Processus électoral : l’élite intellectuelle interpellée 870

Un groupe d’intellectuels patriotes congolais (Le Collectif pour la rupture et le renouveau, C2R) sort de la léthargie et lance un appel pathétique et patriotique à tous les membres de l’élite intellectuelle, particulièrement aux enseignants, professions libérales, chercheurs, cadres administratifs, dirigeants d’entreprises, religieux et cadres croyants, media, syndicats, artistes et pouvoirs traditionnels, désireux d’assumer enfin concrètement la mission que la raison, l’éthique, l’histoire, le patriotisme et la nécessité leur assignent auprès et au sein des masses populaires, – travailleurs intellectuels et manuels, fonctionnaires, employés, chômeurs et sans-emploi, étudiants, élèves, jeunes désœuvrés- pour l’éveil, la rupture et l’action dans un Congo prospère.

UN PEUPLE CONDAMNE A LA PAUVRETE

La misère dans laquelle croupit notre peuple se traduit par une longue liste de souffrances et de manques. Sans être exhaustifs, on peut citer
-l’absence d’équipements sociaux collectifs,
-formations médicales et hospitalières ainsi qu’impossibilité d’accéder aux soins, écoles capables de performances et chute du niveau de l’enseignement, de la formation et de l’éducation,
-absence d’infrastructures routières et d’autres types de communication,
-l’inexistence ou l’interruption prolongée des prestations constitutives de la qualité de la vie comme l’électricité et l’eau potable,
-la décrépitude de nos villes et de nos centres,
-la mort de nos villages,
-la pauvreté de l’administration et de toutes les structures étatiques condamnées à la paralysie faute de moyens,
-la désarticulation des structures et du tissu économiques traditionnellement dominés et entraînés par un important portefeuille aujourd’hui inexistant de l’Etat,
-le travail forcé et l’esclavage moderne imposés aux travailleurs du secteur public régulièrement laissés sans salaire,
-la dilution de l’autorité de l’Etat,
-l’insignifiance du rayonnement de notre culture, de nos arts et de nos lettres qui avaient leurs quartiers de noblesse,
-la soumission et la mise de notre pays sous une quasi-tutelle de type néo-colonial,
-l’apathie et la passivité des masses, et d’autres situations encore.
Cet état de choses n’est pas uniquement le fruit du sous-développement, ni de la fatalité, ni d’un destin particulier, ni d’origine congénitale, ni du hasard.

UN LEADERSHIP DE PREDATION ET D’EXPLOITATION

De fait, ce paradoxe d’un pays au potentiel des ressources naturelles et humaines incommensurables mais désespérément pauvre en lui-même et dans sa population, résulte d’un faisceau de facteurs : bien que paradoxal lui-même, le sous-développement est un fait incontestable, mais il n’a servi que comme terrain où a germé et est entretenue une politique consciemment conçue et mise en œuvre par une coalition de nuisance. Une entente maléfique existe en effet entre des puissances et des intérêts étrangers, d’un côté, et des intérêts égoïstes des dirigeants congolais qui se sont succédé à travers les différents régimes, de l’autre. C’est ce qui explique que le mobutisme, le kabilisme et le transitionnisme, caractérisés par la dictature ou le pouvoir personnel absolu, l’égoïsme et l’absence de valeurs morales de solidarité et de partage, ainsi que par la politique du ventre, ont transformé l’Etat et la société en une gigantesque mangeoire, à la fois banque, cuisine et table à manger personnelles privées de ceux qui s’étaient hissés au pouvoir.

Il en a pratiquement résulté la disparition de l’institution Etat et, avec elle, celle du sens de l’intérêt général et du bien commun entendu comme la prise en charge et la satisfaction par la communauté des besoins vitaux élémentaires de tous et de chacun. La férocité de l’appétit des prédateurs a transformé la gestion économique et financière en un véritable pillage systématique à l’organisation duquel le peuple congolais a assisté au grand jour. La gouvernance de l’Etat n’exige plus des gouvernants compétence, probité, sens des responsabilités, sens de l’Etat et du service, mais elle est devenue un enjeu entre des groupes et des individus âpres au profit personnel, prompts à accaparer les biens et les moyens publics, et qui se sont déchirés dans les partages successifs d’un Etat devenu dépouille et butin de guerre pour ceux qui avaient recouru à l’usage des armes pour accéder ou pour s’accrocher au pouvoir. La logique du fusil et de la prédation s’est imposée parmi les dirigeants sans distinction de générations, jeunes comme vieux, nouveaux comme anciens, dans une impunité garantie, comme méthode ordinaire de gestion, réunissant autour du pouvoir ceux qui se retrouvaient comme rivaux dans les mêmes aspirations mais aussi dans les mêmes pratiques, ayant éloigné d’eux le peuple contre lequel ils se sont barricadés.

Ce leadership ainsi distant du peuple, est tout logiquement faible, méprisant, corrompu et versé dans la mauvaise gouvernance, sans culture ni principe ni ligne politiques, sans vision ni ambition pour le devenir du pays et de son peuple, incapable d’organiser la société et l’Etat selon les aspirations du peuple. Mais, complice et auxiliaire des intérêts extérieurs, organiques ou maffieux, qui ont installé une tutelle de type néo-colonial qui a mis en place les différents membres du système, ce leadership en reçoit un soutien sans faille dont il se vante ostensiblement, notamment contre les droits, les intérêts, les attentes et les demandes des masses et contre l’action du mouvement démocratique patriotique et populaire, les autorités de tutelle n’ayant pas, quant à elles, hésité à intimider et à menacer toute velléité populaire.

UNE SOCIETE IMPUISSANTE

A cause de cette dynamique destructrice, toute la société est enveloppée dans des schémas suggérant l’impuissance, l’accoutumance à la médiocrité, la facilité, la superficialité, l’insignifiance, l’inorganisation, le vide de l’intelligence inventive et la stérilité intellectuelle, subissant un véritable conditionnement psychologique et matériel qui a fini par neutraliser les capacités créatives et réactives. Résignée et victime impuissante, la société est devenue un magma inerte et sans vie, elle ne ressent ni ne cultive plus la moindre tentative de résister ou de s’organiser pour inventer, par le renouvellement de son intelligence et de sa volonté, de nouvelles formes d’action et d’organisation qui replacent l’homme congolais au centre, au cœur de la société, comme maître du destin collectif.

L’inversion des valeurs, la promotion de non-valeurs et de contre-valeurs, l’exploitation, l’instrumentalisation et la paupérisation des masses y compris des jeunes abandonnés à eux-mêmes, ont fait disparaître tous les repères, les ont contraintes à l’auto dépréciation, à l’auto négation, au manque de confiance en soi, à l’apathie, à la résignation et à l’abdication de leurs droits et intérêts. Habituées aux privations et à l’indigence, les masses en sont arrivées à avaliser la normalité de l’anormal, à intérioriser une impuissance suggérée et entretenue et à se cloîtrer dans un pessimisme atavique et destructeur, favorisant ainsi les privilèges et les positions de domination des tenants du pouvoir.

Quant à l’élite intellectuelle, elle est, elle aussi, clochardisée et complexée matériellement par la dévalorisation du travail intellectuel, humiliée jusque dans ses fonctions de l’esprit et dans son savoir par la consécration de la médiocratie, savamment éloignée du pouvoir effectif d’Etat par les méthodes ploutocratiques de prise et de gestion du pouvoir en dehors des voies d’une gestion politique véritablement pluraliste, démocratique et rationnelle. Au point où l’intelligentsia congolaise en est arrivée à douter d’elle-même, à se croire impuissante, à accepter la condition qui lui est faite, à se résigner et à abdiquer sa mission de conscience, de vigile et d’éclaireur de la société, tandis que le besoin, exacerbé par l’ostentation ambiante, l’a jetée dans les bras des puissants dont elle devenait, par l’instrumentalisation, le complice et l’auxiliaire. Elle s’est de cette manière éloignée des masses qu’elle a abandonnées à la merci des exploiteurs et esclavagistes modernes qui ont confisqué la société, alors qu’elle avait, par la raison, le savoir, la clairvoyance et la conscience, plutôt vocation et devoir d’en être le défenseur.

Enfin, il y a lieu de déplorer ce ralliement aux puissants et au système en place de larges franges de ce qu’on appelle la société civile, d’une partie de l’aristocratie syndicale et de très nombreux « intellectuels », ralliement qui participe de la même logique du ventre qu’attise un pouvoir clientéliste et prébendier.

UN HORIZON BOUCHE

A cause de divers tripatouillages du processus électoral, les perspectives des élections ne promettent pas des lendemains meilleurs. En effet, la constitution dite de la troisième république est confectionnée à la mesure des gouvernants et à l’aune de leurs consciences corrompues et de leurs pratiques immorales, elle est destinée à leur garantir demain les conditions propices à la continuation et à la consolidation de leurs privilèges, dans un statut d’impunité plus renforcé encore qu’il ne l’est aujourd’hui. Quant à eux, la loi électorale et le processus électoral tout entier sont conçus dans un bricolage d’amateurs, dans un esprit de fraude et dans l’improvisation, pour arracher au peuple le pouvoir sans partage grâce à un simulacre d’élections qui, excluant toute possibilité d’une compétition inclusive et ouverte, va de cette façon légitimer les acteurs du système prédateur.

En effet, déjà, tous dévoilent leur intention de confisquer tous les moyens de la puissance. Non pas pour mettre en place une gouvernance de paix, de paix sociale et du respect de la personne et des droits des citoyens et du peuple, mais pour avoir et exercer, directement et par la cour interposée, tout le pouvoir, c’est-à-dire le pouvoir absolu : plusieurs dispositions de la constitution vont dans ce sens et sont conçues à cet effet. Non pour une gouvernance de bonne gestion, empreinte d’une culture de la responsabilité, du contrôle et de la sanction, visant la justice sociale et le bien commun, mais pour continuer de se gaver de la dépouille Congo, d’écumer les entreprises publiques, de mettre en œuvre les méthodes de prédation et de pillages qui se sont avérées si efficaces toutes ces années ; bref, pour poursuivre allègrement la politique du ventre par la patrimonialisation de l’Etat et de la société. A l’effet de garantir ces objectifs, plusieurs dispositions de la constitution leur garantissent une impunité absolue. Le destin réservé au Congo est celui d’être la mangeoire qu’il est depuis Léopold II, un théâtre où se jouent comédies et tragi-comédies et sur lequel les dirigeants ne sont qu’acteurs comédiens et le peuple spectateur et victime, cour à la fois du roi Ubu et de Louis XIV moins les constructions et réalisations de ce dernier, mouroir collectif pour un peuple de gueux.

Par ailleurs, en vue de consolider ce système, à la demande insistante suspecte de la Belgique, l’Union européenne a déjà disponibilisé un corps expéditionnaire surarmé et suréquipé. Comme le montrent le concept et le dispositif stratégiques adoptés et comme le laissent entendre des menaces à peine voilées de responsables de l’Onu et de l’Union européenne, sans s’en prendre aux forces négatives qui menacent l’intégrité territoriale du Congo et terrorisent la population, le vrai mandat de cette armée de pays occupés est de sécuriser le système en place par l’intimidation et la répression des masses populaires et des forces politiques et sociales de progrès tentées de contester les résultats des élections à venir s’il s’avérait qu’ils sont arrangés.

Ainsi, malgré ces élections, la politique continuera d’être pour tous ces prétendants la voie à la fois de l’enrichissement facile ayant tous les caractères maffieux de la criminalité organisée, et de la jouissance d’un pouvoir total et exclusif sur l’Etat, la société et les populations, le même que le pouvoir personnel obscurantiste et infantilisant de ces quatre dernières décennies. L’Etat est ainsi livré à des despotes jouisseurs indifférents au sort, à la dignité et aux droits d’un peuple malléable et corvéable à merci, à des rapaces, prédateurs et autres oiseaux de proie à appétit vorace et inextinguible qui se gavent et se délectent de la misère générale. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le système a créé les conditions de sa perpétuation, dont, entre autres, le carriérisme à vie de politiciens de profession, s’engraissant sur le dos de l’Etat et sur la misère du peuple.

CE QU’EST NOTRE FOI

– Profondément interpellés par cette situation politique, économique et sociale sans horizon ;
– Révoltés par l’esclavage néo-colonial accepté par des dirigeants complices et profiteurs ;
– Ne pouvant tolérer la perpétuation d’un leadership abêtissant et borné, se nourrissant à la médiocratie, à l’égoïsme et à l’immoralité politique ;
– Constatant l’incapacité d’une transformation éthique et politique ainsi que l’impossibilité absolue d’un renouveau des esprits, des mentalités et des comportements des acteurs et du système actuels ;
– Convaincus de la nécessité, comme les seules justes en situation de sous-développement et de pénurie matérielle, d’une éthique politique et d’une politique morale;
– Conscients de la nuisance de l’ultra libéralisme dans lequel se précipitent des acteurs sans vision du monde ni ambition nationale collectives ;
– Constatant l’incapacité du système en place à avoir une vision et une ambition pour un grand Congo, digne de son grand peuple, réalisant sa vocation naturelle à être, au cœur du continent, une grande puissance d’attraction et d’entraînement pour une Afrique prospère et respectée ;
– Résolus à relever le défi des maîtres de l’esclavage moderne et de la néo-colonie qui pontifient à propos du devenir de notre pays et de son peuple, méprisant ses forces sociales et l’intelligence de ses enfants ;
– Conscients que le Congo a les moyens matériels et humains de relever le défi de la mondialisation, du développement et d’un progrès social partagé ;
– Considérant que la libération, le développement et le progrès ne seront atteints que par les efforts et par l’action des Congolais eux-mêmes, mus par l’amour de la patrie et se mettant résolument au service de l’intérêt général, bénéficiant d’une coopération internationale mutuellement respectueuse et mutuellement avantageuse ;
– Estimant, dès lors, que, face à l’autisme d’acteurs politiques indifférents et de toute façon limités, la dénonciation et la protestation verbales du système ne suffisent plus ;
– Constatant le pressant besoin d’un leadership politique de développement et de démocratie, enraciné dans les masses populaires ;
– Résolus à, dès à présent, faire le mouvement de retour vers les masses congolaises ignorées, pour réveiller leur force créatrice de fer de lance de toute action transformatrice à la mesure de la gravité de la situation ;
– Déterminés à réveiller les intelligences et rassembler les dévouements des Congolais de par le monde en vue de la refondation de république et de la démocratie pour le développement durable ;
– Encouragés par la conscience politique exprimée par de larges franges des masses populaires lors de la campagne et du vote référendaires, mais aussi par l’éveil des consciences et du sens des responsabilités chez certains segments encore marginaux de l’élite intellectuelle congolaise ;
– Convaincus qu’une coalition de vie et d’action entre les masses et des intellectuels conscients est la condition sine qua non pour la transformation sociale et politique dont notre pays a besoin ;
– Réaffirmant notre fierté d’être congolais ainsi que notre attachement et notre loyauté à la Patrie, à la Nation congolaise et à la République ;

Un appel pathétique et patriotique Concernant le système politique en place :

1°) à se libérer des appâts et des miettes dispensés par un système prédateur, immoral et tentateur, en résistant à la puissance d’une opulence financière volée au peuple et à l’Etat pour en faire un instrument d’influence personnelle et de clientélisation ;
2°) à rompre tout lien organique avec le système, ses méthodes et ses pratiques, sans idéal, sans éthique, sans foi et sans vision, en abandonnant définitivement l’illusion qu’il peut être transformé ou amélioré de l’intérieur sans un véritable renouveau des intelligences et des comportements ;
3°) à continuer de réclamer l’avènement d’un Etat de droit que la prochaine mascarade électorale risque d’éloigner à tout jamais de notre pays, et de combattre de toutes leurs forces, par tous les moyens pacifiques garantis par la constitution et des lois de la République, les dérives autocratiques, la prédation institutionnalisée et la criminalité organisée, que le système s’est aménagées par des textes juridiques d’auto législation.

Concernant la relation des intellectuels au peuple

1°) à clairement choisir le peuple dont nous sommes tous, et non ses bourreaux qui ne sont qu’une poignée ;
2°) à soutenir activement et concrètement les différentes couches de la population dans leur lutte pour se libérer de l’exploitation et pour imposer le respect et la réalisation de leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux et professionnels ;
3°) à conseiller ouvertement les travailleurs et les syndicats dans leur lutte et leurs différentes formes d’action syndicale en vue d’une juste et digne rémunération de leur travail ;
4°) à conseiller et à encadrer les masses pour résister ensemble à des lois scélérates, injustes et immorales, à commencer par tous les instruments juridiques de promotion d’un pouvoir personnel et d’une prédation impunis ;
5°) à soutenir les citoyens pour ensemble se libérer de l’obscurantisme où il est maintenu par l’intimidation et le charlatanisme, au sein d’officines d’instrumentalisation que deviennent certaines « églises » se chargeant de répandre une mythologie messianique charlatanesque pour modeler et conditionner les masses au profit de leaders prétendument envoyés du Ciel, exploitant la vive croyance religieuse partagée par des millions de Congolais.

Concernant les relations avec la communauté internationale :

1°) à dénoncer la main-mise des maîtres du monde qui soutiennent sans réserve le système en place, faisant fi du besoin exprimé par les Congolais pour le bien-être et l’Etat de droit ;
2°) à oeuvrer avec les femmes et les hommes de bonne volonté de par le monde, en vue de l’avènement d’un autre monde toujours possible ;
3°) à faire face, par une coopération internationale mutuellement respectueuse et mutuellement avantageuse, aux manœuvres des forces négatives internationales, à relever le défi de la mondialisation, de la misère et de la pauvreté et à réussir le redressement du Congo comme une grande nation respectée et grande puissance régionale pilote du Continent.

Concernant l’avènement d’un nouveau système et d’un nouveau leadership :

1°) à militer pour l’avènement de nouvelles forces politiques aptes à s’inscrire dans la perspective d’une nouvelle vie politique, apaisée, participative et populaire, au lieu des groupements actuels ne rêvant que de reproduire le passé dictatorial, prédateur et belliciste ;
2°) à favoriser l’émergence de forces politiques porteuses de politiques fondées sur la primauté et l’impératif du bien commun et d’une prospérité solidaire et partagée dans un vouloir vivre ensemble fondateur de la nation, au lieu de l’exclusion et d’une logique belliqueuse ;
3°) à tout mettre en œuvre pour l’avènement d’un leadership d’excellence, par sa compétence et sa moralité.

Concernant la nécessité d’un cadre d’action organisée :

1°) à s’organiser d’ores et déjà, ensemble ou là où ils évoluent déjà, pour, par leur action collective et par une action d’appui complémentaire à celle des autres organisations sociales et politiques de progrès, aider et amener le peuple à mettre pacifiquement un terme dans un avenir proche au système qui est en train de se donner les moyens, par de nouvelles législatures arrachées aux citoyens par des élections arrangées, de se consolider et de devenir irréversible ;
2°) à, ainsi, contribuer à inventer un autre système politique, moderne et performant, au service d’une gouvernance démocratique morale et sociale efficace au plan national et au plan local, dans des conditions de pluralisme et d’alternance politiques véritables ;
3°) à demeurer résolument fidèles à cette ligne de conduite et d’action, campée dans la volonté d’être, aux côtés des citoyens moralement et politiquement revigorés, la force de la profonde transformation sociale aujourd’hui nécessaire, par l’éveil des consciences, la rupture du système et l’action créatrice.

A ces fins :

Les signataires du présent APPEL coordonneront leur action, en particulier au sein du Collectif pour la Rupture et le Renouveau (C2R) association sans but lucratif, comme mouvement des forces de l’intelligence pour la rupture en vue de la résurrection et de la renaissance de la Patrie.

LES SIGNATAIRES

Sylvain KALAMBA, prêtre, théologien
Godefroid Kä MANA, philosophe et théologien
Benoît KAMBERE LUSUMBA, journaliste à la revue catholique « Renaître »
Justin KANKWENDA- MBAYA, universitaire, fonctionnaire international retraité
Michèle KIBOLO, sciences de la communication
Myriam MABONZO, mathématicienne
Andrée LUBANZA MUKENDI, professeur de sociologie
Auguste MAMPUYA KANUNK’a-TSHIABO, professeur de droit public
Léonard MATALA TALA, maître de conférence de droit public
Jean-Pierre MBELU, prêtre, philosophe
Médard MBUYAL MANGAL, chroniqueur culturel à la Radio- télévision nationale congolaise
MUKADI BONYI, professeur de droit social
François MUKOKA NSENDA, professeur de sciences politiques
Freddy MULUMBA Kabuayi wa Bondo, journaliste et analyste politique
MUNZANDI BABOLE, professeur de sociologie
Gaston MWENE BATENDE, professeur de sociologie
Lambert NYIME, philosophe
Julien SELEMANI, Master Administration et gestion
Robert TSHILOMBO KALUBI, chef des travaux de droit public
Trudon TSHIYEMBE –Mwayila, professeur de science politique et de géopolitique

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