Gizenga aux fonctionnaires: 1995

Le samedi matin, Antoine Gizenga a eu une rencontre avec une délégation syndicale de l’intersyndicale. La délégation conduite par Mr Symphorien DUNIYA a eu droit à un discours horriblement paternaliste de la part du premier ministre. Quelques morceaux choisis : « Ce pays est à nous tous. Nous devons savoir ce que nous voulons en faire. Construire ou faire des agitations ? Si nous voulons le construire, alors nous devons travailler en respectant les règles du jeu », «Travaillons ! Quand on travaille on ne fait pas du bruit », « Si vous revendiquez, alors que vous n’avez pas travaillé, vous êtes un mendiant, c’est-à-dire, un esclave à qui on donne ce qu’on veut », « Nous construirons le Congo en travaillant sans bruit ; travaillez pour le pays et ne voyez que le pays »…

Qu’y a-t-il de choquant dans ce discours?

Quand on compare ce discours avec celui que tenaient les coloniaux devant les revendications légitimes des congolais: liberté de grève et syndicale, alors on comprend l’indécence de ce discours. De plus, quand on regarde la situation sociale catastrophique du travailleur congolais en général, du fonctionnaire de l’état en particulier, il y a encore matière à s’énerver.

En demandant aux travailleurs, impayés, non soignés, non pris e charge, sans avenir pour eux-mêmes et leurs enfants de travailler sans bruit, Mr Gizenga a fait un écart de langage indigne de son rang et surtout de son expérience.

Qualifier de bruit les revendications légitimes des travailleurs de l’état, qui sont les plus mal payés de la république, le premier donne un signal aux investisseurs étrangers, pour leur dire : « venez chez moi, vous trouverez des esclaves qui travaillent en silence. Ce n’est pas digne d’un homme qui se présente comme « nationaliste ».

Il est dommage que le syndicaliste qui a présenté le mémo n’ait pas relevé cet affront. Mais qui peut le lui reprocher? Face à un pouvoir autoritaire, cela aurait signifié pour lui la prison pour longtemps, peut-être…

Les travailleurs congolais ont des droits, et ces droits doivent être respectés par tous, même par l’état. Le travail forcé est censé avoir été aboli depuis 1908. Mais apparemment pour les autorités congolaises, toutes origines confondues, le congolais demeure encore un travailleur forcé. Comment changer ça?

La balle est dans le camp des représentants des fonctionnaires qui doivent tenir un langage ferme vis-à-vis des tenants du pouvoir, au lieu de les laisser aller à des propos arrogants et outrageants contre ceux qui produisent les moyens qui permettent aux dirigeants de mener un train de vie scandaleux. Les fonctionnaires doivent à leur tour, se rassurer d’être représentés par les plus courageux d’entre eux, et non par des gars qui se présentent crispés et complexés devant un pouvoir qui crache sur la dignité des responsables des familles dont le seul est de prester pour un Etat ingrat.
Qu’y a-t-il de choquant dans ce discours?
Quand on compare ce discours avec celui que tenait les coloniaux devant les revendications legitimes des congolais: liberté de grève et syndical alors on comprend l’indécence de ce discours. De plus quand on regarde la situation sociale catastrophique du travailleur congolais en général, du fonctionnairede l’état en particulier, il y a encore matière à s’énerver.

En demandant aux travailleurs, impayé, non soigné, non pris e charge, sans avenir pour eux-mêmes et leurs enfants de travailler sans bruit, Mr Gizenga a fait un écart de langage indigne de son rang et surtout de son experience.
Qualifier de bruit les révendications légitime des travailleurs de l’état, qui sont les plus mal payé de la république, le premier donne un signal aux investisseurs étrangers, pour leur dire venez chez moi vous trouverez des esclaves qui travaille en silence. Ce n’est pas dignes d’un homme qui se présente comme « nationaliste ».
Il est dommage que le syndicaliste qui a présenté le memo n’ait pas relevé cet affront. Mais qui peut le lui reprocher? Face à un pouvoir autoritaire, cela aurait signfié pour lui la prison pour longtemps, peut-être…

Les travaileurs congolais ont des droits, et ces droits doivent être respecté par tous, même l’état. Le travail forcé est censé avoir été aboli depuis 1908. Mais apparemment pour les autorités congolaises, toutes origines confondues, le congolais demeure encore un travailleur forcé. Comment changer ça?

La balle est dans le camp des représentants des fonctionnaires qui doivent tenir un langage ferme vis-à-vis des tenants du pouvoir, au lieu de les laisser aller à des propos arrogants et outrageants contre ceux qui produisent les moyens qui permettent aux dirigeants de mener un train de vie scandaleux. Les fonctionnaires doivent à leur tour, se rassurer d’être représentés par les plus courageux d’entre eux, et non par des gars qui se présentent crispés et complexés devant un pouvoir qui crache sur la dignité des responsables des familles dont le seul tort est de prester pour un Etat ingrat.

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