La relève de quelque 280 militaires déployés en Afghanistan ne devrait connaitre qu’un jour de retard par rapport au planning initial, malgré la non disponibilité d’un Airbus victime d’une double crevaison en République démocratique du Congo (RDC), a indiqué ce lundi le ministère de la Défense.
La relève de la plupart des militaires belges affectés à la force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) en Afghanistan était prévue en deux vagues, les jeudi 25 et samedi 27 octobre. « On s’attend à l’exécuter avec un jour de retard », a indiqué une porte-parole du ministère, démentant au passage qu’il s’agisse de 300 para-commandos, comme l’affirmaient les journaux De Standaard, Het Nieuwsblad et Het Volk.
Cette relève, une opération qui se déroule tous les quatre mois, devrait être réalisée avec l’Airbus A310 actuellement immobilisé à Lubumbashi (sud-est de la RDC) après l’envoi sur place ce lundi après-midi d’un petit avion Embraer transportant les pièces de rechange nécessaires à la réparation, a ajouté la porte-parole. Cet Airbus -le second dont dispose le 15e de transport de l’armée est actuellement en grand entretien sur sa base de Melsbroek- avait été victime jeudi dernier d’une double crevaison en se posant à l’aéroport de Lubumbashi, dont la piste est en mauvais état. Son retour en Belgique est attendu jeudi.
Si la réparation dure plus longtemps que prévu, l’armée compte faire appel à une « nation amie » dans le cadre de l’European Airlift Centre (EAC) d’Eindhoven (Pays-Bas), qui assure une coordination des moyens aériens de plusieurs pays européens en vertu de l’accord Atares (air transport and air refueling exchange or services), a poursuivi la porte-parole.
Le contingent belge de l’ISAF (ISAF-14) compte quelque 300 hommes et femmes provenant principalement du 2e bataillon d’artillerie de campagne (2A) de Helchteren (Limbourg), renforcés par des militaires de toute une série d’autres unités. Leurs successeurs viendront essentiellement du régiment Libération/5e de Ligne de Bourg-Léopold (Limbourg). Mais une quarantaine de personnes du nouveau contingent, celles occupant des fonctions-clé, sont déjà sur place.
La Belgique assure depuis le 1er octobre le commandement de l’aéroport international de Kaboul (KAIA), pour une période d’au moins six mois. Cette nouvelle responsabilité entraîné une augmentation des effectifs belges à Kaboul, désormais au nombre de 345 environ. (belga)
