BRUXELLES, 11 juil 2005 (AFP) – La communauté internationale a décidé lundi de renforcer son soutien financier à l’organisation d’élections en République démocratique du Congo (RDC), avec une aide additionnelle de 84 millions d’euros qui porte son soutien total à 222 M EUR, selon la Commission
européenne.
Le coût total des élections congolaises est évalué à 370 M EUR, précise Bruxelles dans son communiqué.
Sur ces 84 M EUR additionnels, 16 M EUR seront apportés par les autorités congolaises, environ 35 M EUR par la Commission européenne et le reste par les pays donateurs, au rang desquels l’Allemagne, la Belgique, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse, les Etats-Unis, l’Autriche, le Danemark, la Grèce, la
France, l’Espagne, la Norvège et la République tchèque.
Cet « énorme effort supplémentaire » a été pris à l’occasion d’une réunion des bailleurs de fonds du processus électoral en RDC, co-présidée par la Commission européenne et les Nations-Unies, précise la Commission dans son communiqué.
En décembre, la communauté internationale avait déjà annoncé une contribution de 138 M EUR. Plus tôt dans la journée, la Commission a confirmé qu’elle participerait bien à cette première tranche d’aide à hauteur de 89 M EUR.
Cette contribution totale de 131 M EUR est l’aide financière la plus importante jamais octroyée par Bruxelles à un processus électoral.
Le commissaire européen au Développement, Louis Michel, s’est félicité des progrès prometteurs enregistrés à ce jour dans l’organisation des élections, « les premières libres et transparentes en RDC en 40 ans, un événement historique qui permettra de jeter les bases de la reconstruction morale et
matérielle du pays ».
« Avec les efforts de la commuanuté internationale, les dépenses qui sont faites, les efforts de la Commission européenne, il serait impardonnable que le processus échoue », a ajouté le commissaire.
La République démocratique du Congo est engagée depuis juin 2003 dans une transition politique initiée après de cinq ans de guerre et qui doit conduire d’ici juin 2006 à des élections générales. A plusieurs reprises, la Commission a indiqué que le bon aboutissement de cette transition était l’une de ses priorités politiques.
