Après les mamans Lomé, Lagos (commerçantes qui se rendaient à Lomé ou Lagos achetaient des produits et les revendaient à Kinshasa vers les années 80), d’autres ont pris le relais mais cette fois-ci à destination de l’Asie. La capitale congolaise est envahie subitement par les produits asiatiques. Les chinois particulièrement ayant vu que la république démocratique du Congo était un marché propice pour l’écoulement de leurs produits ont ouvert des magasins à Kinshasa.
Actuellement à Kinshasa, peu de famille peut affirmer ne pas avoir un bien qui provienne de l’Asie. Cela va de l’habillement, des outils de travail… on entend plus parler des mamans Lomé, Lagos, elles ont disparu laissant la pace à la nouvelle génération qui a choisi l’Asie pour des produits divers. La chine par exemple vend pour toutes les classes sociales. Nous avons interrogé Bibiche Imbanza commerçante qui se rend très souvent en Chine et qui nous a parlé des différentes qualités des produits chinois. Elle nous a parlé de trois catégories des produits que l’on peut trouver sur le marché asiatique et chinois en particulier. La première catégorie est celle des produits que le fonctionnaire congolais peut acheter sans difficulté. Là, il s’agit des produits tels qu’une radio à 10$, des chaussures à moins de 10$, des vêtements encore moins cher. A ça il faut ajouter tout ce dont une famille peut avoir besoin. La deuxième catégorie est celle de la classe moyenne, là les prix montent et la qualité aussi. Il faut noter que les produits de la première catégorie ne dur pas longtemps. Une radio de la deuxième catégorie peut déjà avoir un lecteur CD et VCD et peut coûter 100$ et là on voit bien que le congolais moyen ne peut pas s’offrir un tel luxe. Un réfrigérateur de cette catégorie peut aller jusqu’à 250$. La troisième catégorie est celle des produits d’une très bonne qualité mais coûtant excessivement cher. Dans cette catégorie, vous avez une télévision à 1000$ et des salons (fauteuils) à 1500$. Cette catégorie à Kinshasa est considérée comme celle des riches. Bibiche Imbanza qui nous a livré ce que sont les marchés asiatiques a dit n’avoir jamais acheté les produits de la troisième catégorie parce qu’ils sont difficiles à écouler. Très souvent, elle fait le mélange des produits de la deuxième et première catégorie. Avec la crise qui secoue le pays, il est presque impossible de vendre cache, dès que nous avons les produits, nous donnons à crédit à ns clients qui nous payent progressivement. Actuellement, nous avons apporté de la chine, des cartables, des uniformes pour les enfants en âge d’aller à l’école. Bibiche Imbanza a ajuté que les produits asiatiques et chinois en particulier vont envahir le monde entier d’ici une dizaine d’année.
