Communique de UNIC suite aux évenement du 22 et 23 mars dernier 1704

Le sang qui a coulé à Kinshasa le 22 et 23 mars dernier n’a laissé que très peu de gens insensibles. Surtout quand on pense que c’est une guerre inutile, puisque le pays vit sous occupation d’une partie de son territoire par son voisin du sud.
Mr George Alula, président du mouvement de l’Unité Nationale et Intégrité du Congo nous a fait parvenir un communiqué condamnant ces violences. C’est ça qu’on appelle une attitude responsable…

Le mouvement de l’Unite Nationale et Integrité du Congo – UNIC – condamne le recours à la violence au détriment du dialogue à Kinshasa le 22 et 23 mars 2007.

Face aux évènements tragiques qui viennent d’endeuiller, une fois de plus, les familles congolaises à Kinshasa du 22 au 23 mars 2007, « UNIC » condamne l’usage de la force pour régler un problème qui aurait pu être résolu par la négociation et le dialogue entre les parties en présence.

Au moment ou les foyers de tensions menaçant l’intégrité de notre pays a l’est – au Kivu et dans l’Ituri – et dans le Bandundu par une occupation étrangère flagrante d’une partie de notre territoire national, les éléments des FARDC, au lieu de bouter dehors l’armée d’occupation angolaise qui occupe Kahemba, et les forces négatives qui violent, pillent et terrorisent nos populations de l’Est, ont préféré distraire l’attention de notre peuple en lançant une action inutile dont on savait qu’elle allait se terminer par la mort gratuite d’innocents.

Il est temps que les dirigeants de la troisième république adoptent la démocratie comme un principe de gouvernance. Qu’en aurait-il été si le sénat ou le parlement avait commencé par réclamer au sénateur Jean Pierre Bemba le respect de l’injonction faite par le Chef d’Etat Major de l’armée nationale avec la menace de levée son immunité sénatoriale à l’issue d’une négociation qui aurait permis aux différentes parties de trouver un compromis et sauver ainsi plusieurs dizaines des vies humaines ou les affaires commerciales de ceux qui contre vent et marrée, continuent à croire en notre pays et à s’investir pour sa reconstruction.

Devant les dégâts causés par cette décision irréfléchie d’utiliser la force, nous exigeons un plan de dédommagement des victimes, des blessés et la réparation par le gouvernement congolais des tous les dégâts matériels causés aux biens des personnes civiles et morales.

Devant cette dérive de la démocratie naissante, nous invitons ceux qui souhaitent le retour de la paix dans notre pays, d’œuvrer à redonner un signal fort a l’opposition politique pour faire son travail en toute sécurité.

Un régime totalitaire en cours d’installation, telle qu’elle donne les signes, n’est ni le gage ni la garantie de l’incrustation de la démocratie dans notre pays. Nous venons de vivre une longue guerre – avec plus de 5 millions des victimes directes et indirectes – dont les causes sont à chercher dans l’opposition face au système totalitaire en place.
Face à ce risque nous réclamons du gouvernement congolais de veiller au respect de l’état de droit et de l’opposition républicaine. Nous condamnons avec force le recours a la violence au détriment du dialogue qui aurait pu sauver des vies humaines et éviter de retarder le chantier de la reconstruction de notre pays. La démocratie est aussi synonyme de dialogue permanent entre les acteurs politiques – telle est l’essence même des institutions républicaines installées comme le Parlement et le Sénat.
Que dieu bénisse la RDC.

Kinshasa, samedi 24 mars 2007.
UNIC – UNITE NATIONALE ET INTEGRITE DU CONGO

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