) à l’ouverture de la session extraordinaire de la chambre haute, que 2005 serait « une année porteuse d’espoir pour le peuple congolais ».

« Nous espérons qu’à l’issue de cette session, le parlement va donner à notre peuple une Constitution qui soit en mesure de résister au temps. Le travail doit être abattu avec beaucoup de rapidité, sans toutefois sacrifier à la qualité », a-t-il souligné.

La Constitution doit être adoptée d’ici la fin de cette session (fin mars), avant d’être soumise à référendum. La loi électorale ne pourra être votée qu’ensuite.

Les débats promettent d’être houleux, notamment concernant la fixation des conditions de la candidature à la présidentielle, ont indiqué à l’AFP plusieurs parlementaires sous couvert de l’anonymat.

Selon le texte provisoire de la 3ème Constitution du pays, le candidat à la présidence de la République ne doit pas être militaire et doit être âgé d’au moins 40 ans, ce qui excluerait l’actuel chef de l’Etat, le général-major Jospeh Kabila, âgé de 33 ans.

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