Enrôlement : Il faut 5000 jours rien que pour la ville de Kinshasa 328

Voici 3 jours depuis que l’opération d’enrôlement éléctronique a débuté. Et au regard des performances, on peut dire qu’à cette allure rien que l’enrôlement il nous faudra plus de 80 ans pour enrôler les 60.000.000 des congolais. Qui dit mieux?

3 jours après le début des opérations d’enrôlement dans 6 communes de la ville de Kinshasa avec les super ordinateurs portables acheté pour 286.000.000 de $ US. On attend la livraison de 2500 groupes électrogènes supplémentaires en plus des 100 déjà achetés sur place.

Pour La journée de lundi, la commune de la Gombe a enrôlé 772 personnes, suivie de celle de Barumbu (377), de Bandalungwa (342), de Kintambo (326), de Lingwala (191) et de celle de Kinshasa (73), soit 1.531 personnes.

Ceci n’est pas le fait du refus des gens à se faire enrôler, mais le résultat de

– l’électronique qui doit fonctionner au courant dans une ville sans courant

– l’impossibilité d’identifier des gens dans une ville où les cartes d’identité ont été aboli sans être remplacé

– l’absence d’une administration capable de quadriller la population de manière efficace.

Bref à cause de tout cela, les opération d’enrôlement, dont la loi portant sur l’identification et l’enrôlement des électeurs en RDC date du 24 décembre 2004, risque de prendre à cette allure rien que pour la ville de Kinshasa 5000 jours à raison de 2000 enrôlement par jour et si on considère que Kinshasa compte 10.000.000 d’habitants. 5000 jours c’est 167 mois environ en supposant que les enrôleurs travaillent 30 jours par mois.

Les problèmes qui se posent à Kinshasa vont se répéter et s’amplifier dans toutes les villes du pays, et seront encore pire dans les villages. Dans tous les cas à l’allure où vont les choses Malu Malu, et sa CEI vont travailler pendant treize ans rien qu’à Kinshasa. Etant donné que la population du Congo est estimé à 60.000.000 d’habitants. Il faudra multiplié ces chiffres par 6 soit 1002 mois équivalent à 83 ans de travail. Nous avons vraiment le temps de mourir.

Y a-t-il une solution miracle ?

Oui, la décentralisation du processus d’enrôlement et surtout le retour à la bonne vieille méthode de papier manuscrit ou dactylographié. Cette décentralisation aura le mérite de permettre une augmentation drastique de la cadence d’enrôlement ; et en plus elle permettrait de travailler sans discontinuer du lever du soleil au coucher.

Il faut aussi assouplir les conditions d’enrôlement, au lieu de 5 témoins, on peut n’en mettre que 2 minimums. Ainsi ça ira plus vite.

Ensuite il faudra séparer le bureau qui atteste de la nationalité des gens de celui qui enrôle les gens.

L’attestation de la nationalité ne concerne pas la cei, c’est le travail de la fonction publique et de la justice. C’est à eux de fournir les attestations permettant aux gens d’aller s’enrôler.

Bref il y a beaucoup des mesures intelligentes qui peuvent être prise qui vont accélérer l’enrôlement. Pour cela il faut avoir envie d’y réfléchir et d’aller vite.

Qu’est-ce qui a empêché au prêtre Malu Malu de lancer l’enrôlement dès la promulgation de la loi le 24 décembre 2004 ? Ne serait-on pas aujourd’hui entrain de parler un autre langage ?

Le 30 juin 2005 il sera remercié et nous reprendrons cela en main. Avec les mesures simples énoncées ci haut nous aurons la capacité de lancer l’enrôlement en même temps sur tout le territoire national.

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