Les réticences de la Belgique surtout celles du Nord du Pays d’accorder un mérite militaire au président congolais Joseph Kabila, en marge de la visite du ministre de la défense Belge André Flahaut, ont été accueilli avec tristesse au 30, rue Marie de Bourgogne à Bruxelles par le jeune ambassadeur Jean-Pierre Mutamba. L’annonce faite, la semaine dernière, par le ministre de la défense Belge à la partie congolaise, d’une volonté de la Belgique de décerner une décoration de haut rang de l’école royale militaire à Joseph Kabila a donnée du fil à retorde au gouvernement Belge qui a du faire preuve d’équilibrisme pour ne point choquer l’actuel chef de l’Etat congolais.
« Prématuré », cette volonté de décorer le chef de l’état congolais juge la partie belge après concertation et après avoir mûrie la chose et ses conséquences multiformes. « Encouragement » pense plus d’un congolais qui voit de bon œil un tel geste de la Belgique envers leur premier chef d’état démocratiquement élu. La polémique est ouverte mais en tout cas aux dernières nouvelles c’est la réticence Belge qui a eu le dessus et les rêves de plus d’un congolais se sont estompés.
A en croire, les indiscrétions du 30 rue Marie de Bourgogne, le congolais le plus triste de la Belgique après cette réserve Belge s’avère être l’Ambassadeur Mutamba qui avait déjà fait réunion sur réunion avec son arrière garde pour l’organisation de ce grand événement.
Une aubaine pour cet Ambassadeur mercantile de brasser une fois encore des dizaines de millions d’euros généralement débloqués en pareille circonstance.
Réputé pour ses bourdes et excès en tout genre, le chef de la représentation diplomatique de la République Démocratique du Congo en Belgique, l’atypique Jean-Pierre Mutamba, a dû cette fois-ci recourir au vocabulaire diplomatique pour trouver des mots moins équivoques pour faire passer le message du Royaume de Belgique à Joseph Kabila.
Jean-Pierre Mutamba Tshampanga aurait souhaité de toutes ses forces que la visite présidentielle se déroule au voisinage immédiat de la commission mixte Belgo-R.d.congolaise qui devrait se tenir au courant du mois de mars 07 à Bruxelles.
« Pas questions de se larmoyer. A défaut d’une visite présidentielle, une visite du nouveau premier ministre Antoine Gizenga est plus que probable à Bruxelles », nous a déclaré un correspondant bien introduit à la primature congolaise.
Toutes ces gesticulations congolaises à la recherche de la légitimité internationale vivement réclamée au travers soit d’une visite de Joseph Kabila en Belgique ou au mieux celle du roi des Belges en RDC cachent mal la fragilité des institutions nouvellement mises en place au pays.
Nul ne doute à ce jour, que le monde occidental, la Belgique en tête attend des résultats palpables du gouvernement Gizenga avant de faire des concessions au nouveau régime et cela à été notifié à l’ambassadeur Mutamba en des termes on ne peut plus clairs.
La communauté internationale a fait beaucoup pour le Congo en s’investissant dans le déroulement des élections présidentielles et législatives porte ouverte à la mise sur pied du cadre constitutionnel de la troisième république et de la relance économique malgré qu’à ce jour, on déplore la persistance des bruits des bottes dans l’arrière pays qui ne cessent d’endeuiller des populations civiles.
Aux congolais maintenant de prouver que cette petite phrase assassine d’autre temps « J’ai rencontré au Congo peu de responsables politiques qui m’ont laissé une impression convaincante » n’a plus sa place en République Démocratique du Congo et que nos dirigeants et nos représentants soient des cadres dignes et soucieux du bien commun.
« Le grand problème en Afrique, et certainement au Congo, c’est la « bonne gouvernance ». Qui dit Bonne gouvernance dit aussi bonne représentation surtout en dehors de nos frontières.
Ce que les congolais et la communauté internationale attendent dans les cents jours avenirs, c’est du moins un signal fort de relance économique dans notre pays, des gages de stabilités et de paix.
