Le sens profond de la recré… 1572

BDK (Bundu Dia Kongo) premier test premier échec pour la démocratie selon Armand De Decker et son mentor Louis Michel.

Pendant que Armand de Decker, ministre de la cooperation belge annonçait avec grand pompe la multiplication par deux du crédit alloué à la RDC pour « son développement », le regime fraichement élu après 40 ans de non-élection au congo reprimait à l’arme lourde des manifestations non-violentes organisées par BDK pour protester contre la corruption avérée qui a caracterisé l’élection des gouverneurs des provinces au second degrés.

Beaucoup des promesses ont été faite à la population sur l’avancé démocratique que represente ces élections au suffrage universelle des autorités du pays. Candidement le ministre des affaires étrangères belge Mr Karel de gucht très critique et incredule sur la capacités des autorités congolaises à diriger leur pays s’est fait convaincre par des promesses de renouvellemnt de la classe politique grâce aux élections qu’il était invité à soutenir.

Une radioscopie rapide des élus à ces éléctions nous indique que de reouvellement il n’y a point eu. Ces sont les mêmes qui sont revenus dans leur grandes majorités. Nous assistons au retour des « dynosaures » de la pire espèce, comme nous tenons à notre vie pour le moment, on preferera ne pas citer des exemples.

Pourquoi est-ce que ce renouvellement auquel il était logique de s’attendre n’a pas eu lieu?

La corruption de la classe politique, la corruption de la société, la corruption des mentalités, la corruption des moeurs, la corruption des idéologies… cette donnée que tout congolais connait, que nous congolais sommes obligé de vivre avec depuis que le Congo a rencontré la Belgique, cette corruption est ignoré dans les calculs de tous les donneurs de leçons et bienfaiteurs de l’humanité ou du developpement.

La corruption est-elle réellement ignoré ou bien l’entretient-on pour des visées néo-colonialiste ou dominatrice?

Stanley a corrompu des chef locaux pour leur faire signer des documents cédant leur souveraineté à Leopold II. Bien évidemment cela a été appellé pudiquement « cadeau ». Mobutu, Tshombe et les autres ont été corrompu pour venger l’honneur du roi de la Belgique bafouer par Lumumba, pretexte bien sur car son élimination était decidée depuis bien avant son fameux discours outrancier vis-à-vis de la monarchie…

Et la fin de la recréation de Joseph Kabila dans tout ça…

En sifflant la fin de recréation, beaucoup des gens qui y ont candidement cru, pensait qu’il allait s’attaquer à la corruption, ce mal qui est à la base de tous les malheurs du peuple congolais comme évoqué plus haut. Et de fait c’est ce qu’il a proné dans son discours d’investiture. Et le premier ministre du gouvernement en gestation depuis bientôt deux mois n’a pas déclaré moins en faisant de la corruption le critère de base pour être ministre (toutes les personnes qui ont trempé dans des crimes économique sont non-admis dans le gouvernement, critère qui a vidé le rang des candidats ministres, pour vous dire à quel point…).
Comment, dans ces conditions, comprendre qu’on mitraille des manifestants justement anti-corruption? Comment justifier dans ces conditions le raz de marrée de l’AMP (alliance pour la majorité presidentielle) dans les élections provinciales, acquises en majorité grâce à la corruption? Et enfin comment comprendre que la Belgique par son ministre de la cooperation octroie plus de moyen à un gouvernement aussi corrompu et ce sans rendre publique les gardes fous mis en place pour proteger les intérêts des populations qui devront rembourser ce credit à la longue?

Une manifestation aura lieu à bruxelles en l’honneur de toutes les victimes de la repression sanglante du Bas-Congo. Nous vous en dirons plus dans les jours à venir…

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