Le comité international d’accompagnement de la transition a demandé au gouvernement de cantonner les FARDC avant et pendant les élections. Le CIAT dans son entendement voudrait que les élections se passent dans un climat de sérénité et aussi pour assurer le caractère apolitique des forces armées congolaises.
Cette idée pourtant géniale n’a pas plu au PPRD parti du chef de l’Etat. Le ministre de l’information et presse, Henri Mova Sakani qui en même temps est porte parole du gouvernement a déclaré que les FARDC n’ont jusqu’ici pas été à l’origine d’un comportement susceptible de compromettre le déroulement du processus électoral. Pour ce dernier, les forces armées congolaises ne sont pas un obstacle pour la bonne tenue des élections. D’aucun pense que le PPRD avait un autre plan au cas où il perdrait les élections parce que personne n’ignore que le pouvoir en place à une certaine emprise sur l’armée et celle-ci peut l’aider à prendre le pouvoir même par force.
L’expérience a montré qu’en Afrique ceux qui organisent les élections les emportent haut la main. La présence des FARDC dans les bureaux de vote ou sur les routes des bureaux de vote ne donnera pas confiance aux potentiels électeurs d’aller voter étant donné leur comportement que toute la population connaît.
A ce même sujet, le vice président chargé de la commission Défense et sécurité Azarias Ruberwa pense que l’idée du cantonnement des FARDC est une bonne idée et cela sera une garantie pour le candidat qui va être élu parce que tout le monde aura vu que c’est dans la transparence qu’il a été voté. Lors de son passage à Bunia, il a déclaré sur les antennes de la radio Okapi :’’ Je suis d’un point de vue favorable évidemment. L’une des meilleures garanties dans les pays africains, c’est cela. Mais si quelqu’un a la possibilité de recourir à telle ou telle force, qui qu’il soit, quels que soient les résultats, il ne sera pas en mesure de les appliquer, de s’y soumettre. Donc, comme démocrate, je suis d’emblée favorable à la réduction de la potentialité de confisquer les résultats des élections par un candidat qui pourrait recourir aux FARDC ou à la GSSP’’.
Les partisans du président sortant Joseph Kabila déclarent sur tous les médias que leur candidat gagnera au premier tour des élections ; et si c’est la cas pourquoi avoir peur à l’idée de cantonner les FARDC. Le peuple congolais a déjà compris le jeu et plus rien ne sera comme avant.
