Le lotoko est une boisson artisanale qui est fabriqué à Kinshasa et qui se vend à moindre prix pour tous ceux qui ne peuvent s’acheter la vraie bière qui coûte en moyenne 1 $.
Il ne faut plus avoir beaucoup de sous pour s’enivrer à Kinshasa. Après que nous vous ayons parlé des whiskies vendus par des sujets libanais dans notre pays, nous vous parlons aujourd’hui d’une boisson fabriquée par les congolais. De plus en plus des vieux et jeunes se retrouvent dans des bistrots où ne sont vendus que des boissons fabriquées artisanalement. Le lotoko est cette boisson qui se vent dans des bouteilles de Coca est dont la dose d’alcool n’est jamais connu. Une personne adulte ne peut pas à lui seule consommer toute une bouteille de coca de cette boisson. Cela montre à quel point le niveau d’alcool de cette boisson est élevé. Elle est vendue clandestinement parce que interdit par les autorités municipales. Bien que la vente de cette boisson soit interdite, personne à Kinshasa n’ignore les adresses des lieux où sont vendus cette boisson. Les militaires, les fonctionnaires de l’Etat, les chômeurs, tous viennent parler de la politique aux heures du soir devant leurs bouteilles de coca remplies de cette boisson.
Les médecins ont demandé à la population de ne plus consommer cette bière qui a emporté beaucoup de ceux qui en raffolaient mais ceux-ci ne sont pas écoutés parce que quand on ne peut pas s’acheter une bière à 1$ autant se rabattre sur celle qui ne coûte rien.
Cette boisson qui est fabriquée à base des maïs est originaire de la province de l’Equateur où elle est appelée ‘’Agene’’. Cette boisson a pris de l’ampleur grâce aux militaires des forces armées zaïroises (FAZ) qui étaient en majorité de la province de l’Equateur pendant le régime du président Mobutu. Les militaires du maréchal Mobutu n’était plus bien rémunérer surtout au temps du déclin du pouvoir de celui-ci et pour noyer leurs soucis, les militaires avaient recouru à cette boisson qui les mettaient dans tous les états. Dans tous les camps militaires, il ne manquait pas une fabrique de cette boisson et s’il arrivait que les autorités militaires interdisent la fabrication de celle-ci, les militaires recouraient aux fabriques de la cité.
Aujourd’hui encore, cette boisson a gardé sa popularité dans cette couche de la population, très souvent celle défavorisée qui ne peut pas consommer la bonne bière fabriquée par les brasseries du pays.
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