Une réunion préparatoire précédant une rencontre ministérielle de suivi après la signature de la déclaration sur la paix dans la région des Grands Lacs en novembre dernier à Dar es-Salaam (Tanzanie) s’est ouverte mardi à Kigali, a constaté une journaliste de l’AFP.
Un des objectifs de cette rencontre est de « contribuer à la normalisation des relations entre les pays (signataires) en général, le Rwanda et la RDC (République démocratique du Congo) en particulier », a indiqué à la presse Ibrahima Fall, représentant spécial du secrétaire-général de l’Onu pour les Grands Lacs.
La signature le 20 novembre de la déclaration de Dar es-Salaam avait été suivie d’une brusque montée de tension dans l’est de la RDC, les autorités de Kinshasa accusant le Rwanda d’avoir de nouveau envoyé des troupes dans l’ex-Zaïre pour soutenir des soldats dissidents congolais.
La réunion de Kigali devra également « lancer le processus préparatoire » du deuxième sommet des chefs d’Etat, prévu à Nairobi en novembre, selon M. Fall.
La réunion préparatoire prendra fin le 17 à la mi-journée et sera suivie de la réunion ministérielle les 17 et 18.
Le document de Dar Es Salaam, signé par les chefs d’Etat de la région, s’engage notamment à « empêcher tout soutien direct et indirect » aux groupes armés dans la région, sans toutefois les nommer. Il s’agit essentiellement des rebelles hutus rwandais et burundais réfugiés dans l’est de la RDC.
Le texte, stipule également qu’il faut leur « interdire » de lancer des attaques contre les pays membres mais se garde bien de préciser comment désarmer ces rebelles, qui refusent de l’être par la force et ont toujours privilégié l’option militaire.
La déclaration prévoit également de « mettre en place un cadre régional de sécurité pour la prévention, la gestion et le règlement pacifique des conflits ».
Depuis les indépendances au début des années 60, et plus encore depuis le génocide de 1994 au Rwanda, l’Afrique des Grands Lacs, véritable « poudrière » du continent, a connu un cycle effroyable de guerres civiles et régionales, qui ont fait des millions de morts.
