Communiqué :Expulsion des congolais en Grande Bretagne 1639

Paris, le 01 /03/ 2007 – L’APARECO s’insurge contre les déportations massives des congolais de la diaspora vers la zone de non droit qu’est la République (dite) Démocratique du Congo.

L’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) déplore l’expulsion vers la RDC de dizaines de congolais en date du 26 février 2007 par le gouvernement britannique .Cette décision s’avère à la fois irrationnelle et précipitée au vue de tous les rapports de l’ONU et de différentes ONG de défense des droits de l’homme qui prouvent que la RDC reste une zone de non droit où la corruption et l’arbitraire ont remplacé la Justice et l’Etat de Droit.

L’APARECO dénonce, la rafle de ces familles congolaises en vue de leur déportation vers un Congo moribond où aucune structure d’accueil n’est prévue pour elles, et s’inquiète du sort qui leur sera réservé à leur arrivée dans un pays où l’on ne compte plus le nombre de geôles mises en place pour mieux répondre aux résultats de nombreuses arrestations arbitraires qui ne cessent d’augmenter. L’APARECO s’interroge sur les possibilités qui ont été proposées à ces familles de demander asile éventuellement dans un autre pays plutôt que de les envoyer dans « la gueule du loup » alors que certaines d’entre elles s’estimaient en danger en République Démocratique du Congo.

L’APARECO note que les précautions de santé élémentaires pour voyager vers des pays tels que la RDC obligent n’importe quel voyageur averti à suivre une cure préventive avant de voyager pour se protéger de certaines maladies endémiques comme le paludisme. Or, de toute évidence ces personnes que l’on a ramassées au petit matin, comme du bétail, se sont vu refuser même le droit de se protéger eux ainsi que des enfants en bas âge qui seront probablement les premières victimes des conditions sanitaires déplorables de la RDC. Car si jamais l’un de ces déportés était amené à être transfusé ce qui peut arriver lors de forte crise de paludisme , l’ONU SIDA nous apprend que 80 % du sang transfusé en RDC est contaminé par le VIH !.

L’APARECO estime particulièrement révoltant, injuste et traumatisant que des enfants soient arrachés en pleine année scolaire, sans tenir compte des conséquences psychologiques, pour être livrés ainsi que leur famille, à la merci d’un régime amoral et criminel qui a décidé dernièrement de négocier et de réhabiliter le général dissident Nkundabatware (avec ses hommes) un criminel et un violeur notoire de femmes et d’enfants congolais de l’Est de la RDC. Et ce, en dépit du mandat d’arrêt international lancé contre celui-ci. Les différents rapports de l’Onu, des ONG tel que HRW, Amnesty Internationale pour ne citer que celles là, attestent largement des « Etats de service » de ce criminel allié et complice de Joseph Kabila.

Les autorités britanniques ne doivent pas se fier au fait que le nouveau gouvernement congolais ait décidé de créer un prétendu ministère réservé à la diaspora congolaise. Ce gouvernement, qui a exclus scandaleusement la diaspora congolaise du dernier processus électoral, n’a que faire de tous ces congolais sur laquelle sa machine répressive n’a aucune emprise.
Ce département réservé à la diaspora vise en priorité à étouffer, par tous les moyens, ceux qui s’opposent à Joseph Kabila à l’extérieur du pays, et il n’est en réalité qu’une antenne extérieure de l’agence de renseignement congolais (l’ANR).

En République Démocratique du Congo la liberté d’opinion est devenu un délit passible de la peine de mort. L’arrestation de l’avocate Marie Thérèse Landu, candidate aux élections présidentielles, est éloquente à ce sujet. Cette mère de famille, militante infatigable pour la Paix, est détenue depuis trois mois dans des conditions déplorables où on lui refuse même le droit de se soigner, la livrant de temps en temps à des parodies de procès pour une parodie de justice qui n’en finit plus.

L’APARECO demande donc que cesse ces expulsions de congolais vers ce pays que Joseph Kabila a transformé en quelques années en véritable mouroir, au rythme de près de 40 000 morts par mois rien qu’à l’Est de la RDC (source IRC), pendant que l’armée qu’il était sensé remettre sur pied continue à terroriser la population et s’est permise les 31 Janvier et 1er février derniers – sur instruction du chef de l’Etat en personne- de tirer des obus (!) sur une foule de manifestants réunis pour dénoncer la corruption qui gangrène l’Etat congolais. Un acte d’une barbarie inouïe qui ne pouvait que justifier son absence au dernier sommet Afrique – France organisé dans la ville de Cannes quelques jours seulement après ce crime.

Au vue de tous ces éléments , renvoyer des congolais vers la République dite Démocratique du Congo contre leur gré, à la merci d’un des pires régimes dictatoriaux d’Afrique s’avère être un acte particulièrement cruel , cynique et absolument injuste.

L’APARECO appelle le peuple britannique à ne pas se rendre complice de tels actes inadmissibles pour tous les hommes et toutes les femmes épris de Paix et de Justice. Les autorités britanniques qui savent que la RDC est loin d’être devenu un Etat de droit viennent néanmoins de sacrifier des personnes innocentes pour essayer de masquer la grosse bourde que représente le processus électoral inacceptable aux yeux de n’importe quel citoyen britannique, mais que eux ont cautionné en RDC .Celui-ci a permis d’imposer à la tête du pays un étranger qui a déjà participé à différents assassinats celui de plus de 200 000 réfugiés hutus rwandais sous les ordres de James Kabarebe dans les camps de réfugiés de Tingi-Tingi, Saké , Mugunga, etc.… , celui de nombreux officiers congolais, sans compter les 5 millions de congolais qui sont morts à cause d’une guerre au cours de laquelle il a été particulièrement actif , tantôt sous l’uniforme des troupes rwandaises , tantôt sous celle de l’armée congolaise avec les troupes de l’AFDL . La liste des méfaits de ce nouveau clone du « Roi d’écosse » africain ne fait malheureusement que s’allonger.

L’APARECO invite vivement les autorités britanniques à ne pas renouveler ce type d’actes qui tendraient à les rendre complices du régime autoritaire de la RDC et recommande que l’actuel ambassadeur de Grande Bretagne en RDC soit mandaté afin de se rendre compte des conditions dans lequel le retour de ces malheureux congolais se déroulent. En effet les mauvais traitements, incarcérations, ou disparitions dont ces congolais déportés pourraient être victimes en particulier la vingtaine d’enfants qui ont fait l’objet de cet acte cruel, engageront la responsabilité de la Grande Bretagne.

Il y a lieu de s’inquiéter car des informations alarmantes nous apprennent déjà que certaines des personnes expulsées ont été conduites à Kin mazières pour y être « interrogées », pendant que d’autres devaient payer de fortes sommes avant d’être libérées .

L’APARECO suivra de près par ses services basés en RDC, le traitement réservé à ces familles déportées pour tenir l’opinion internationale valablement informée sur leur sort.

Pour le Président National de l’APARECO,
Candide OKEKE,
Conseillère Principale
Chargée des Relations Publiques, de la Mobilisation et de la Planification

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