Qu’est-ce que le pouvoir? Devons-nous nous soumettre à l’autorité instituée? Sommes-nous obliger de subir le diktat de ceux qui se prétendent pouvoir politique, même s’ils sont incompétent ou nous mène pertinement dans le gouffre? N’est-ce pas notre droit de resister?
Pourtant le pouvoir pris comme la capacité de faire quelque chose, d’accomplir une action, de produire un effet; nous l’avons tous. Chaque homme ou femme a ce pouvoir sur les matières qui le concerne personnellement, ou son environnement.
De même le pouvoir pris dans le sens de l’autorité, la puissance, de droit ou de fait détenue sur quelqu’un ou quelque chose. Nous l’avons aussi tous sur nous même d’abord, nos enfants ensuite, et notre environnement proche et nous pouvons le deléguer VOLONTAIREMENT à une tierce personne ou un groupe des personnes.
Et enfin le pouvoir pris aussi dans le sens de l’autorité instituée, gouvernement d’un pays. Ce pouvoir là nous ne pouvons l’avoir tous, mais c’est nous qui sommes sensés l’attribuer à ceux qui l’exercent en notre nom. Quelqu’un peut l’usurper, s’imposer à nous, mais nul n’a la capacité de nous arracher les 2 autres types de pouvoir cités ci-haut qui d’après moi sont les plus importants.
Tant que le Congolais ne prendra pas conscience qu’il est détenteur des 2 premiers types de pouvoir que j’ai cité ici, il subira toujours le 3ème type de pouvoir càd le pouvoir politique.
La dictature est la conséquence du manque d’exercice de leur pouvoir naturel par les citoyens d’un pays. Un état dont les habitants sont conscients et jaloux de la part de pouvoir naturel qui leur reviens ne subit pas de dictature car la résistance est à la mesure de cette conscience.
Au Congo même si un démocrate prend le pouvoir aujourd’hui, je crainds que le comportement du peuple à son egard en fasse un dictateur. Il y a des exemples dans les associations, les Eglises et syndicat, où quand on a un dirigeant qui fait correctement son boulot, les gens ne veulent plus qu’il parte à la fin de son mandat. « Puisqu’il le fait si bien pourquoi faut-il qu’il parte? »
Avec l’âge des lumières les peuples d’Europe ont pris conscience que c’est par la vénération et l’admiration des rois que ceux-ci leur ont arraché le fruit de leur labeurs sous-forme d’impôts pour mener la grande vie et effectuer des travaux de prestige personnelle, en les laissant croupir dans la misère. Cette prise de conscience engendrera les grandes révolutions que ce continent a connu.
Pour que le Congolais sorte de la position de victime à celui d’homme libre et conscient, il faut qu’il exerce le pouvoir primaire dont il est doté par son Créateur, celui d’accomplir des actions qui produisent des effets dans sa vie d’abord et dans son environnement directe. Et le pouvoir qu’il a d’accepter ou de refuser un dictat venant d’en haut qui ne va pas dans le sens de ses choix. Car tout est là; sommes-nous obligé de travailler sans salaire, alors qu’il y a moyen de consacrer ce temps à produire des effets positifs pour notre vie, en cultivant, en commerçant, en écrivant, en dessinant des tableaux, en bâtissant, en offrant nos services contre rémunération à ceux qui sont capables de nous payer?
