Kigali accuse Kinshasa de soutenir les rebelles hutus rwandais en RDC 2159

En 2001, dans une interview accordée à Colette BRAECKMAN « Joseph KABILA » niait la présence des rebelles hutu rwandais en République Démocratique du Congo. Voilà qu’aujourd’hui une fois de plus Kagame accuse la RDC d’heberger les rebelles hutus et même de les employer dans son armée. A part Kagame, un document réalisé par des reporters de France 2, en 04/2006, document que nous avions diffusé sur CultureK montre bien que les interahamwés Hutu sont au Congo, ils violent et rançonnent les villageois congolais au Kivu. Que vaut encore la parole du président du Congo?
Combien de temps encore les Congolais vont ils être les dindons de cette sinistre farce?
Après la lecture de ces documents, vous pouvez choisir soit de vous taire et continuer comme si de rien n’était, ou rejoindre ceux qui se battent chaque jour pour stopper tout ça.
Jusque quand les congolais vont-ils continuer à mourir bêtement, à souffrir pour une cause qui ne les concernent en rien? Quel est ce pays du monde qui accepterait d’héberger la guerre civile de son voisin sur son territoire? La vie des congolais est-elle si insignifiante qu’on puisse les laisser servir chair à canon, esclave sexuel?
Réagissons et agissons !

Nous publions ici un extraits de l’interview de Joseph Kabila en 2001 face à Colette Braeckman. Interview paru encore visible sur le site http://www.african-geopolitics.org/home_french.htm.
(« Vers un Etat de droit » interview de Joseph KABILA par Colette BRAECKMAN dans le n° 2 de Géopolitique Africaine paru au printemps 2001 )

Voici un extrait:
« C. B. – Vous sembler bien connaitre les Rwandais. Avez-vous déjà rencontré le président Kagame, qui vous accuse d’abriter quelque 10 000 miliciens interahamwe hutus hostiles à son régime ?
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J. K. – Oui, je le connais depuis 1996. Je connais aussi, je vous l’ai dit, le commandant James Kabarebe, avec lequel j’ai combattu. Certains prétendent que le Congo protège les Interahamwe. C’est absolument faux. Un jour, j’inviterai les représentants de la communauté internationale à rechercher les Interahamwe sur notre territoire et chacun pourra constater qu’il n’y en a pas au Congo. Contrairement à ce qui a été dit, ils n’ont pas été intégrés dans notre armée. Cette accusation n’est qu’un prétexte invoqué pour justifier la poursuite de la guerre. La réalité, c’est que le peuple congolais est victime de la négligence de la communauté internationale. Quant à la vraie raison de ce conflit, elle est à chercher du côté de nos richesses en matières premières : l’or, le diamant, le bois précieux, des minerais comme le colombo tantalite… »

Aujourd’hui, 6 ans après voici que une fois de plus selon l’AFP : « Kigali accuse Kinshasa de soutenir les rebelles hutus rwandais en RDC »
La dépêche publié sur le site de la monuc ce 26 octobre 2007 à 8:49 (http://www.monuc.org/news.aspx?newsID=15877) déclare:

« KIGALI, 25 oct 2007 (AFP) – L’envoyé spécial du président rwandais Paul Kagame dans la région des Grands Lacs a accusé jeudi l’armée régulière congolaise de soutenir activement le mouvement rebelle hutu rwandais opérant dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), frontalier du Rwanda.

« Nous avons désormais des preuves tangibles qui prouvent que les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) bénéficient d’une aide en munitions et autres équipements militaires par l’armée congolaise », a déclaré à l’AFP à Kigali Richard Sezibera.

« Nous avons des preuves que les éléments des FDLR combattent aujourd’hui dans les rangs de l’armée congolaise dans les combats qui se déroulent actuellement à l’est de ce pays (la RDC) », a-t-il ajouté, dénonçant la complaisance selon lui de la communauté internationale sur la présence des FDLR dans cette région.

Le Rwanda a à plusieurs reprises lancé de telles accusations, toujours catégoriquement rejetées par Kinshasa. De leur côté, les FDLR reprochent régulièrement à l’armée rwandaise d’appuyer les troupes du général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda.

Mercredi, les FDLR ont ainsi accusé le Rwanda d’avoir envoyé dimanche dans le Nord-Kivu cinq bataillons, ce que Kigali a immédiatement nié.

« Dans la plupart des cas, la grande majorité des éléments dits des Forces armées de RDC (FARDC) capturés récemment dans des combats par la rébellion du général Laurent Nkunda étaient membres des FDLR », a ajouté M. Sezibera.

« Nous sommes au courant que cinq bataillons des FDLR combattent actuellement dans les rangs de l’armée congolaise », a-t-il affirmé, écartant toutefois une éventuelle invasion de l’armée rwandaise sur le sol congolais.

« Le Rwanda respecte la souveraineté de ses pays voisins, mais nous voulons d’abord mettre un terme au problème des FDLR », a-t-il commenté à l’AFP.

Le 17 octobre, le président congolais Joseph Kabila a promis de désarmer d’ici la fin de l’année les troupes de Laurent Nkunda. Il a également annoncé qu’un plan du gouvernement congolais pour une « solution définitive » au problème des FDLR était actuellement entre les mains du gouvernement rwandais et des Nations unies.

Tutsi congolais, Nkunda se pose depuis des années en défenseur de sa minorité contre les FDLR, estimés par l’ONU à environ 6.000. Certains de ces rebelles FDLR ont participé au génocide rwandais de 1994, essentiellement dirigé contre les Tutsis, et qui a fait selon l’ONU environ 800.000 morts.

Depuis la fin du génocide, le pouvoir à Kigali est dominé par la minorité tutsie, à laquelle appartiennent MM. Kagame et Nkunda. »

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