Dans les hôpitaux congolais, on ne compte plus le nombre des morts que la fièvre typhoïde emporte tous les jours. L’agent causal de cette maladie est la salmonella. Quand elle arrive à piquer l’homme, la contamination se fait par injection d’eau ou d’aliment ayant subi une contamination fécale d’origine humaine. La typhoïde et les autres maladies oro-féccale attaquent souvent les personnes vivant dans des contrées où l’hygiène est inexistante.
Les parties du monde qui sont les plus touchées sont les pays en voie de développement, l’Afrique, l’Amérique du sud et l’Asie. Kinshasa, la capitale de la république démocratique du Congo est propice pour l’épanouissement de ces agents qui contaminnent et la raison est simple, les nombreuses poubelles à ciel ouvert que regorge la ville sans compter les flaques d’eaux qui sont un milieu de croissance pour ces agents. La culture des poubelles n’existe pas dans notre pays ce qui fait que sur la chaussée, on jette les emballages après utilisation. Kinshasa la ville des sachet est d’une saleté rare et cela cause beaucoup des maladies notamment la fièvre typhoïde. Selon l’organisation mondiale de la santé, plus de 20 millions de cas annuels de fièvre typhoïde, et de plus 600 000 morts dans le monde. Notons que dans les pays industrialisés, on compte aussi des cas de fièvre typhoïde mais les contaminations se font à l’étranger.
La prévention repose sur la surveillance épidémiologique et la lutte contre le « péril fécal ». La dissémination des salmonelles peut être enrayée par : une distribution d’eau de qualité, bactériologiquement contrôlée, le traitement des eaux usées, la généralisation du tout-à-l’égout, le contrôle des zones de récolte des coquillages, la pasteurisation des aliments, beurre et lait en particulier. Un vaccin anti thyphoïdique bien toléré, ne nécessitant qu’une seule injection, peut être administré dans des régions à risque. L’effet protecteur dure 3 ans et le taux de protection en zone d’endémie est de 60%. Il faut dire que dans notre pays, le vaccin n’existe quasiment pas et il faut un voyage à l’extérieur pour trouver en occident par exemple ce vaccin.
Les fièvres typhoïde et paratyphoïdes sont causées par des Salmonella strictement adaptées à l’homme, Salmonella Typhi, Salmonella Paratyphi A et certaines souches de Salmonella Paratyphi B. Après une période d’incubation de une à deux semaines survient une fièvre continue accompagnée de maux de tête, d’anorexie, d’abattement (« tuphos » torpeur en grec), de douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation. Dans les formes bénignes, l’état reste stationnaire pendant une quinzaine de jours puis la convalescence dure plusieurs semaines. Dans les formes plus graves où des complications peuvent survenir au niveau de l’intestin, du coeur ou de la vésicule, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement. Le taux de mortalité est de 10% comparé à moins de 1% pour les autres formes de salmonellose. Une antibiothérapie appropriée abaisse le risque de mortalité à moins de 1%, mais on isole de plus en plus de souches résistantes aux antibiotiques : au Vietnam, plus de 75% des souches isolées sont résistantes aux antibiotiques classiquement utilisés, contre moins de 1% en Afrique. Il existe de plus un portage chronique des Salmonella Typhi : après guérison d’une fièvre typhoïde, 2 à 5% des individus continuent à excréter ces bactéries. Les symptômes des fièvres paratyphoïdes sont similaires, mais le plus souvent moins sévères, le taux de mortalité de cette salmonellose étant par ailleurs bien plus bas que celui de la fièvre typhoïde.
