Le Procureur Général de la République, Tshimanga Mukeba jette un pavé dans la mare : « Aucun mandat 1731

Bien que tout le monde en parle, le mandat d’arrêt lancé contre le président national du MLC, M. Jean-Pierre Bemba Gombo, ressemble plus à un simple souhait.

A en croire le Procureur Général de la République, M. Tshimanga Mukeba, aucun mandat d’arrêt n’a été lancé contre le « Chairman ». Bien plus, à croire ce haut magistrat; ce n’est qu’après les investigations, et lorsque le Sénat aura levé l’immunité parlementaire du président de l’Union pour la Nation (UN), que nous serons en mesure de signer un mandat d’arrêt international.

Aucun mandat d‘arrêt n’a été lancé en République dé­mocratique du Congo contre l’opposant Jean-Pierre Bemba, accusé de haute tra­hison par le gouvernement à la suite des violents affronte­ments du mois dernier à Kinshasa, a affirmé mardi le pro­cureur de l’Etat.

Tshimanga Mukeba a pré­cisé que l’enquête sur le rôle de l’ancien chef rebelle dans ces violences n’était pas boucléee. « Si le gouvernement a pris position, je n’y ai pas été associé », a dit le magistrat à l’agence Reuters. « Nous en sommes encore au stade des investigations. « Lors­que nous aurons terminé, il reviendra au Sénat de lever son immunité (ndlr, Bemba est élu à la chambre haute du parlement), à ce moment­ là, nous serons en mesure de signer un mandat d’arrêt inter­national », a ajouté le procu­reur de l’Etat.

Les combats entre les forces gouvernementales congolaises et la garde rap­prochée de Bemba ont fait « jusqu’à 600 morts les 22 et 23 mars à Kinshasa. Plu­sieurs ministres du gouvernement de Joseph Kabila avaient alors annoncé que Bemba était poursuivi pour haute trahison pour avoir in­cité au soulèvement.

L’adversaire malheureux de Kabila à l’élection prési­dentielle d’octobre 2006 s’est réfugié dans l’Ambassade d’Afrique du Sud à Kinshasa. Le Portugal a accepté qu’il se rende sur son territoire avec sa famille, mais n’a pas en­core reçu une autorisation écrite du pouvoir congolais permettant à Bemba de par­tir.

Appel au dialogue

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé mardi toutes les parties prenantes au conflit en République démocrati­que du Congo (RDC), récem­ment secouée par de violents affrontements, à dialoguer et trouver une solution négociée à leurs différends dans le res­pect de la loi.

Le Conseil regrette « l’usage de la force, au lieu du dialogue », après les combats meurtriers des 22 et 23 mars à Kinshasa entre l’armée ré­gulière et la garde rapprochée de l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, a déclaré l’Ambassadeur du Royaume-­Uni à l’ONU, Emyr Jones Parry, qui préside le Conseil en avril. « Il rappelle toutes les parties à cher­cher des solutions (…) dans le respect de la Constitution et de la loi », ajoute la décla­ration. « Il appelle le gouver­nement à respecter l’espace et le rôle attribués aux diffé­rents partis par la Constitu­tion, afin d’assurer leur parti­cipation au débat politique na­tional », a poursuivi M. Jones Parry.

La garde rapprochée de M. Bemba, chef du premier parti d’opposition en RDC, a été totalement défaite par l’armée régulière, à l’issue de deux jours de violences qui ont fait plus de 200 morts, selon des sources diplomatiques. De­puis, M. Bemba est réfugié à l’ambassade d’Afrique du Sud à Kinshasa.

Les violences ont eu pour origine le refus de M. Bemba, adversaire malheureux de Jo­seph Kabila à l’élection présidentielle de 2006, de laisser intégrer ses hommes à l’armée nationale, par souci de sa propre sécurité. Le gouvernement accuse M. Bemba, chef d’une ex-rébel­lion muée en parti politique à la fin de la dernière guerre en RDC (1998-2003), d’avoir entretenu une milice. Dans sa déclaration, le Conseil de Sécurité émet également le souhait que ses hommes soient intégrés à l’armée régulière où démobilisés.

Reuter/Forum des As

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