Ce vendredi 10 mars 2006
Les membres et les partisans de l’union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) parti cher à Etienne Tshisekedi avaient initié une marche pacifique ce vendredi 10 mars 2006. Cette marche devait partir de la gare centrale jusqu’au siège de la Monuc pour déposer un mémorandum.
Cette manifestation qui était pacifique va vite se transformer en bataille. Les partisans de l’UDPS qui pour certains étaient là depuis le matin se sont rangés derrière le secrétaire du parti René Massamba pour descendre le boulevard et se rendre au siège de la Monuc. Cela n’était pas de l’avis des militaires qui ont constitué un barrage pour barrer le chemin aux militants cher à Ya Tshitshi. Les militants de ce parti ne vont pas se laisser impressionner par les agents de la police d’intervention rapide et ceux de l’unité de la police intégrée. Une bataille va donc éclater entre les militants de l’UDPS et les agents de la police. Pour disperser la foule, la police a utilisé des bombes lacrymogènes et la pagaille s’est installée dans le camp des marcheurs. La police nationale qui ne sait sécuriser la population en cas d’agression ou des troubles s’est donnée à son activité favorite, tabasser les pauvres citoyens et arracher de force les cellulaires et l’argent qu’avaient certains membres du parti.
Plus de 50 personnes blessées couraient vers le marché central pour trouver refuge. Des nombreuses personnes ont été arrêtées et conduit dans un lieu qui reste encore secret. Nous ne pouvons dire avec exactitude le nombre des personnes qui ont été arrêtées mais il y en a eu beaucoup entre autre le secrétaire du parti René Massamba. Le porte parole du parti Jean baptiste Bomanza déplore cette façon d’interdire une marche pacifique. Lors de son passage sur une chaîne de radio de la place (Top Congo Fm) , il a réclamé la libération du secrétaire de son parti qui n’a offensé personne et demande à ce que les autorités rende public le lieu de son incarcération et de ceux de tous les militants arrêtés. L’ UDPS n’a donc pas pu remettre au représentant de l’Onu en république démocratique du Congo leurs revendications.
Selon le porte parole adjoint de la mission de l’Onu au Congo Jean Tobi Okala contacté par la même chaîne, il affirme que son institution avait demandé à la police nationale d’accompagner les militants dans l’ordre jusqu’à son siège, il déplore ce qui est arrivé lors de cette marche qui était pacifique. En outre, il a affirmé que les autorités de la Monuc étaient prêtes à recevoir le mémorandum de l’UDPS. Pour ce dernier tout congolais a droit d’apporter sa pierre pour l’édification d’un Etat de droit. Une marche ne signifie donc pas trouble et casse.
Une fois de plus, le parti cher à Etienne Tshsekedi a montrer sa force de frappe. Qui donc craint Tshisekedi ? Ceci prouve que asila nanu te
