C’est toujours la même chose. Quand on va s’inviter autour de la table on oublie sa base, une fois qu’on est ejecté du banquet, on commence à nous faire des révélations qui n’en sont pas en fait. Excusez moi Monsieur Olengankoy je n’avais pas besoin de travailler avec Junior pour savoir la nature de son pouvoir. Après avoir vécu avec Mobutu, le peuple congolais est mûr. Il sait reconnaître un voleur quand il en voit un. ET toi, tu ne trompes personne.
«Echange de vérité» hier au siège des Fonus
* Le chef de l’Etat achète bientôt, pour 1 milliard
Usd, une résidence à Miami, selon l’ancien ministre
des Transcom
* L’ancien ministre des Transcom regrette d’avoir été
ministre de Joseph Kabila
Par Lefils Matadi
Le président national des Forces novatrices pour
l’union et la solidarité (Fonus,), Joseph Olenghankoy,
a tenu hier lundi 17 janvier 2005, au siège de son
parti, une conférence de presse qualifiée d’»un
échange de vérité». L’ancien ministre des Transports
et Communications a mis à nu la mégestion cruelle de
Joseph Kabila dans ce gouvernement de transition,
avançant quelques preuves justifiant ses propos.
Après un silence observé depuis sa suspension de
l’exécutif jusqu’à son éviction, Joseph Olenghnakoy a finalement délié sa langue. Il a par ailleurs accumulé des documents qui sont des preuves éloquentes de différents scandales financiers et politiques qui gangrènent le sommet de l’Etat.
Certains membres de l’espace présidentiel,
principalement J . Kabila, à peine après avoir exercé
des charges d’Etat, a laissé entendre Olenghankoy,
sont devenus propriétaires d’impressionnantes
constructions en Tanzanie et de colossales sommes
d’argent planquées dans des banques à Dubaï, en
Afrique du Sud, au Zimbabwe, à Saint Marin (Italie), à
Cuba, en Tanzanie et en Chine, jusqu’à l’achat
imminent de la célèbre résidence à Miami pour environ
1 milliard de dollars américains.
Alors que les vice-présidents de la République
touchent plus de 200.000 $, on prétend que le chef de
l’Etat touche 7.000 $. En réalité, a révélé l’enfant
terrible de l’opposition, Joseph Kabila touche
mensuellement 2.000.000$, le même chiffre lorsqu’il
effectue un voyage à l’étranger et la moitié de ce
chiffre quand il se rend à l’intérieur du pays. A ces
montants faramineux, il faut ajouter les frais de fonctionnement et les allocations diverses dont le taux avoisine le montant ci-haut cité.
Pour Olenghankoy, Joseph Kabila et les membres de sa
famille sont au centre d’un réseau maffieux dont les
tentacules dépassent les frontières nationales. Il
regrette par ailleurs d’avoir été ministre d’un
gouvernement dirigé par Kabila. Et qu’aussi longtemps
que le Congo sera dirigé par Kabila, le bout du tunnel
ne sera que chimérique. Le président des Fonus a
intéressé l’Assemblée nationale de vérifier la gestion
de 20 millions de dollars américains alloués par le
trésor public à la commission ad hoc créée par le
gouvernement lors de l’occupation en juin 2004 de la
ville de Bukavu par Nkunda et Mutebusi.
Aussi, le sort des mitrailles de la Sncc «dont j’ai
refusé le bradage, malgré les fortes pressions
exercées sur moi par les envoyés spéciaux de Kabila, à
savoir son directeur de cabinet, le ministre Mbuyu et
Katumba Mwanke», et la gestion des salons officiels de l’aéroport international de N’Djili, dont l’un a été privatisé pour des fins commerciales, par la sour jumelle de Kabila. Tandis que Mme Sifa a imposé au commandant de l’aéroport le renouvellement du salon, à l’iNsu du ministre de tutelle, par l’achat au prix de 275.000 $ de ses propres meubles entreposés non loin du siège du Pprd, à trois jours de l’arrivée à Kinshasa de Thabo Mbeki, le président sud-africain.
L’Assemblée nationale est également appelée à
vérifier la gestion d’un avion de type Grumman 159,
appartenant à la société privée de J. Kabila,
immobilisé à l’aéroport de N’Djili, loué à la
République au profit de la Présidence au prix mensuel
de 550.000 $Us, qu’il ait volé ou pas. Les fonds
destinés à l’Anr sont détournés par les membres du
cabinet, alors que la Fondation Kabila est en réalité
un service parallèle à l’Anr. La Rva servait de pompe
à finances à J. Kabila et à son parti politique «qu’il
m’avait été donné de suspendre deux mandataires
chargés de servir depuis bien fort longtemps et de les
mettre à la disposition de la justice autour d’une
affaire de détournements de 600.000 euros dont enquête
en cours. La maison située au croisement des avenues
Batetela et Pumbu à Gombe qui abrite le siège du Pprd, appartient à la Sncc. Celle qu’occupe Henri Mova, sans payer les loyers, est une propriété de l’Onatra. Il y a aussi l’existence de plusieurs sociétés créées avec des fonds de la République tant à Kinshasa qu’à Lubumbashi, appartenant à Kabila et à sa sour jumelle, ou à Katumba Mwanke, et qui, s’appuyant sur le trafic d’influence, ne paient aucune taxe de l’Etat.
«J’ai reçu, étant ministre, la mission, de Joseph
Kabila, de négocier le retour au pays des officier
généraux supérieurs et subalternes ainsi que des
ex-Faz disséminés à travers le monde. Choqué par le
mauvais traitement leur infligé au pays, j’ai adressé
une sévère lettre à Joseph Kabila, dans laquelle j’ai
qualifié d’inadmissible son attitude à l’égard de ces compatriotes soucieux de participer à la réconciliation nationale et à la réforme de nos forces armées, pour mettre un terme définitif aux agressions répétées du Rwanda», a-t-il révélé. Et d’ajouter,
c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase»,
allusion faite à son éviction du gouvernement.
Parlant du dossier délicat du Kivu, Olenghankoy note
qu’il est connu que c’est bien le chef de l’Etat qui
arme les Interahamwe, et les entretient sur le
territoire congolais. Cette alliance qui ne profite
pas au peuple congolais, sert toujours de prétexte aux
attaques rwandaises pour «prolonger sa vie politique».
Quant aux violations de la constitution d’une manière
répétée par Joseph Kabila, les députés Fonus
s’apprêtent à déposer dès la prochaine session de
l’Assemblée nationale, une proposition de loi
organique définissant la procédure de destitution du
chef de l’Etat pour haute trahison conformément à
l’article 141 de la constitution de la transition.
Au chapitre électoral, Joseph Olenghankoy s’oppose à
toute prolongation, et annonce que la pression sera
maintenue et accentuée pour obtenir la tenue des
élections avant le 30 juin 2005. Il invite le peuple
congolais à se tenir prêt à «reconduire Kabila aux
frontières entre le Rwanda et la Tanzanie.
Il en résulte que lui seul reconnaîtra d’où il est
venu, et à l’évidence, ceux qui se reconnaîtront en
lui, le récupéreront», a martelé Joseph Olenghanko. Le président des Fonus a promis de déballer davantage le 16 février prochain, au stade des Martyrs. Mais dès aujourd’hui, il se rend au Parquet général pour faire toute a lumière sur son accusation par la mission Bakandeja pour cause de mégestion. Au cas contraire, si l’audience n’est pas ouverte, au plus tard le 31 janvier, il appellera la population à une désobéissance civile en refusant de payer la facture d’eau et d’électricité.
