Les élections n’ont pas pour but d’informatiser l’administration. Les élections n’ont pas pour but de recenser la population du Congo. Les élections n’ont pas pour but de doter le Congo des routes. Les élections n’ont pas pour but de réduire le chômage au Congo en donnant du travail à des jeunes universitaires Kinois…
Il est aberrant qu’on lance le processus électoral par le test du matériel électronique, sensé permettre l’enregistrement d’électeur au travers de toute la république. Avec des telles inepties, nous n’aurions pas assez de notre vie avant de voir les élections se dérouler dans notre Congo démocratique.
Le vote c’est quoi ?
Voter consiste à inscrire sur un bout de papier son choix et le glisser dans une boîte scellée. En amont il faut s’identifier, en aval à l’heure du clôture des votes, les assesseurs (volontaires de la communauté), sous le contrôle des candidats (à travers leurs témoins) et de la communauté (par la presse), ouvrent la boîte et procèdent au décompte des bulletins de votes (les papiers que chaque électeur a glissé dans la boîte). A la fin ils rédigent un rapport et proclament les résultats pour leur bureau de vote.
Dans toute cette procédure je ne vois pas où interviendra l’électronique, dans un pays pauvre, ou l’électricité est un problème. Je ne vois pas pourquoi doit-on recruter des jeunes gens pour une opération d’un jour. Alors que l’on peut utiliser des volontaires.
Comme le peuple exige les élections, il faut qu’il les fasse lui-même. Le rôle de la CEI est d’imaginer une procédure de vote simple, pratique et peu coûteux. La prétention comme quoi toutes ces précautions ont pour but d’éviter les tricheries ne tient pas. L’électronique dans le cas des élections ne garanti pas l’infaillibilité du processus. Les bulletins physiques sont plus faciles à contrôler que les bulletins virtuels. La centralisation du système est sa principale faiblesse. Il suffit d’introduire un petit bug dans le programme pour fausser les résultats. Il suffit d’un sabotage des câbles électriques pour empêcher les élections…
La France ne fait pas de vote électronique, l’Amérique non plus, la Belgique et la Hollande le font de manière expérimentale… Les sociétés qui nous vendent le système, sont pourtant Français, sud Africain… Pourquoi n’expérimentent-ils pas ces supers systèmes chez eux ?
Toute cette agitation autour de l’électronique, n’est qu’une grosse arnaque cousue de fil blanc destiné à distraire le peuple, à voler l’argent et à faire traîner les choses, sans oublier la tricherie. Exactement comme en installant le gouvernement, il se préparait déjà à la prolongation de 2 fois 6 mois.
La solution
Le vote, pour être efficace, doit être local, par quartier, ou village. Les agents enregistreurs doivent être des citoyens ressortissants du quartier. Ils travailleront sur une base volontaire. Ils seront épaulés par les autres membres de la communauté, les associations… En cas de litige, des vérifications seront faite directement au domicile de l’électeur pour vérifier sa résidence.
La procédure d’enregistrement doit se faire au maximum une semaine ou 2 avant le vote. Cet enregistrement se fera manuellement. Chaque citoyen souhaitant participer au vote devra se déplacer vers le bureau d’enregistrement.
Après son enregistrement, le citoyen reçoit un document manuscrit avec son nom et son numéro d’électeur, qui ne sera que son numéro d’ordre dans la liste électorale. C’est seulement à la présentation de ce bout de papier là que la personne pourra voter. Une fois qu’elle se présente au bureau de vote, les assesseurs vérifient la concordance entre le numéro de la liste électorale et le numéro inscrit sur la carte d’électeur (bout de papier avec numéro et nom). Si les deux correspondent, l’assesseur récupère.
Le jour de vote ceux qui se sont enregistrée viendront voter avec leur carte d’électeur numéroté. Chaque candidat a un numéro, l’électeur choisira le numéro qui correspond au candidat de son choix. Il le marquera sur une feuille blanche. Ainsi il n’y a même pas besoin d’imprimer des bulletins de vote, car cela coûtera encore de l’argent et sera une excuse pour encore perdre le temps et tricher.
Les élections existent depuis la nuit des temps, nous allons faire les notre selon nos moyens sans artifices. Les prochaines iront mieux si les moyens sont meilleurs.
Chaque bureau de vote publiera ses résultats et en transmettra une copie au ministère de l’intérieur et au CEI. Le vainqueur des élections sera celui qui capitalisera les plus des victoires par bureau et le plus des voix. Et l’information peut être transmis par tous les moyens disponibles, allant du tam tam à la phonie, au Gsm, à l’Internet et par route.
