La stratégie de Louis Michel pour la recolonisation du Congo a échoué 1153

Mr Louis Michel s’offusque en public des propos de Mpuila qui le traite d’esclavagiste et de prédateur vorace. Mais en privé il est pire que ça, c’est le colonialiste qui s’est dévoué corps et âme pour rétablir au Congo un pouvoir fort autour d’un homme dont il connaissait parfaitement les limites et que Mr Karel de Gucht avait traité pudiquement de «pas homme d’état » après leur première rencontre à Kinshasa. 48 heures après la fermeture des bureaux de vote, nous pouvons affirmer sans peur de nous tromper que Joseph Kabila « lespoir de Louis Michel »n’a pas gagné les élections ( terme poli pour ne pas dire qu’il a perdu ces élections).Nous en voulons pour preuve l’agitation de cher Louis Michel affiche depuis lundi et surtout les termes qu’il utilise désormais pour parler de son protégé.

Une certitude déjà, l’affluence des électeurs dans les bureaux de vote n’est pas du tout une bonne nouvelle pour le président sortant et son coach Louis Michel. En effet tous ceux qui savent lire entre les lignes ont compris que leur stratégie était basée sur l’appel au boycott de l’UDPS en général et Tshisekedi en particulier.

Le PPRD et ses stratèges de la commission européenne avaient tiré des leçons du succès fracassant du « oui » au référendum. Ce succès n’a été d’une telle ampleur qu’à cause du boycott décrété par l’opposition qui a été suivi par près de 40% d’électeurs. Par ce boycott, l’opposition s’était fait piégé doublement : en écorchant son image de combattant pour la démocratie à la face du monde et en ouvrant la voie à une victoire du « oui » sans tricherie faute d’électeurs partisans du « non ».

Mêmes causes mêmes effets, voilà qu’une fois le référendum passé, la constitution adoptée, les mêmes manœuvres éhontées seront mise en oeuvre pour une fois de plus pousser dehors l’opposition et ses dix millions d’électeurs.
L’UDPS suite à des pressions internes et externes va, par la bouche de son président national, consentir à participer aux élections tout en exigeant qu’un minimum des conditions soit respecté pour garantir limpartialité des scrutins et aussi regulariser la situation administrative du parti et des ses membres non enrôlé. Refus catégorique d’abord de Louis Michel qui sera toute suite reprise par Malu Malu et le PPRD. Argument : en relançant l’enrôlement on risque de ne pas pouvoir respecter le délai constitutionnel et rallonger la transition. Ensuite c’est des petites phrases assassines du genre : « L’UDPS a rater le train et doit attendre le suivant », ou bien « Mr Tshisekedi peut poser sa candidature mais ses membres qui ne se sont pas enrôlés doivent attendre »… Tout cela en sachant bien qu’il y avait dans la liste des partis 3 parti politique avec le nom de l’UDPS, le même logo, le même statut… Et qui était tous les trois reconnus par le ministère de l’intérieur de Kinshasa dirigé par le PPRD Théophile Mbemba. Chose qui était interdit par la loi sur les partis politique. Ce problème durait depuis trois ans et était entretenu pour être utilisé comme monnaie de chantage sur Mr Tshisekedi et son parti.

Nous connaissons la suite, les deux autres UDPS seront rayé de la liste par l’inamovible ministre de l’intérieur PPRD Théophile Mbemba, sans qu’il y ait eu une ordonnance de la justice, le 31 mars à minuit, soit moins de 48 heures avant la fin du dépôt des listes de candidats aux élections présidentielles et législatives. L’UDPS ne déposera donc pas ses listes et ne participera pas à ces élections (un concurrent en moins pour l’espoir de Louis Michel). Larmes de crocodile, des bouteilles de champagne seront sablées dans les bureaux climatisés de la commission électorale. Deux pièges habituels, la presse occidentale s’empressera d’annoncer la fin de l’UDPS et surtout de son leader Etienne Tshisekedi dont on s’empressera même de faire des épitaphes, comme s’il avait perdu la vie. L’autre piège ce fut la déception des militants et des cadres du parti, qui voyait ainsi s’envoler tout espoir de montrer leur amour pour ce parti dans l’urne et de se battre pour faire valider ce choix.

Cette déception n’étaient pas suffisante pour s’assurer que ces déçu de l’UDPS, viscéralement opposé à tout ce qui s’approche de près ou de loin à Louis Michel et à kabila, ne viennent perturber le plébiscite programmé de Joseph Kabila en votant pour l’un de ses concurrents. Il fallait donc un autre coup, c’est ainsi que le choix fut fait de violer le délai constitutionnel. Nous affirmons que ce fut un choix délibéré et surtout prémédité. Et ce fut encore un choix de refuser toute concertation même minimale afin de couvrir le vide juridique ainsi créé.

Cela marchera presque, la plupart des congolais donneront raison à Tshisekedi et décideront de ne pas aller voter pour ne pas cautionner une mascarade. La tricherie est évidente, s’ils font ça maintenant que ne feront-ils pas au jour des élections ?

La campagne débutera donc dans l’indifférence quasi générale, les posters de campagne seront arrachés, des candidats se feront molester… Tout ce qu’il faut pour plaire les stratèges de la commission européenne et du PPRD. Les manifestants de rue pour revendiquer les concertations et exiger l’intégration de l’UDPS allaient aussi très dans le sens du plan. Même les répressions étaient programmées dans le but d’entretenir ce sentiment de suspicion et que tout a été fait à la mesure de Kabila. Le mot d’ordre étant de découragé énervé et pousser à la révolte afin de réprimé des extrémistes, xénophobes, nationalistes et nostalgiques de l’ancien régime dictatorial. (Personne à l’occident ne va les pleurer la presse ayant bien fait son boulot déjà). D’où la présence de l’EUFOR et les déclarations tapageuses de son commandant Mr Karl-Heinz.

Mais le peuple congolais est imprévisible, le peuple congolais est prêt pour la démocratie et sait faire la part des choses entre le vrai et le faux. Quand il a rejeté quelque chose ou quelqu’un c’est définitif. Le taux de participation de ce dimanche a fini par le montrer à tous ceux qui en doutaient encore. Le boycott ne viendra pas, le peuple ira en masse voter pour le candidat de leur choix, et Joseph Kabila payera le prix de toute la campagne de provocation entretenu autour de sa personne et de son parti.

Aujourd’hui Louis Michel, s’agite comme un sanglier pris au piège. Pourquoi allons-nous encore perdre du temps à l’écouter ? Laissons déblatérer ses bêtises, il va s’étouffer et crever le ventre en l’air, et le Congo continuera son bonhomme de chemin. Son espoir a échoué aux élections, son plan est tombé à l’eau, il va devoir expliquer aux membres de son parti la raison de leur retour dans l’opposition au mois d’octobre prochain. Car après nous être débarrassé de Son espoir au Congo, nous feront en sorte que son parti ne puisse pas nuire aux nouveaux dirigeants choisis par le peuple congolais. La campagne que nous mènerons contre le MR (Mouvement Réformateur) sera sans précédent dans l’histoire de la démocratie belge. Si le peuple congolais doit attendre 5 ans avant d’avoir à sa tête son choix naturel grâce au manœuvre du MR, le MR devra retourner dans l’opposition pour au moins dix ans encore, et si possible accompagné du PS. Mais ne soyons pas trop gourmand, le MR c’est déjà assez…

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