Depuis le début des manifestations de Mbuji Mayi le mardi 17 juin dernier, le calme n’est pas revenu. Le Gouverneur Mlc de la capitale de la province du Kasaï Oriental accuse l’Udps d’avoir commandité la destruction des permanences des partis politiques au pouvoir, à savoir le Pprd du Président de la République et le Mlc du vice président chargé de l’Economie et des Finances. Le Gouverneur Kanku affirme que sa femme peut témoigner de l’endroit où il était la nuit de l’incendie du siège de l’Udps alors qu’il est à son tour accusé d’avoir incendié la permanence de l’Udps.
La révolution a commencé. La population de Mbuji Mayi a pris le devant dans le soulèvement que nous avons appelé de tous nos vœux lors du Congrès mondial des Congolais de la diaspora. L’appel a la révolution que l’on retrouve dans toutes les discussions sur Internet et dans les lieux de rencontre des Congolais tant à l’Etranger qu’à l’Intérieur du pays a trouver un écho à Mbuji Mayi.
A Mbuji Mayi, le peuple acquis au changement a commencé la pression révolutionnaire. Nous osons croire que le reste des patriotes suivront, vu le bien fondé de l’action. Notre libération dépend de nous. La fin du 1+4 dépend de nous. Le monde nous regarde. C’est plus simple d’accuser l’UDPS afin de réduire le mouvement en un combat politique d’un homme en mal de pouvoir pour lui et son parti, que d’avouer que la révolte est populaire.
Les patriotes acquis au changement et qui ne sont pas membres de l’UDPS doivent se manifester maintenant et revendiquer à leur tour la responsabilité de ce qui se passe à Mbuji Mayi. Cette attitude permettra aux combattants qui sont au front de se sentir moins isolés. Nous débordons tous d’éloquence dans les forums de discussion pour parler de la révolution, il est temps de passer à l’acte, et de défendre ceux qui se battent pour nous. Il faut montrer au pouvoir que nous assumons les actes de notre peuple et sommes prêts à en assumer les conséquences.
C’est maintenant que nous devons montrer que notre détermination est à la hauteur de l’éloquence dont nous faisons étalage lors des congrès, dans des salons cossus à travers le monde. Le bras de fer à commencer, montrons à notre peuple de quoi nous sommes capables. Des Congolais résistent :
politiques, associations, groupes de pression… soutenez-les. Cette fois-ci c’est sérieux.
Finis les discours, empruntons le chemin des barricades avec le peuple. Le tsunami est là ! Pour les soutenir nous demandons à tout congolais quelque soit le pays où il se trouve de rejoindre l’ambassade du Congo de son pays de résidence afin d’y faire une manifestation silencieuse. Depuis un certain temps, votre site d’informations a relayé les programmes de plusieurs associations en Afrique, Europe et Amérique (Londres, Tokyo, Bruxelles, Washington, Zimbabwe,…
Le Gouvernement en place a failli dans ses objectifs. Rester silencieux, c’est pardonner. Et pardonner aussi facilement, c’est tolérer une autre faute.
La vérité est unique, mais ses interprétations sont multiples. A chacun sa vérité selon ses convictions. Le but ultime, c’est que chacun de nous recouvre sa dignité en tant que citoyen d’un pays qui fait partie du concert des nations.
Vive la révolution !
