Au début du débat parlementaire consacré à cette opération, premier engagement armé allemand de taille en Afrique noire depuis l’époque coloniale, le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, a lancé: «seul un Congo stable peut empêcher que toute l’Afrique centrale soit abandonnée aux destructions de la guerre». «On ne peut laisser tomber» la Rd actuellement, a-t-il ajouté.
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L’envoi de soldats européens, notamment allemands, en Rdc est indispensable pour stabiliser ce pays au moment des élections et mettre fin à la guerre pour les matières premières qui le ruine, ont plaidé vendredi devant le Bundestag les ministres allemands.
Au début du débat parlementaire consacré à cette opération, premier engagement armé allemand de taille en Afrique noire depuis l’époque coloniale, le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, a lancé: «seul un Congo stable peut empêcher que toute l’Afrique centrale soit abandonnée aux destructions de la guerre». «On ne peut laisser tomber» la Rd actuellement, a-t-il ajouté.
De son côté, la ministre de la Coopération Heidemarie Wieczorek-Zeul a estimé que «rien n’est mieux en mesure d’arrêter la guerre actuelle pour le contrôle des matières premières que le développement et la démocratie. Et rien ne permet mieux aux populations d’obtenir leur juste part des matières premières qu’un Etat qui fonctionne, qui fait cesser les agissements des bandes criminelles».
La ministre a critiqué l’argument de députés de la gauche ex-communiste, hostile à l’opération, selon lesquels la force européenne à laquelle prendront part 780 soldats allemands, serait destinée à assurer le contrôle des matières premières.
Le Parti libéral (Fdp, opposition de droite) a dénoncé les risques incontrôlables d’enlisement de l’opération selon lui.
L’envoi de forces allemandes devrait être approuvé lundi par la chambre basse du Parlement où la grande coalition dispose d’une confortable majorité.
L’intervention de quatre mois de quelque 2.000 soldats de 18 pays européens est destinée à aider les 17.000 hommes de la force de l’Onu, la Monuc, à sécuriser les élections dans ce pays plus vaste que l’Europe, exsangue après une guerre qui a fait plus de trois millions de morts.
A partir des scrutins législatifs et présidentiels, dont le premier tour est prévu le 30 juillet, 500 soldats allemands, assistés par 280 autres affectés à leur suivi médical et au soutien logistique, devraient être affectés à l’agglomération de Kinshasa.
