Le peuple congolais, en général, et les enfants de Kongolo (voir article repris par digitalcongo.net dans sa livraison du 23.05.05), en particulier, se posent, sérieusement, la question de savoir d’où sort l’argent avec lequel le Président J. Kabila, à l’image de ses deux prédécesseurs, se procure ce qu’il distribue ça et la – en vue, prétendument, de venir en aide aux populations en détresse. Populations qui, malgré elles, sont victimes, quelle ironie du sort ( ?), de la politique que le Chef de l’Etat congolais et ses coreligionnaires du RCD, MLC et d’autres groupes politico-militaires n’ont de cesse d’appliquer.
Sûrement pas du patrimoine familial ou privé…
Ce qui est vrai – et (ce) que d’aucuns ne veulent pas, pour des raisons occultes et de la cause qu’ils défendent, sans discontinuer, reconnaître -, c’est que ces cadeaux ponctuels et empoisonnés ne vont jamais apporter des éléments de solution durable aux multiples problèmes qui se posent, dans maints domaines, à notre pays.
Ce que les Congolaises et les Congolais souhaitent et attendent fermement est que l’on mette à leur disposition les infrastructures nécessaires et viables afin qu’ils se prennent, personnellement, en charge – s’assurant, un tant soit peu, ainsi (et à leurs familles) un mieux-vivre.
Avec beaucoup de sagesse, les Chinois disent qu' »il ne faut pas se contenter de donner du poisson à quelqu’un, il vaut mieux lui apprendre comment sortir le poisson de l’eau… ».
Aussi longtemps que ceux qui se sont, sur le dos et au détriment du peuple congolais, taillé une place de choix sur l’échiquier d’aisance de la République continueront à nager dans l’opulence dont l’ostentation se passe de commentaires, les oubliés de la multiforme crise congolaise qui perdure au-delà de sa visibilité médiatique et les naufragés de la prétendue libération afdélienne, mlcienne, pprdienne et rcdienne auront, encore pour longtemps, du mal à sortir de l’auberge…
Je me permets, ici, de remettre en mémoire les déclarations faites, le 12.05.05, par la Secrétaire d’Etat américaine devant la sous-commission du Sénat américain en charge des opérations étrangères, déclarations mettant en doute la capacité du gouvernement de Kinshasa d’engager une Transition politique vers les élections libres, transparentes et démocratiques. Ce que d’aucuns, dans cet ordre des choses, cherchent à passer sous silence, c’est le caractère similaire qui met en rapport la déclaration ci-haut citée et la déposition du Ministre belge des Affaires étrangères devant le Sénat belge qualifiant l’Etat congolais d’un « Etat raté ».
Qui a peur de l’association d’idées ?
On peut aisément – une fois, deux fois, même trois fois -, tromper le peuple. Cependant, on ne peut pas le faire éternellement car sa réponse dictée par son tempérament, à l’occasion, colérique, comme l’ont montré les événements en Ukraine et en Georgie, pour ne citer que ces deux exemples, et du fait de son foudroiement, peut, à l’imitation du Tsunami, tout évacuer, tout emporter lors son passage.
A bon entendeur, salut…
Tiré du site Internet: www.kongo-kinshasa.de
