Ce 02 avril 2006 constitue la date de fin d’enregistrement des candidatures pour les élections présidentielles et législatives en République Démocratique du Congo. Ce délai qui est déjà une rallonge du premier qui était fixé au 23 mars 2006, montre à suffisance les libertés que s’octroie la commission électorale indépendante dans la gestion de tout ce qui est lié à ces élections.
Depuis le début du processus électorale aucune date n’a été donnée et respectée sans au moins un ou deux rallonge qui finalement ne résout rien et ne sert pas à faire progresser la sérénité dans le processus. Alors que tout le monde clame que le processus doit être inclusif, il se trouve que la CEI et ses mentors tapis dans l’ombre traite de manière exclusive les exigences des uns et des autres.
La CEI s’est substitué au gouvernement et même au parlement pour décidé des solutions à prendre dans les questions politique. On voit la CEI opposé son veto catégorique à l’ouverture des bureaux d’enrôlement, appuyé en cela par les autorités du monde entier qui viennent en tourisme au Congo. Et dans un reportage télévisé nous voyons un cadre de la CEI au Katanga, près de la ville de DUBIE où se trouve des déplacé suite aux conflits entre les Maï-Maï et les FARDC. Nous voyons donc lors de ce reportage un responsable de la CEI déclaré venir étudier dans quelle mesure il peut permettre que ces déplacés participe aussi aux élections. Qui dit voter sous-entend aussi s’enrôler, car le conflit dans cette région ne date pas d’hier, et rien ne nous dit que ces personnes ont été enrôlées…
En regardant le traitement des deux dossiers, on se rend compte que le refus de traiter le cas des personnes qui ne se sont pas enrôlés lors des premiers enrôlements (pour Kinshasa en juillet 2005) est une sanction politique de la part de la CEI contre exclusivement l’UDPS. On pourrait décemment considérer que cela est fait à dessein pour faire payer à ce parti son appel au boycott de l’enrôlement, et du référendum.
Dans ces conditions, il est tout à fait légitime que l’UDPS se sentant rejeté, choisisse donc de ne pas embarquer, selon la formule de son président « par la fenêtre » dans un processus ou il n’est pas le bienvenue. La grande équation que tous les combattants se posent est :
Quelle alternative propose l’UDPS ?
Le peuple veut voter, et le président Tshisekedi a dit aussi qu’il s’est battu pour les élections et a manifesté sa volonté de se présenter aux élections pour conduire le peuple à la victoire finale pour un changement radical.
Cet objectif reste et demeure ; par quel autre voie va-t-on l’atteindre ? Doit-on attendre que le pouvoir actuel change de fusil d’épaule pour brusquement prendre conscience que l’UDPS doit faire parti de ce processus et satisfasse donc ses revendications ? Espère-t-on que le sénat et le parlement belge qui a applaudi le travail de Malu Malu change brusquement dans un futur proche, càd avant qu’il ne soit trop tard d’opinion pour enfin soutenir la position de l’UDPS et fasse pression sur la CEI et le gouvernement pour qu’ils puissent satisfaire les exigences de l’UDPS ?
S’il est vrai que l’utopie a toujours été le moteur du changement et du progrès. Dans le cas de figure actuel, le prix de cette utopie sera lourd à supporter par notre peuple et pire l’avenir démocratique du Congo risque d’être fortement compromise et ralenti.
Il serait temps que nous reconsidérions nos priorités, il serait largement temps que nous hiérarchisions les combats, il serait largement temps que nous appliquions le carpe diem. Chaque jour qui passe nous rapproche de notre mort, donc chaque jour qui passe doit être capitalisé afin de faire progresser la cause du peuple. Si le changement doit venir c’est par le parti qui symbolise le changement au Congo : Union pour la Démocratie et le Progrès Social. Pour que le peuple congolais et la classe politique change il faut que celui qui incarne même l’idée du changement : Etienne TSHISEKEDI prenne les rennes du pouvoir. Et pour se faire celui-ci doit être dans la course pour les présidentiels maintenant. Et son parti doit concourir pour être présent en masse au parlement.
Il n’y a pas d’autres alternatives, il n’y a pas de combat plus noble que celui là. L’UDPS doit prendre le pouvoir sans le devoir à personne d’autre qu’à ses électeurs donc le peuple souverain. Appel solennel donc à l’UDPS et à TSHISEKEDI notre président plébiscité pour se dresser devant son peuple et le conduire vers le changement et le Congo nouveau que lui seul lui a fait miroiter.
Il ne faut surtout pas se tromper de but, la communauté internationale a fait un choix, le pouvoir en place applique ce que la communauté internationale, pourvoyeur de fond lui dicte. Le peuple qui ne bénéficie en rien de toutes cette manne tomber du nord, reste et demeure derrière l’UDPS qui est dans la même situation que lui. Et c’est ce peuple là qui va voter. Il ne faut donc pas s’inquiéter des paroles et des gestes de SWING, MICHEL ANNAN et tous les autres acteurs, même la CEI a prouvé à maintes reprises qu’elle n’est pas libre. Son président est fier d’annoncer son salaire de 6000$ par mois au peuple meurtri qu’il est censé représenté puisque lui-même est issu de la composante société civile. Il a même indiqué que son salaire provient du nord et pas du gouvernement ce qui est censé nous rassuré sur son impartialité, alors qu’il se montre partial.
Mais heureusement qu’il y a un Dieu pour les innocents, la loi électorale, la procédure de déroulement du scrutin permette de nous rassurer que la magouille sera difficile si nous ouvrons l’œil et le bon.
