MALU MALU dirige la CEI comme un Kimalu-malu. 836

(Muanacongo 24/04/2006)
Alors qu’on attend la publication définitive (1er et 2e tour des présidentielles + les législatives) du calendrier électoral, Mr l’abbé vient de lancer la campagne électorale en violation flagrante de l’article 28 de l’une des deux constitutions de la transition; quel pays!

Une fois de plus, ce prêtre catholique, devenu politicien par la force de chose, est réconforté dans sa position par la bagatelle de 6 milles dollars US que lui offre gracieusement et mensuellement la « communauté internationale » du bouillant capitaine international Louis michel. Avec cette ceinture de sécurité financière, Mr l’abbé Malu-Malu se sent pousser des ailes, il se croit même souverain au point d’annoncer arbitrairement et avec une légèreté non moins déconcertante le début de la campagne électorale avant de se rétracter (Oh! la boulette! mais quel con!).

Il dirige vraiment la CEI comme un KIMALU-MALU.

Pour ceux qui s’en souviennent encore, le kimalu-malu est cette espèce de véhicule fourgonette destiné à transporter la marchandise ou au pire du bétail. A Kinshasa, on retrouve à bord de kimalu-malu des personnes assises sur les planches en bois, dans la partie arrière de l’automobile devenu par le génie congolais le moyen de transport en commun le plus utilisé. Le comble dans cette histoire est que les passagers ne voient pas le chemin par où ils vont. Ces personnes sont à la merci du conducteur par ses moindres faits et gestes; freinage brusque et secousses dus certainement à l’état calamiteux des routes de la capitale. Il suffit par exemple que le conducteur de kimalu-malu freine brusquement à tort ou à raison pour que toute la masse « des clients » assise à l’arrière soit balancée vers l’avant du véhicule sous l’effet de la force qui résulte de ce mouvement.

Dans les kimalu-malu, les passagers n’ont pas droit à la ceinture de sécurité parce que cela n’existe pas. En cas d’accident, il faut avoir le réflexe de s’accrocher fort à une des barres métalliques de la carrosserie ou prier afin que le saint esprit serve de ceinture de protection pour ne pas subir le sort du projectile dans un mouvement balistique. En réalité, le kimalu-malu, moyen de transport par excellence, héritage du Zaïre de Mobutu de triste mémoire est un cercueil ambulant.

Aujourd’hui, le curé de la CEI se permet de conduire cette instance exactement comme un conducteur de kimalu-malu avec tout le danger que cela comporte pour les passagers qui est le peuple congolais. Nous savons qu’avec les 6.000 dollars Us qu’il consomme chaque mois, il est aux antipodes de son homologue curé de Cucugnan qui n’avait d’yeux que pour ses cucugnanais.
L’abbé Malu-Malu a même pris du poids tant il est vrai qu’avec 6.000 dollar Us chaque mois, on ne peut que manger à sa faim dans un pays où plus de la moitié de la population (+/- 26 millions d’électeurs) vit avec moins d’un dollar par jour. Le curé a oublié ses fidèles puisqu’il joue dans la cour des grands. C’est vrai, il a touché la main de Louis Michel, Kofi Annan, Guy de Belgique etc.

Nous savons tous que le 30 juin 2006, nous n’aurons pas des dirigeants élus car pas d’élections. Rien que pour non respect de cette date, et aussi pour avoir lancé la campagne sans publier au préalable le calendrier électoral, ajouter à cela toutes vos bêtises et erreur d’appréciation; vous devez avoir le courage très cher curé de DEMISSIONNER. Si vous ne le faites pas, alors la société civile doit prendre ses responsabilités et désigner un autre président à votre place. L’église catholique devra se désolidariser de vous publiquement par crainte d’endosser vos innombrables gaffes.

Mr l’abbé, vous ne faites plus autour de votre personne un consensus, or c’est sans doute pour cela que vous avez été choisi afin de conduire le peuple aux élections dans la concorde. Quel est ce prêtre qui conduit son peuple sans avoir réussi à le réconcilier avec lui-même. Honte à vous parce qu’en tant qu’homme de Dieu vous devriez réussir là où le politique a échoué mais vous avez fait pire que le politique.

Alors mon cher abbé, lorsque le kimalu-malu est conduit par Malu-Malu, il reste « ki »?

Bruxelles, le 21 avril 2006

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