PRESIDENT JOSEPH KABILA, DITES LA VERITE AU PEUPLE CONGOLAIS! 2044

Uvira, Sud-Kivu, RDC, le 29 août 2007 (GLAC) – Lentement mais sûrement, le président Joseph Kabila achemine la République démocratique du Congo vers le contrôle total par les ennemis du peuple congolais, nommément Yoweri Museveni de l’Ouganda et Paul Kagame du Rwanda.
Bien qu’élu démocratiquement sous le slogan de l’amour de la patrie, le président Joseph Kabila, à le juger par ses actes patriotiques, suscite plus d’inquiétudes que d’assurances pendant que les Congolais qui ont hérité une culture politique pourrie des trente-deux ans de la dictature de Mobutu sont embourbés à se laisser facilement corrompre en monnaie de singe pour servir Paul Kagame et Yoweri Museveni, deux ennemis jurés du peuple congolais qui ont commis un génocide qui a couté la vie à plus de sept millions des Congolais.

Aussitôt que Kabila prend le pouvoir à Kinshasa, l’armée Congolaise qui verse son sang pour défendre un des pays les plus riches du monde en ressources minières; continue d’être clochardisée, mal nourrie et impayée dans plusieurs provinces du pays. Pour un pays en guerre, ceci est un élément révélateur d’une politique qui vise à affaiblir l’armée congolaise, seule garante de la nation. A qui profiterait donc l’affaiblissement de l’armée Congolaise? Sans aucun doute aux ennemis du Congo qui en veulent à sa survie : le Rwanda et l’Ouganda. Quand au Burundi s’il est encore acquis à la cause des envahisseurs, c’est par des alliances circonstancielles.

L’arrivée au pouvoir de Joseph Kabila a ceci de très révélateur : l’émergence et la montée en puissance de Laurent Nkundabatware; un tutsi rwandais criminel comme son maître Paul Kagame qui est arrivé à s’imposer à la tête de toute la province du Nord-Kivu, où il règne en seigneur de guerre. Tel que l’a démontré Grands-Lacs Confidentiel, ce sont les combines politiciennes nuisibles à la nation congolaise, menés par Kisempia, l’homme de confiance du Rwanda, qui ont hissé Laurent Nkundabatware en seigneur de guerre dans les mêmes provinces orientales qui ont pourtant voté majoritairement pour Joseph Kabila.

Avant les élections comme après, le traitement des Mai-Mai se révèlent être un autre élément très riche en signification et en métaphores du président Joseph Kabila. Les Mai-Mai par leur détermination de combattre l’envahisseur pour libérer la RDC correspondent exactement aux Résistants français qui ont libéré la France sous l’occupation et l’oppression nazies. Alors qu’en France sous la mobilisation du Général Charles De Gaulle, les résistants bénéficient de l’appui total du gouvernement, au Congo, les Mai-Mai sont abandonnés à eux-mêmes, obligés souvent d’aller quémander la ration avant d’aller au front. Très souvent, ils sont à peine chaussés et le gouvernement de Kinshasa ne se soucie presque pas de leur initiative, la seule qui s’est avérée garante de la survie du Congo aujourd’hui. Qui donc devait affaiblir ceux qui défendent la survie du Congo si ce n’est celui qui veut le contrôle du Congo par les envahisseurs?

Les infiltrations des mercenaires (rwandais, ougandais, somaliens etc.) ont été longtemps documentées dans les médias, décrivant avec précision, les moindres détails qui auraient permis à un état soucieux de son peuple de traquer ces infiltrés et de prendre des mesures très appropriées pour y mettre fin. Par contre, le président Joseph Kabila n’a rien fait pour mettre fin à ces infiltrations. Bien au contraire, il a pris soin de placer aux frontières orientales des anciens officiers de commandement et des militaires du Rwanda et de Laurent Nkundabatware. Sous le mot vide de sens et servant d’outil de lavage de cerveau du peuple congolais, « le mixage » facilite l’entrée massive des ennemis du Congo sous la couverture de l’Onu. Des officiers supérieurs de l’armée congolaise, des ministres et même le chef de l’État lui-même se rencontrent régulièrement à Kigali, à Bujumbura, à Kampala ou à Dar-es-Salaam.

Les décisions rendues par la cour internationale de Justice voulant que l’Ouganda paye des compensations à la RDC pour ses crimes commis en République démocratique du Congo sont passées aux oubliettes. Bien au contraire et à la surprise générale du peuple congolais, le Président Joseph Kabila entonne l’hymne d’une coopération économique qui regroupe les pays envahisseurs qui ont génocidé des millions de vies humaines.

La fureur politique de la résurrection d’une Communauté économique des pays des Grands-Lacs, vide de sens, enfonce le couteau dans la conscience congolaise fraîchement blessée et humiliée par les mêmes ennemis du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi.

Le sommet des chefs d’États-Majors des armées de ces quatre pays à Bujumbura en avril dernier, ne fait pas mention des actions à prendre pour chasser Laurent Nkundabatware de l’ancienne province du Kivu. Bien au contraire on veut convaincre le gouvernement Kabila à signer l’entrée des États bourreaux du peuple congolais au Congo sous prétexte d’aller chercher les milices Interahamwe, les FDRL du Rwanda d’une part et les FNL du Burundi de l’autre. Entre temps, les infiltrations des militaires tutsis (Ouganda, Rwanda et Burundi) augmentent de vigueur, facilitées par la Monuc.

Dans notre éditions Grands-Lacs Confidentiel No 19 du 31 juillet 2007, nous avons annoncé comment la Monuc a facilité l’entrée au Congo des armes utilisées pour abattre des avions telles les Katyusha et les missiles SA-7. Pendant que les Congolais font confiance au Gouvernement de Joseph Kabila, dansent, boivent de la bière et courent derrière les jupons; voici une preuve de plus que Laurent Nkundabatware se prépare lentement mais sûrement avec un agenda bien précis à accomplir.

Le New York Times, dans une édition récente, annonçait au monde entier l’opération de charme initié par les médias occidentaux en faveur du mercenaire rwandais devenu maître de Goma sous le regard complaisant du gouvernement Kabila. Les journalistes occidentaux et de surcroît américains et britanniques percent les montagnes du Kivu pour aller retrouver Nkundabatware. Les églises évangéliques américaines affluent et tombent à ses pieds et lui accordent des fonds importants.

Pendant que tous ces signes qui ne trompent pas se succèdent et les infiltrations à l’Est du Congo vont bon train, Kahemba un territoire congolais à la frontière avec l’Angola est envahie et occupé par l’armée angolaise. Le comportement « Flip Flop » du gouvernement congolais dans le dossier de Kahemba doit inquiéter plus d’un observateur attentif.

Dans le nord du Congo, plus précisément à Poko et à Dungu dans le Haut-Uélé arrivent les Mbororos. Ces bergers nilotiques en provenance du Tchad et du Cameroun envahissent et occupent un grand territoire congolais sans que le gouvernement de Joseph Kabila en dise un mot. Ces « tutsis » recrutés par Museveni et Paul Kagame pour les aider à conquérir l’Est du Congo par la loi de la majorité arrivent sous prétexte d’être en quête de nouveaux pâturages et détruisent tout à leur passage, selon un habitant de Isiro en provenance de Poko rapporté à la radio. Joseph Kabila comme dans le dossier de Kahemba, l’infiltration des mercenaires dans le Kivu, ferme les yeux comme si rien n’était.

Radio Okapi citant un habitant d’Isiro qui lance un cri d’alarme rapporte :

« Ils sont très nombreux et dépassent même le nombre d’habitants de ce territoire. Ils dévastent les champs et tout ce qui est dans leur passage », indique-t-il. Le chef de cette collectivité dit avoir transmis en vain plusieurs rapports à l’autorité compétente, selon cet habitant d’Isiro. « Ces éleveurs circulent librement. Il n’y a ni policiers, ni les FARDC. C’est une occupation pure et simple de notre territoire. Notre territoire est violé et aucune autorité nationale n’en parle », s’indigne-t-il.

Par ailleurs, le Rwanda et l’Ouganda renforcent des milliers des militaires pour combattre auprès de leur frère tutsi Laurent Nkundabatware, une guerre qui visent à conquérir les provinces orientales.

Cette semaine encore nos sources très fiables affirment que le président Joseph Kabila a bel et bien donné le feu vert aux ennemis de rentrer au Congo pour chercher les éternels interahamwe.

Les sources de Grands-Lacs Confidentiel révèlent qu’une stratégie conjointe est mise sur pied par des tutsis du Rwanda et de l’Ouganda pour envoyer dans la plus grande discrétion des milliers de militaires au Congo qui sont alliés à Laurent Nkundabatware. Ainsi le Rwanda a déployé neuf mille hommes et l’Ouganda mille trois cent. Leur stratégie consiste à aller commettre des crimes, des viols et des meurtres dans la population congolaise et prétendre que ces sont des Interahamwe et des FDRL, afin de légitimer leur arrivée officielle au Congo. A Masisi, on rapporte des assassinats commis par « des hommes en uniforme » et non autrement identifiés.

Les mêmes sources précisent que dès que les troupes du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi (toutes armées majoritairement tutsis) entrent au Congo, ils ne s’arrêter pas là. Avec l’aide de Laurent Nkundabatware et des milliers de troupes ougandaises et rwandaises se trouvant déjà sur le terrain, ils vont entamer la marche de conquête de tout le territoire national jusqu’à Kinshasa comme ils ont fait en aout 1998. Ils vont prétexte que les Interahamwe, les FDRL et les FNL ont continué à fuir vers Kinshasa et qu’il faut les suivre. Avec l’appui total dont ces pays bénéficient dans les médias occidentaux; le départ des troupes rwando-ougando-burundaises vers Kinshasa sera facilement légitimé.

Joseph Kabila doit clairement signifier par ses actes s’il est pour le Congo ou contre le Congo. Dans la situation actuelle de domination et d’occupation de la RDC, il n’y a pas de voie intermédiaire entre les deux.

Le rôle primordial de Joseph Kabila, en tant que Président élu démocratique en République démocratique du Congo est de défendre l’intégrité territoriale de ce pays tant convoité par les ennemis du peuple. Bien au contraire on le voit aller avec sa cohorte de ministres vendus pour faire des combines politiciennes auprès des mêmes criminels qui, grâce au soutien d’une communauté internationale sans scrupules ni moralité, ont tourmenté le peuple congolais pendant plus de 10 ans.

Monsieur Joseph Kabila, l’urgence s’impose de dire ouvertement au peuple Congolais si vous êtes à Kinshasa pour servir le Congo ou pour servir le Rwanda et l’Ouganda. Quoique vous disiez on ne peut le croire que lorsque c’est corroboré par vos actions.

Il est donc impératif que Joseph Kabila prenne sa responsabilité par rapport au peuple qui l’a choisi. Si son gouvernement ne peut pas prendre ses responsabilités pour les intérêts suprêmes du peuple congolais avant tout le reste, alors le peuple aura son dernier mot sur son gouvernement.

Esdras MASAN

Rédacteur en Chef

Grands-Lacs Confidentiel

E-mail: glac_editor@yahoo.com

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