D’après un membre de la commission électorale : « Le gouvernement de Kinshasa ne montre aucun signe de préparation des élections. »
A 6 mois de la fin de la transition, on ne remarque aucun signe de préparatifs des élections. Tant du côté du gouvernement que de l’opposition politique, les activités politiques se déroulent normalement. Tous les regards semblent tournés vers l’Est. C’est là bas que les signes d’une nouvelle agression rwando-ougandaise sont visibles.
Les étudiants de différentes insitutions de la capitale ont prévu de manifester très prochainement pour accuser et protester contre cette nouvelle agression. Personne ne semble se préoccuper des élections. Et pourtant, ils sont prévus dans 5 mois.
Pour un peuple qui n’a jamais eu des élections, l’inquiétude devrait se faire sentir. 60 millions d’habitant à récenser. Constituer le corps des électeurs, présenter les candidats, battre campagne. Serait-ce un jeu des dirigeants en place ? Déjà on pointe du doigt la nouvelle guerre d’agression qui s’annonce à l’est. « C’est une mascarade pour justifier l’application du sursis de 6 mois prévu dans les accords de Sun City », nous confie un citoyen avisé.
Les autorités politiques en place voudraient convaincre la population de sa capacité à maîtriser certaines situations, avant les élections. Après avoir passé leur temps à ne pas faire ce que nous attendions d’eux, ces messieurs voudraient aujourd’hui nous convaincre qu’ils ont subitement pris conscience des problemes graves que nous vivons.
Espérons que le peuple comprendra qu’il ne doit pas accorder un sursis à ce gouvernement, à la fin de son mandat officiel.
