Lutte contre la corruption : Le gouvernement instaure le principe de tolérance zéro 1648

Le Premier ministre, M. Antoine Gizenga a édifié les membres de l’Assemblée nationale sur les mécanismes projetés pour envisager, de manière efficace, la lutte contre la corruption. C’était le samedi dernier, dans son discours-réponse aux préoccupations exprimées par les députés.
Journal L’Avenir, dimache 4 mars 2007

Dans le contexte de la relance économique, le Premier ministre a fait comprendre que la méforme dans ce secteur est incompatible avec la création des emplois. « Instaurer un principe de tolérance zéro en matière de corruption, afin d’installer un climat propice à la création des emplois (…). Outre les éléments relevés dans le contrat de bonne gouvernance qui a trait à la transparence, tant dans la gestion financière que dans celle des ressources naturelles, le ministre de la Justice aura pour tâche de mettre un terme à l’impunité qui gangrène la société congolaise. La lutte contre la corruption et l’impunité signifie la sanction. Le gouvernement rejoint le Président de la République qui a affirmé : « Les portes de la prison seront largement ouvertes… ».

Ainsi, tout détourneur des deniers publics, tout corrompu devront restituer les biens détournés et réparer le forfait », a dit l’orateur. Il est également d’avis, dans le même ordre d’idées, que le renforcement de la discipline et la multiplication des inspections dans des services subalternes, seront des éléments de réussite déterminants. La confiance qu’éprouve le Premier ministre rejoint les préoccupations exprimées par le Président de la République, dans son discours d’investiture. « Le Congo ne peut se relever si nous n’observons pas certaines règles devenues universelles, du fait de la mondialisation. Aussi mon mandat aura-t-il également comme socle, la trilogie bonne gouvernance- démocratie- respect des droits de l’homme, qui sont les piliers principaux de la gestion moderne de l’Etat et de la coopération entre les nations », a-t-il affirmé.

Depuis un temps, en RD Congo, le virus de la corruption n’agit plus seulement au niveau individuel, mais aussi et surtout institutionnel. Au moment où la corruption sévit en RD Congo avec une telle ampleur, l’avènement d’un Etat de droit place davantage le souverain primaire devant ses responsabilités. Ceci fait penser au volet de la démocratie sur le « pouvoir par le peuple ». Ce dernier exerce son pouvoir par ses élus à l’Assemblée nationale, organe de contrôle démocratique des institutions. C’est, conscient de la réalité que le Premier ministre appelle l’Assemblée nationale à une collaboration fructueuse. « Honorables députés, ce n’est que lorsque vous lui apporterez votre engagement et votre soutien actifs que mon gouvernement sera plus efficace et que la RD Congo jouera à nouveau un rôle de premier plan au cœur de notre continent et dans le monde. Vous êtes la voix des 60 millions de Congolaises et de Congolais. J’ai besoin de votre soutien », a-t-il souligné.

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