L’institut néerlandais pour l’Afrique australe, Niza en sigle, dénonce le flux financier dont bénéficie le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, parti du président Joseph Kabila, de la part de certaines entreprises au Katanga. L’ONG soutient aussi que certains financements émanent du portefeuille de l’Etat, rapporte radiookapi.net
Pour preuve, l’ONG néerlandaise brandit une lettre signée par le président du Pprd/Katanga, adressée au secrétaire général de ce parti et dans laquelle sont mentionnés les donateurs de ce parti dans la province.
En effet, dans un rapport de 80 pages intitulé «L’Etat contre le peuple, la gouvernance, l’exploitation minière et le régime transitoire en République Démocratique du congo», l’ONG Niza reprend la lettre du bureau du conseil provincial dont l’ objet est : la dynamique du Pprd/Katanga. Dix-sept noms des mandataires et de deux grandes entreprises locales, la Gécamines et la Société nationale des chemins de fer du Congo, (SNCC) et ceux des responsables d’entreprises oeuvrant au Katanga comme Somika ou Société East China sont cités.
De son côté, Richard Muyej Manguez Mans, le président fédéral du Pprd /Katanga, ne trouve rien d’anormal dans cette démarche. Il soutient : « Il est interdit à tout parti politique de chercher de financement auprès des entreprises publiques. Mais la lettre ne cite pas les entreprises publiques. Par contre, elle cite des personnalités congolaises qui étaient en ce moment-là mandataires dans ces entreprises publiques.»
M. Muyej allègue même que ces personnes ont cotisé de leur poche, de leur salaire et non pas de la caisse de l’Etat.
L’Association des droits humains, Ashado/Katanga qui a distribué ce rapport voit dans cette manoeuvre une stratégie prise pour protéger certaines entreprises citées autrefois par certains rapports dans le pillage des ressources naturelles de la RDC. Jean Claude Katende, président de l’Ashado/Katanga enfonce le clou en ces termes : «Et vous allez voir que les entreprises citées dans ce rapport sont celles qui sont installées ici contre la volonté de la majorité des populations du Katanga et ces sont des entreprises qui ont bénéficié des contrats léonins.»
Par ailleurs, la lettre évoquée par l’ONG Niza précise que cette cotisation s’inscrit dans le cadre de la mobilisation des ressources pour animer la la vie du parti
