Quelle différence entre l’époque du parti unique ou les gens devaient penser et faire uniquement ce que les idéologues du Parti Etat débitait à longueur de journée et la démocratie selon nos gouvernants actuels qui tout en autorisant l’expression libre des associations des citoyennes de droits de l’homme, continuent les arrestations arbitraires, les assassinats des innocents et des activistes à travers toute la République démocratique du Congo. Nous vous présentons l’état des lieux de la répression selon les rapports des Parti politique, associations et ONG de défense des droits de l’homme.
‘ JOURNALISTES EN DANGER (JED) LA JED dénonce les nombreuses arrestations, menaces et agressions de journalistes dans les grandes villes. Ceci denote une violation perpetuelle de la liberté de la presse qui est pourtant garanti par les accords du DIC.
Journalistes interpellés, arretés, torturées, et disparus
Le 29 août, Guy Kasombo Kilembwe, rédacteur en chef du journal satirique Pot-pourri, est arrêté par des policiers, suite à la publication d »un article accusant le député Pius Mwabilu, également responsable de la Radiotélévision Groupe L »Avenir (RTGA) et éditeur du quotidien L »Avenir, d »avoir détourné une somme d »argent pour lancer sa chaîne de télévision. Après une garde à vue de 48 heures, le journaliste est transféré, le 31 août, au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK). Il est libéré le 4 septembre.
Le 4 février 2003, Justin Dunia, reporter-photographe pour le journal Au Taux du Jour, est interpellé par des membres de l »Agence nationale des renseignements (ANR) alors qu »il prend des clichés destinés à illustrer un article sur les difficultés de transport dans la capitale. Le journaliste est interrogé et jeté dans une cellule.
Le 11 février, Jules Tambwe Itagali, du journal Uhuru, est interpellé et battu par les Services spéciaux de la police (SSP) à Kinshasa. Son téléphone portable, son appareil photo et son dictaphone lui sont confisqués. On lui reproche d »avoir photographié des policiers qui procédaient à l »interpellation de la secrétaire générale de la Société nationale d »électricité,Mme Tokwahulu.
Le 25 février, Michel Mukebayi Nkoso, directeur de publication de l »hebdomadaire Kin News paraissant à Kinshasa, est interpellé par des policiers. Il est conduit au cachot des SSP à Kin-Mazière, où il est sommé de révéler les sources d »un article intitulé « Matungulu [ex-ministre des Finances] et le million de Joseph à Sony ». Le journaliste y affirmait que le pasteur Sony Kafuta aurait eu un enfant de la sœur jumelle du président Kabila et aurait perçu un million de dollars du chef de l »Etat. Kasongo Mukishi, directeur de la rédaction du journal et cosignataire de l »article, se cache depuis l »arrestation de son collègue.
Le 23 avril, Richard Malango, cameraman de la chaîne de télévision privée Tropicana TV, est interpellé par des membres des SSP alors qu »il couvre une manifestation de l »Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, parti d »opposition). Il est conduit dans les locaux des services spéciaux, à Kin-Mazière (Kinshasa), où il est contraint d »effacer les images prises lors de la manifestation. Le 8 juillet, Delly Bonsange et Kala Kalucha, collaborateurs aux journaux Alerte Plus et Standard Info, sont interpellés par des policiers de Kalamu (commune du centre de Kinshasa). Le premier est arrêté par erreur, la police recherchant en fait sa sœur, Lauriane Bonsange, rédactrice de l »hebdomadaire Alarme. Le second pour avoir protesté contre l »arrestation de son confrère. Ils sont tous deux conduits à l »Inspection provinciale de la police, où ils sont interrogés et relâchés quelques heures plus tard.
Le 6 octobre, Maurice Bokoko et Valère Mulopo Kisweko, respectivement deuxième vice-président et secrétaire général de l »Union de la presse du Congo (UPC), sont interpellés pendant cinq heures à Kinshasa. La police leur reproche de faire obstruction à une enquête visant à trouver l »adresse du journal L »Interprète et celle de son directeur. Les autorités considèrent que la publication a diffusé de fausses informations dans un article sur l »assassinat, fin septembre, d »un directeur des impôts. L »Interprète n »a pas d »adresse réelle et donne celle de l »UPC dans les pages du journal.
Le 4 février 2003, Anton Kolher, chef d »antenne de Radio Okapi, est malmené par des militaires placés sous l »autorité du colonel Bernard Byamungu, à Kindu (est du pays). Ce dernier aurait proféré des menaces de mort à l »encontre du journaliste.
Michel Mukebayi Nkoso et Sage-Fidèle Gayala Ngangu, respectivement directeur et rédacteur en chef du journal privé Congo News, sont enlevés, séquestrés et tabassés, le 5 juin, par des militaires des Forces armées congolaises (FAC) agissant à l »instigation du fils du général Denis Kalume Numbi. Les soldats leur reprochent d »avoir « manqué de respect à l »endroit du fils d »un général ».
Le 23 août, Tsheke Bukasa, du quotidien Le Phare, est bousculé par des policiers et expulsé de l »hôpital général de Kinshasa, où il s »était rendu pour obtenir des informations sur la mort de l »opposant José Mukenge. Début septembre, des hommes non identifiés, suspectés d »appartenir aux services de sécurité, le recherchent activement. Ils rendent plusieurs visites à sa famille et à son employeur pour s »enquérir du journaliste.
Le 27 août, alors qu »il couvre une manifestation de militants réclamant le corps de José Mukenge, Désiré-Israel Kazadi, du quotidien Le Phare, est bastonné par des policiers. L »un d »eux le menace et lui affirme qu »un jour il « paiera le prix pour avoir choisi d »être journaliste ».
Le 25 avril, Jonathan Mutayega, correspondant local de la radio britannique BBC à Uvira (est du pays, près de la frontière du Burundi), est insulté par le commandant Mutebutsi du Rassemblement congolais pour la démocratie, qui l »accuse d »être du côté des Maï-Maï. Régulièrement filé et menacé par téléphone, Jonathan Mutayega est contraint de changer constamment de domicile. Le 27 mai, le journaliste est empêché par les forces de l »ordre de rentrer en République démocratique du Congo, alors qu »il revient du Rwanda. Au motif, selon le chef de la sécurité, que Jonathan Mutayega ne possède pas de carte d »accréditation, alors que celle-ci est réservée aux étrangers. Depuis, le reporter vit à Kigali.
Le 31 août, Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de l »organisation Journaliste en danger (JED), est menacé de mort par le député Pius Mwabilu. Ce dernier accuse JED de partialité au détriment des journaux progouvernementaux.
Le 10 juin, la Radio-télévision Message de Vie (RTMV), chaîne confessionnelle de l »Eglise du pasteur Kutino, cesse d »émettre après avoir été saccagée par des personnes non identifiées. La police, officiellement intervenue pour rétablir l »ordre, saisit les émetteurs de la radio-télévision, qui se trouvent à plus de dix kilomètres de son siège. L »Eglise et la RTMV sont gardées en permanence par des policiers, tandis que le pasteur se réfugie dans la clandestinité.
Le 10 Juin, 2003, Mr. Jean Louis Tshibangu Nkunda, journaliste reporter a ete arrete a la meme date dans l’ exercise de ses fonctions lors de l’arrestation du pasteur kutino fernando au siege la Mission Mondiale Message de vie, pendant que celui ci annoncer le lancement de<< Sauvons le Congo>>. Il a etait arrete’ et detenu a la Prison Centrale CPRK,pendant 7 mois et remise en liberte provisoire au mois de decembre 2003.
Le 20 septembre, la police empêche Ciang Kabiona, cameraman de la chaîne privée Radio-télévision Groupe L »Avenir (RTGA), de filmer l »arrestation d »un garde du corps du ministre congolais du Portefeuille, sous prétexte que seule la presse militaire est habilitée à couvrir ce genre d »incidents.
B. ARRESTATION , DETENTION , ET TORTURES DES MEMBRES DES PARTIS POLITIQUES ET ASSOCIATIONS.
Les membres des partis politiques et associations sont toujours sujets à des arrestations arbitraires, des tortures inhumaines et exécutions sommaires sans compter les harcèlements de tout genre, les enlèvements… Il est important de dire que suite à ces pratiques des autorités beaucoup des gens sont contraints de vivre dans la clandestinité.
Mr Gabriel Ngeleka Kalala qui était chef de travaux a l’université de Lubumbashi et membre actif de l’UDPS en charge de l’éducation de la jeunesse du parti était en pleine réunion du parti avec la jeunesse de l’UDPS en date du 23 décembre 2003, lorsque les services de sécurité de L’ANR lubumbashi l’ont arrêté avec ses deux enfants Senga Michèle et Francois Kasanda . Emprisonné d’abord à la prison de Buluwo il sera transférer ensuite à Kinshasa, au C.P.R K. Lors de l’arrestation l’un de ses fils Mukendi Patrick avait été tué d’une balle dans la tête.
Mr Tshimpanga Donatien et sa femme Muanza Catherine ont été tués le 20 mai 2001 par les militaires du gouvernement de Joseph Kabila au motif d’intelligence avec les rebelles
En sa qualité de Président sectionnaire du M.P.R ville de Kinshasa Lemba et toute sa famille et rechercher par le service de sécurité. Parmi ses enfants, Mr. Ntumba Tshimpanga est porté disparus jusqu’à ce jour. KAMBALA alias Fils, enlevé à l’entrée de l’avenue Zinnias et amené à une destination inconnue
Une cinquantaine de combattantes et combattants arrêtés au lieu de vente des journaux en face de la station service Elf, entrée By Pass à Lemba, à la place ACP sur Tombalbaye à la Gombe et au grand marché de Kinshasa ont été conduits à une destination inconnue. Ils seraient tous transférés à l’ANR/Kinshasa. Lufu/Gare: Deux combattants enlevés et conduits à Matadi par les agents de l’ANR/Matadi en mission à LUFU/Gare
A Kisangani Arrestation et détention du Président du Comité Fédéral de l’ UDPS, Mr RAMAZANI.
Madame Marie Paul Kapinga a été arrêtée depuis le 21 Juin 2004 à Kisangani, elle sera détenue à L’ ANR Kisangani suite à la marche de protestation organisé contre le gouvernement de transition afin d »éxiger la liberation de leurs maris et enfants arrêtés arbitrairement par les services de sécurité du Gouvernement de Transition. Une trentaine des femmes avaient participé à la manifestation; la police procédera à plusieurs arrestations et malheureusement dans de telles situations beaucoup de femmes ont été violées .
