Le directeur adjoint de campagne de Jean-Pierre Bemba, le pasteur Théodore Ngoy, a été évacué le 20 octobre 2006, du Park Hôtel de Lubumbashi, par des éléments de la Monuc. Et pour cause. Il a été harcelé par des partisans du président Joseph Kabila, renseigne un correspondant de l’AFP, cité par la Mission de l’Onu en RDC.
Selon la source, trois blindés de la Monuc et deux jeeps de la police ont été déployées en fin de matinée autour du Park Hôtel, situé en plein centre du chef-lieu de la province du Katanga, pour procéder à l’évacuation du pasteur Théodore Ngoy.
Embarqué à bord d’un blindé de la Monuc avec deux de ses gardes du corps, la victime d’abord été conduit au siège de la Monuc de Lubumbashi avant d’être emmené dans un lieu plus sécurisant, renseigne la même source.
Avant ces incidents, dans la nuit de jeudi à vendredi, des dizaines de militants de l’Union des nationalistes et fédéralistes du Congo (Unafec), l’un des partis politiques qui soutient la candidature de J. Kabila, avaient encerclé le Park Hôtel et réclamé le départ du pasteur Ngoy.
Par ailleurs, les informations en provenance de la capitale du cuivre font état d’une intolérance politique allant jusqu’à la destruction des affiches et posters à l’effigie du candidat Jean-Pierre Bemba. A ce sujet, notre source précise que certaines affiches sont soit arrachées, soit souillées de peinture noire dans plusieurs quartiers de la ville de Lubumbashi.
Aux dernières nouvelles, nous apprenons que le directeur adjoint de campagne de Bemba a été reçu par le gouverneur de la province du Katanga, Kisula Ngoy.
Dans le but de préserver la paix dans son entité et permettre à Théodore Ngoy de battre campagne en faveur du leader de l’Union pour la Nation, le chef de l’exécutif provincial a demandé à ce dernier de battre la campagne en faveur de son candidat, mais en respectant le chef de l’Etat dans ses propos. Hormis le n°1 du Katanga, pasteur Ngoy a échangé également avec les responsables de l’Unafec. Pour un avenir meilleur, les deux parties ont trouvé un modus vivendi.
Le même message a été répercuté par les prêtres catholiques du Katanga qui souhaite voir le processus électoral en cours atterrir dans un climat apaisé.
