Deuxième tour des élections en RDC
Comme aux Philippines et à Madagascar : seule la rue tranchera 1441

La proclamation des résultats du deuxième tour des élections en République Démocratique du Congo ramène ce pays à la bipolarisation désastreuse d’hier, résultante, comme toujours, non pas de la volonté de ce peuple analphabète, mais pas du tout bête qui s’est dignement rendu aux urnes à deux reprises ; mais plutôt de cette même communauté internationale dans sa volonté manifeste de vouloir s’attribuer la source de légitimité de tout régime qui s’établirait sur ce sol voulu terre de libre commerce et d’enrichissement pour les autres nations mais de libre et volontaire renoncement au bonheur du peuple riche de cette terre.

Contrairement à ce qu’on a voulu nous faire croire, les élections avec les résultats proclamés en toute précipitation et immédiatement contestés par l’UN à laquelle s’associe l’Eglise catholique soucieuse de la vérité des urnes ont eu un accueil mitigé au-delà du silence et du calme apparents que certains officiels veulent faire passer pour la conséquence d’une situation sous contrôle.

Personne ne peut prédire ce que sera le Congo de demain après ces élections qui viennent de créer plus de problèmes que d’en résoudre.

Les péripéties d’une auto proclamation programmées des résultats

Il est intéressant de voir comment la CEI et la communauté internationale qui accompagnaient ce processus du deuxième tour ont procédé pour arriver à l’auto proclamation des résultats.

La ruse de la confiance qui endort l’adversaire

Dans un premier temps, il a été question de rassurer la communauté internationale et tous les Congolais du caractère transparent des élections. L’acceptation visiblement à contre cœur d’organiser un second tour a été vite transformée en volonté de jouer le jeu démocratique. Le second tour en soi était devenu avant même son organisation une expression de la volonté de la MONUC et de la CEI d’organiser des élections libres et transparentes.

Dans un second temps, il était question de redorer le crédit confiance de l’abbé président. Ceci est passé par le toilettage des listes, par l’organisation des réunions conjointes avec les représentants des deux candidats. C’est l’époque où un représentant de l’UN fera une déclaration qui rassurera les organisateurs de la grande manœuvre électorale en RDC. Je ne sais pas si certains parmi nous se rappellent encore de la fameuse déclaration au sortir d’une de ces concertations : « cette fois-ci, l’abbé a mis sa soutane » sous entendant sans doute qu’il était redevenu honnête et crédible !

Une fois la confiance restaurée auprès des représentants de la partie rivale au candidat qu’on tenait à faire passer, la suite ne fut que des tours de passe-passe pour les maintenir ou mieux les endormir dans cette situation de « bonfiance » : promesse ferme d’examiner les résultats ensemble progressivement jusqu’à la publication, déclaration commune apaisante au sortir de chaque réunion pour préparer l’atterrissage.

C’est donc dans cette atmosphère que l’UN ne fera pas suffisamment attention aux travaux de ces quelques démographes étrangers et nationaux, spécialistes en manipulations des données statistiques au nom d’une science sans conscience ni apport pour notre nation. Aussi toujours aveuglé par la ruse de ce climat de confiance et de clarté, les membres de l’UN n’ont pas vu venir la fraude qui se profilait à l’horizon avec le bourrage des urnes pour justifier ce taux de participation élevé à l’Est alors que tous les observateurs s’accordaient à dire qu’il avait été faible.

Les couacs dans la manœuvre

La machine de la fraude de la CEI et de la communauté internationale semblait bien huilée. Néanmoins, elle avait quelques sérieux problèmes quant à l’application concrète de certaines manoeuvres. Il n’était pas possible de ne pas user de certaines pratiques anti-démocratiques sans que ce peuple éveillé ne les décrie.

On a vu ce peuple mourir devant un bureau de vote parce qu’ayant détecté une fraude. Il fallait aussi compter avec cette présence gênante d’une presse audio-visuelle qui ne ratait pas une seule occasion de mettre à nu toute manœuvre pas très catholique. Que dire de tous ces leaders d’opinion dont les nombreuses prises de parole perturbaient le processus tel que voulu par les grands chefs qui orchestraient la manœuvre, etc.

Toutes ces questions ne pouvaient pas être réglées sans effets collatéraux. Aussi la HAM devait constamment se mouiller en sanctionnant les uns et les autres ; juste question de les mettre hors d’état de dénoncer les grandes manœuvres. Les coups bas contre les organes de presse de l’autre camp sont tolérés. Il sera juste question de les dénoncer et de les condamner avec fermeté. Mais les résultats attendus par ces nombreuses coupures du signal, sabotages, incendies et autres pannes techniques seront cyniquement atteints.

Par ailleurs comment assurer le bourrage des urnes avec tous ces observateurs tant nationaux qu’internationaux dans les coins et recoins des bureaux de vote ? En toute hâte, il faut utiliser le vote par dérogation qui malheureusement doit impliquer des catégories de personnes non concernées par cette pratique. Mais on compte sur la distraction et la complicité des observateurs tant nationaux qu’internationaux pour faire passer la couleuvre.

Mais au-delà de toutes ces questions, il restait celle de la proclamation des résultats. Comment encadrer un peuple qui risquait, du moins à Kinshasa, d’exploser tout simplement parce que les résultats que l’on se proposait de présenter ne correspondraient pas à la vérité des urnes ?

Nous n’avons sans doute pas étés très alertes en tant que peuple. Et nous n’avons pas réalisé que les évènements du 20, 21 et 22 étaient une répétition générale. Les Congolais et les Kinois, en particulier, devaient rester à la cité et toute la tactique devait consister à les maintenir dans leurs réserves comme lors de l’Apartheid de triste mémoire en Afrique du Sud ! Etrange comme l’Occident répète l’histoire de la déshumanisation des nègres et cette fois avec la complicité de certains fils illustres d’Afrique.
La grande inconnue

* L’Eglise catholique

Dans cette manœuvre électorale où l’on compte faire taire la vérité des urnes, il faut compter sur l’appui de l’Eglise catholique. La manœuvre ici a consisté d’abord à négocier avec les hauts dignitaires de cette église tant à Kinshasa qu’à l’intérieur de ce pays malheureusement trop catholique au goût des libéraux athées qui dirigent le monde.

Devant la résistance de ces prélats, on n’hésitera pas à utiliser l’arme de la division. C’est la grande période de l’Eglise catholique de l’Ouest et de l’Est ; ou encore de la mise en minorité de l’Eglise catholique dans une de ces institutions de façade qu’est la conférence des chefs de confessions religieuses ; sans oublier ces interventions souvent folkloriques d’un de ces nombreux princes de nos nouvelles églises de réveil accoutré d’une tenue d’évêque à la télé juste le temps de semer le trouble dans l’esprit des chrétiens catholiques. Dieu merci personne ne s’y trompe. Souvent leur tenue vestimentaire et leur prise de parole ne reflètent nullement ni la présence physique ni encore moins la formation des princes de l’Eglise catholique du Congo.

Il faut donc faire quelque chose avec cette église qui suspend sa volonté de la vérité des urnes comme une épée de Damoclès sur la tête des spécialistes de la tricherie et autres manipulations électorales qui vont de pays en pays offrir une meute d’experts qui n’a d’expertise que la couleur de sa peau ou son caractère étranger.

* L’existence des bureaux parallèles de compilation

Alors que l’on comptait sur le silence de ces bureaux ; alors que tout semblait baigné dans l’huile avec la proclamation tendancieuse des résultats par circonscription ; voilà que l’UN annonce les résultats de ses dépouillements. Au même moment, l’Eglise catholique par l’entremise de l’archevêque de Kinshasa hausse le ton et rappelle sa volonté de n’accepter que la volonté des urnes. Visiblement, cette déclaration sème le doute car cette église n’a pas l’habitude de parler sans preuve. C’est qu’elle aussi détient la vérité des urnes. Que se passera-t-il si elle aussi se jetait à l’eau et publiait les résultats, les vrais, confirmés sans doute par plusieurs sources ?

Il fallait donc faire vite au prix de ne plus respecter les accords conclus pour une publication concertée des résultats. De toutes les façons rien n’était sincère dans ces accords basés, comme hier, sur une culture de gentleman agreement qui a roulé Tshisekedi dans la farine au sortir de Sun City ou encore Ruberhwa et tant d’autres Congolais animés de bonne foi en politique. Tout n’était que manœuvre et ne pouvait être respecté que dans la mesure ou le partenaire incrédule continuait à ne rien voir. Dès qu’il avait ouvert les yeux avec l’appui d’une église catholique capable de mobiliser tout ce pays, il devenait impérieux de passer au second plan de cette stratégie de fraude électorale. Mais comment faire pour maintenir ce peuple qui va certainement exploser particulièrement dans la ville de Kinshasa ?

* La réaction du peuple

Alors qu’on l’attendait dans les rues de nos nombreuses villes manifestant avec violence afin de justifier tout le déploiement militaire qui accompagnait une proclamation sans couleur des résultats du second tour, notre peuple a décrété une ville morte. Le peuple est resté chez lui, révolté, médusé mais se contenant. Certains affirment que ce ne sont que les villes de l’Ouest qui ont connu ce climat morose alors qu’à l’Est c’était la fête ! Ridicule affirmation car tout le monde sait que même à l’Est notre peuple est démuni au point où les lieux sélectifs où l’euphorie a été organisée n’ont plus eu le caractère rassembleur de la période d’avant les élections !

Ridicules étaient aussi toutes ces troupes de l’EUFOR, de la MONUC et autres aux camouflages qui cachaient leurs réelles identités. Tous ces hommes en armes se sont trompés de jour et de méthode. Quel gâchis financier en carburant et en énergie ce jour là. Il fallait sans doute faire ce déploiement pour éviter les scènes de pillages et les guerres ethniques qu’offre l’Afrique en pareille circonstance et qui sont souvent dans l’imaginaire collectif des beaucoup d’Européens! Mais malheureusement, ces troupes fortement armées n’ont eu droit qu’à quelques enfants de rue, rescapés de la déportation en Sibérie congolaise, à qui l’on aurait comme demandé officiellement de jeter quelques cailloux pour avoir les images de violences atroces à envoyer au monde et qui justifierait la présence coûteuse de ces différentes forces en terre congolaise.

Imprévisible, le peuple congolais souffre sa douleur dans un de ces silences qui annoncent l’orage. Car comme l’a si bien dit Mgr Desmond Tutu récemment, il faut être fou pour croire que rien ne se passera au Congo ! Notre peuple n’acceptera pas de se faire baiser comme hier. Il se rappelle de manière vive qu’hier c’était Lumumba, Tshombe, Tshisekedi et aujourd’hui Jean Pierre Bemba. Ceux que notre peuple élit sont toujours exclus du pouvoir au profit de ceux qui se présentent comme protecteurs des intérêts étrangers.

* L’attitude de Jean Pierre Bemba

Une certaine communauté internationale l’a vite présenté comme un fou. Et les Congolais ont répondu que le fou quand il appartient à votre famille, il est fils de cette maison. Et puis toutes nos traditions sont pleines de ces récits de fous qui ont sauvé le village !

On a cru qu’il allait lâcher sa « horde » de militaires pour semer troubles et désolations à Kinshasa. Mais, encore une fois, il les a surpris en se confiant à la Cour Suprême de Justice. Il le fait sans doute sans conviction lorsque tous nous savons combien de fois nos hommes et femmes de lois ont ratés les occasions de dire le droit en âme et conscience afin de retrouver leur place au sein d’une communauté avide de vérité.

Mais qu’importe, le président de l’UN veut pousser la communauté internationale jusqu’au bout de sa turpitude afin de prendre l’humanité toute entière à témoin. Il attendra calmement le verdict de la Cour Suprême. Au-delà de la Cour, il restera légaliste et se référera à la volonté de son peuple, celle de voir la vérité des urnes rien que la vérité triompher. Et notre constitution prévoit d’autres mécanismes à portée de notre peuple pour dire son « NON » collectif.

C’est au fil de ses manifestations que notre peuple dans son entièreté comprendra la duperie et la méprise dont on veut astucieusement qu’elle soit victime.

Au-delà de la Cour Suprême : le schéma philippin doublé du malgache

La suite du processus électoral qui se dessine comme une seconde lutte pour notre indépendance dépendra du courage de nos leaders de l’opposition, de l’Eglise catholique du Congo et du peuple congolais.

L’Eglise catholique du Congo

Voici venu le temps d’une Eglise catholique prophétique dans notre pays. Tout en félicitant cette Eglise pour le travail de conscientisation réalisé dans notre pays, nous devons reconnaître que le moment est venu pour notre Eglise de se mettre résolument au côté de ce peuple meurtri du Congo. C’est maintenant que l’Eglise peut mettre fin aux mensonges originelles qui d’années en années ont bâti de fausses légitimités qui laissent nos dirigeants à la merci de ceux qui leur ont assuré manipulations, tricheries et autres ruses pour accéder au pouvoir. C’est aujourd’hui que nous attendons de notre Eglise une action prophétique de la trempe de celle de l’évêque de Manille qui a osé affronter les officiels de Marcos pour proclamer les véritables résultats des élections aux Philippines et conduire ainsi Madame Aquino au pouvoir.

Notre Eglise doit prendre son courage et proclamer la vérité des urnes qu’elle a entre ses mains. Sinon ses prises de position courageuse de toute son histoire ne seront que maquillages pour se donner bonne conscience et sauver sa peau et non la vérité. Notre Eglise est appelée à ne pas crucifier la vérité. Mosengwo, Etsou, Tshibangu, et autres pourront-ils franchir le rubicond de la libération de leur peuple ?

Comme à Manille, le peuple à Kinshasa attend que les princes de l’Eglise catholique nous invite pour, du haut de la chair de vérité, annoncer la vérité des urnes et mettre fin à toutes ces années de mensonges, de ruses et de manipulations.

Le peuple

Dans la foulée de cette annonce, le peuple agira dans la non violence pour encore une fois surprendre et MONUC et EUFOR dans leurs attentes de violences gratuites qui justifieraient une répression sanglante. Seules les manifestations pacifiques, non violentes, de rue feront pression sur toute la communauté internationale pour respecter la volonté des urnes de notre peuple. C’est pour éviter ces manifestations que toutes ces forces tant nationales qu’étrangères nous effraient. Mais en plein 21ème siècle, notre peuple et notre église trouveront suffisamment de solidarité pour l’accompagner dans cet acte de dignité. Notre peuple ne doit pas avoir peur. Les manifestations pacifiques sont constitutionnelles !

Les leaders politiques du Congo

En cette période, ils devront faire preuve de beaucoup de solidarité entre eux. Ils devront être sincères entre eux et surtout avec le peuple. Tout le mode le sait, nous entrons dans la période des grandes promesses et sollicitations qui, pour devenir Premier Ministre ou mieux Sinistre , ministres, ambassadeurs, etc. Le peuple ne leur pardonnera aucun acte de trahison ni aucune compromission. Des arrangements de dernières minutes qui se feront sur le dos de ce peuple meurtri au nom d’une fausse paix annonciatrice de notre éternelle exploitation, ne seront pas acceptés par ce peuple.

Que les politiciens se le disent : si le peuple se retrouve dans la rue à la proclamation des résultats par l’Eglise catholique, le peuple le fera avant tout pour mettre fin à ces hold up électoraux que des peuples doivent accepter au nom d’une démocratie qui tue la vérité et ne donne par conséquent aucune chance de mettre fin à la corruption ni à l’impunité. A ce stade, monsieur Jean Pierre Bemba, le combat dépasse la seule victoire électorale d’une personne.

L’EUFOR , la MONUC et la Police Nationale Intégrée

Ces différentes forces de l’ordre déployées dans la ville vont devoir relever le défi de la démocratie face aux manifestations de rue qu’accompagnent pareille situation. Jusqu’à ce jour le déploiement de ces forces semble jouer sur les muscles décourageant toutes velléités de la part de la population. Ces forces s’attendent sans doute à des manifestations violentes. Notre peuple n’ira pas sur ce terrain comme il l’a si bien démontré jusqu’à ce jour sauf désespoir total de dernière minute alors on sera dans le schéma du suicide collectif dont les attitudes d’acceptation courageuse et rageur se font entendre dans les tréfonds des quartiers populaires.

J’insiste, notre peuple n’ira pas sur ce terrain et invitera ces différentes forces à prouver leur caractère républicain en encadrant des manifestants pacifiques, non violentes et actives qui durant des jours, des semaines et sans doute des mois réclameront sur la place publique que vérité soit rétablie. Ce sera le dernier défi que cette démocratie naissante aura à affronter. C’est à partir de la gestion de cette nouvelle crise de légitimité créée par des élections qui étaient censées unifier notre pays que notre peuple jugera la sincérité de la communauté internationale. Messieurs, dames de la MONUC, de l’EUFOR, du CIAT et de toute la communauté internationale à travers diverses chancelleries et autres instances, vous avez encore du pain sur la planche. Le Congo profond vous retiendra aussi longtemps que vous ne l’aurez pas rejoint dans le défi éthique que posent vos élections tronquées.

J’espère que vous vous en êtes rendus compte. L’abbé Malu Malu et la CEI , en ce qui les concernent ont vite fait le Ponce Pilate. Il ne reste plus que la Cour Suprême de Justice. Ne soyez pas surpris, elle fera de même et vous laissera seuls gérer la suite car vos complices dans cette entreprise n’ont pas envie de se mouiller jusqu’au cou pour ne pas vivre un exil doré dans l’enclos sans vie du Grand Hôtel ou du Memling.

En guise de conclusion

Notre peuple ne doit pas baisser les bras. Comme les autres peuples opprimés, il dispose aujourd’hui d’un leader qu’il s’est créé lui-même lorsqu’un beau jour il décida de l’accueillir dans une ville en délire et dans un stade plein à craquer pour lui arracher le sermon de fidélité au peuple : « jamais ! Jamais, je ne trahirai mon peuple ! »

Comme les autres peuples meurtris de cet univers, notre peuple a eu droit à son élection truquée prélude des grandes manifestations pacifiques qui, partout ailleurs ont pu bénéficier de l’appui de tous ceux qui en ont marre que le monde soit dirigé à coup de mensonges assassins. Notre peuple ne sera pas seul dans ce combat même si une certaine presse internationale s’efforcera de nous transmettre le message du déjà accompli et de l’acceptation de la fourberie pour ensuite nous dire, sans détour, que nous sommes responsables de notre propre décision libre d’accepter d’avaler la couleuvre.

Comme les autres peuples déshumanisés du monde, nous avons aussi droit à un déploiement de forces militaires nationales et internationales, régulières et mercenaires pour nous empêcher d’exercer notre droit constitutionnel de rejeter un élu dont le fondement est la manipulation, la ruse, le mensonge et la tricherie, et qui partant, ne nous donne aucune opportunité de bonne gouvernance ni chance de combattre et corruption et impunité.

Comme tous les autres peuples infantilisés du monde, nous avons au bout de ce long processus un leadership ecclésial, désormais décidé à ne dire que la vérité des urnes et rien que la vérité au prix de sa vie et pour le bonheur de tout un peuple. D’ores et déjà ce leadership religieux a la reconnaissance de ce peuple qu’il a patiemment conscientisé et qui l’appuie dans son combat pour ne pas crucifier la vérité.

Comme tous les autres peuples en souffrance du monde, Dieu est avec nous et plus rien ne nous arrêtera dans notre combat pour plus de dignité et surtout pour plus de respect du vote de ceux que les maîtres de la métaphore « démocratie » considèrent comme des va-nu-pieds, indignes d’une démocratie humanisante.

Debout Congolais dans le respect des uns et des autres pour une longue série d’actions constitutionnelles non-violentes mais actives et déterminantes. L’avenir de notre nation l’exige.

Thierry Nlandu Mayamba
Consultant en Développement Organisationnel
Professeur à la Faculté des Lettres
Université de Kinshasa
République Démocratique du Congo
thierrynlandu@yahoo.fr

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to Top